Laisserez-vous le destin jouer son rôle ?
 

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 I need to know.

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« Kim Seo Bin » HUMAN ☆ Caste
MessageSujet: I need to know.   Dim 13 Avr - 16:08

I need to know.

Sei Woon & Seo Bin
Le 27 juillet, à 16h50

Depuis quelques jours j'enquête. Je cherche. Je fouille. Et j'ai enfin trouvé. Ce fameux jeune homme est Cho Sei Woon. Il a 26 ans, est avocat et son cabinet se situe au palais de justice. Pourquoi j'ai cherché de telles informations sur cet homme ? C'est très simple. Alors que maître Cho venait récupérer un de ses clients, j'ai entendu ce dernier dire distinctement que l'avocat faisait parti de la Caste. Je bossais sur des papiers, tard, seule dans le commissariat. Je n'ai pas pu m'empêcher de lever la tête et d'observer qui était cet homme. Mais il a disparu bien trop vite. Je n'ai pas réellement eu le temps de l'apercevoir, ni même de savoir autre chose que son nom de famille. Au départ, ça a été dur de le retrouver. Mais il n'existe pas dix mille monsieur Cho qui peuvent se rendre dans un commissariat pour embarquer un suspect. De recherches en recherches, j'ai fini par trouvé. Après dix jours de travail, je suis enfin récompensée. J'attend donc la fin de mon service pour me décider à aller le retrouver. Il faut que je lui parle. J'ai absolument besoin de savoir s'il fait ou non réellement parti de la Caste. Et si je peux y entrer.

Je passe d'abord chez moi pour retirer mon uniforme. Je file sous la douche, laissant l'eau glisser contre ma peau. J'enfile une jupe courte noir, un haut échancré rouge et une veste en cuir. J'assortis le tout d'escarpins. Il fait encore chaud dehors, en ce mois de juillet. Le soleil frappe sur ma peau alors que je hèle un taxi. Mon sac à main rempli, mes colocataires prévenues et mon plan élaboré, je me dirige tout droit vers le bureau de maître Cho. J'avance dans le palais de justice sereine et déterminée, connaissant déjà les lieux. Il m'est arrivé quelques fois de devoir me rendre ici pour diverses affaires. Mais c'est la toute première fois que j'y viens pour moi même. Je monte les escaliers et croise la secrétaire. Je m'appuie sur le comptoir et lui offre un sourire forcée, histoire de faire bonne figure. Après tout, je dois bien paraître polie et agréable.

« Bonjour. Puis-je voir maître Cho ? »

Je sors ma plaque de police et veille à cacher mon nom et prénom. Elle n'y fait pas attention de toute manière.

« Bonjour mademoiselle. Oh... Il n'est pas là pour le moment. Mais je vous en prie, attendez le à l'intérieur. »

Je confirme d'un hochement de tête et entre dans le bureau. C'est un endroit plutôt spacieux. Je m'attarde sur les meubles, avançant lentement dans la salle. J'essaie de faire claquer le moins possible mes talons contre le sol. Monsieur Cho ne s'attend sans doutes pas à me voir ici. Je n'ai pas pris rendez-vous. Je pense que sa secrétaire le préviendra, mais bien trop tard pour qu'il puisse faire demi tour. J'ai absolument besoin d'en savoir plus. Le rencontrer est une chance inespérée. J'ai beaucoup entendu parler de la Caste. Mais mis à part le fait qu'il veulent supprimer le gène twao, je ne sais rien de plus sur cette organisation. Je me déplace jusqu'au bureau de cet homme, puis m'assois dessus, les jambes croisées. Je l'attend, presque innocemment. La porte s'ouvre. Une silhouette se déplace. C'est lui. J'attend qu'il referme la porte avant de laisser mes lèvres s'entrouvrir.

« Bonjour Monsieur Cho. Je ne vous attendiez plus. »

Mon corps glisse doucement du bureau. Je m'avance vers lui d'un pas déterminé et confiant. Quelques mètres nous sépare lorsque je m'arrête. Je le jauge. Une veille habitude de policière. Ou bien d'enfant méfiante. Il ne fait pas son âge. Mais il est plutôt beau jeune homme. Mon sac à main encore sur le bureau, j'avance un peu et tend le bras pour lui serrer la main. Une fois ce geste de présentation fait, je retourne m'appuyer contre son bureau. Un sourire léger s’empare de mes lèvres. Ce n'est pas un sourire faux, mais un sourire bien réel empli de curiosité. J'ai hâte qu'il me révèle tout. Je sais bien qu'il ne le fera pas tout de suite. Il faut tout d'abord que je l'amadoue. Un homme est si faible, finalement.

« Je suis certaine que vous ne vous souvenez pas de moi. Mais je ma rappel très bien de vous. On oublie pas aussi facilement une beau jeune homme comme vous l'êtes. » Je laisse mes lèvres se séparer pour montrer mes dents, me mordille la lèvre de curiosité et les referme. « 17 juillet. Cela vous dit-il quelque chose ? »

Je ne sais pas vraiment s'il va se souvenir de ce jour où il est venu chercher un client et que ce dernier à affirmé que l'avocat appartient à la Caste. Alors j'ai pris le parti de flatter son égo, pour qu'il collabore un peu plus. Je ferai tout pour parvenir à mes fins. Plus rien ne ma retiens. Alors aujourd'hui, je saurai ce qu'est exactement la Caste.


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MessageSujet: Re: I need to know.   Mar 22 Avr - 1:41

- Le 27 juillet, à 16h40 -


Sei Woon souffla doucement, laissant la fumée de sa cigarette envahir l'espace confiné de sa voiture. Son regard se perdit longuement sur les formes vaporeuse qui s'élevaient sous ses yeux, rendant l'instant presque élégant. Il laissa ainsi ses pensées vagabonder dans son esprit, se rappelant parfaitement de la mission que lui avait confiée Kim Do Jun, son supérieur. Honnêtement, plus l'avocat fréquentait cet homme, moins il se trouvait des points communs avec lui. Le dirigeant de la Caste avait beau être l'un de ses cousins éloigné, il était froid, dangereux, et surtout terriblement cruel. Une enveloppe charnelle vide de toute autre émotion que la haine. La haine envers le gêne twao.
Sei Woo n'était pas forcément un homme de bien ; mais il n'était pas non plus un animal au contraire de ses semblables de l'organisation. Il n'avait jamais tué personne, son travail pour la Caste étant beaucoup plus...Bureaucratique. C'était à lui de s'occuper des basses besognes dont Do Jun n'avait plus le temps de se charger. Bien que l'avocat se demandait si sa dernière entrevue avec le séduisant Tae Sung Ki -son patron officiel- n'en était pas la cause. Au fond, peu lui importait. Il devait faire son travail, et rien de plus.
Écrasant le reste de mégot cotre son cendrier, Sei Woon quitta enfin sa voiture, passant une main dans sa chevelure pour coiffer ses mèches rebelles. récupérant sa mallette, il ferma la porte, avant de gravir les marches du Palais de Justice, comme presque chaque jour. Arrivé à l'accueil, il salua la jeune hôtesse d'un sourire en coin, appréciant les rougeurs qu'il provoqua chez cette dernière. L'avocat ne s'en cachait pas, il aimait plaire tout comme il aimait séduire mais ne dépassait jamais la limite du raisonnable dans cette pratique. Question de principe, sans doute. Pour peu qu'il lui ne restait, bien sûr.

Quittant l’ascenseur qu'il avait emprunté quelques minutes plus tôt, il longea son étage jusqu’à' trouvé sa secrétaire, qui l'intercepta au passage après une plie courbette :

« Maître Cho. Une jeune femme désire vous voir, elle vous attend dans votre bureau. »

L'avocat cacha son haussement de sourcil étonné, et esquissa un doux sourire :

« Je vous remercie. »

Il n'attendait pourtant personne. Mais ce genre de rencontre imprévues faisaient parties des aléas du travail d'avocat. S'approchant à pas tranquille de la porte de son bureau, il abaissa la poignée pour pouvoir enfin s'engouffrer au coeur de son lieu de travail.
Il fut surpris de découvrir alors, une jeune femme assise sur son bureau, les jambes élégamment croisées et l'air d'être parfaitement à l'aise en ces lieux. Bien sûr, sa secrétaire l'avait prévenu. Mais une fille si jeune, avec une telle attitude ? Que pouvait-elle bien lui vouloir ?

« Bonjour Monsieur Cho. Je ne vous attendiez plus. »

Sei Woon arqua doucement un sourcil, observant la demoiselle de haut en bas. Ses cheveux coupés en carré court, elle semblait prendre un minimum soin d'elle, sans en faire trop. Une touche féminine discrète qu'elle ne tenait pas à trop exacerbée ? A moins que ce ne soit pour une autre raison qui lui échappait très probablement, malgré sa vivacité d'esprit. Lentement, elle s'approcha de lui d'un pas sûr et confiant, signe qu'elle n'était pas du genre à être facilement manipulable. Ils se jaugèrent un moment, jusqu'à ce que la jolie policière tende la main. Sei Woon n'hésita pas, liant ses doigts autour de la main de Seo Bin pour la saluer poliment, à son tour. Ce n'est pas la surprise de trouver une inconnue dans son bureau qui lui ferait oublier les bonnes manières.
Une fois cela fait, elle s'éloigna pour s'adosser à son bureau, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Elle avait l'air bien confiante, pour une fille si jeune -du moins, elle avait l'air de l'être-. L'avocat regarda la policière de haut en bas, la scrutant du regard à la recherche d'une éventuelle arme. Sans quitter la jeune fille des yeux, avant de souffler d'une voix doucereuse :

« Si j'avais su qu'une jeune femme aussi charmante m'attendais, j'aurais pris la peine de me presser un peu plus. Mais je ne crois pas connaître votre nom. »

Elle ne s'était pas présentée. Elle était arrivée à l’improviste ici, de manière à parler à Sei Woon coûte que coûte, pas vrai ? Et étrangement, l'avocat avait la sensation qu'il devait se méfier d'elle. Sans savoir qu'ils avaient plus en commun que ce qu'il croyait...Mais ce qu'il avait noté, c'est qu'elle avait l'intention de jouer à un jeu qu'il maîtrisait sur le bout des doigts.
Le jeu de la manipulation. Heureusement, Sei se savait doté d'un sang-froid absolu. Alors peu importe ce qu'elle lui voulait, il était prêt à écouter sa requête -mais certainement pas à lui venir en aide si vite, pour peu qu'elle en ai réellement besoin.- Cette fille semblait savoir ce qu'elle voulait. Nulle doute qu'elle devait très bien se débrouiller toute seule dans la vie de tus les jours.

« Je suis certaine que vous ne vous souvenez pas de moi. Mais je me rappelle très bien de vous. On oublie pas aussi facilement une beau jeune homme comme vous l'êtes. »

Gardant une expression insondable sur le visage, Sei Woon observa Seo Bin en silence, l'écoutant tout en réfléchissant, analysant chacun de ses mots. Il avait l'habitude des compliments, et ceux-ci ne l'atteignèrent pas, bien que plutôt flatteurs, elle n'était sans doute pas là pour ça. Elle avait un air curieux, excité, et mystérieux à la fois. Assez atypique en son genre :

« 17 juillet. Cela vous dit-il quelque chose ? »

Sei Woon eut un silence, avant de s'approcher de son bureau d'un pas lent. Doucement, il y posa sa mallette à plat, avant de relever la tête, observant la vitre face à lui, le paysage de la ville s'étendant devant ses yeux. L'avocat avait plutôt bonne mémoire, ce qui lui avait d'ailleurs permis d'accéder à un tel métier, considéré comme plutôt prestigieux en Corée lorsqu'on s'y faisait un nom. Aussi, il se remémora cette journée, cherchant dans sa mémoire à quel moment dans la journée il avait pu rencontrer cette fille, ne serait-ce que de vue. Il se souvenait avoir clos un dossier en se rendant au commissariat pour chercher un client. Ce client bien trop bavard pour son bien, d'ailleurs.

Et puis, le déclic eut lieu.

L'avocat tourna doucement la tête, posant son regard sur Seo Bin. Elle était bien au commissariat ce jour-là, n'est-ce pas ? Sei Woon en était presque certain. Mais ça ne répondait pas à son interrogation silencieuse. Qu'est-ce qu'une policière venait faire dans son bureau sans y être invitée ?
Caressant le bois de la table de ses longs doigts gantées, il s'approcha de la policière, baissant les cils pour l'observer, étant beaucoup plus grand qu'elle.

« J'ai une bonne mémoire. Mais je ne saisis pas vos intentions. »

Il pencha légèrement la tête, un sourire flottant sur ses lèvres :

« Que puis-je pour vous, précisément ? »
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« Kim Seo Bin » HUMAN ☆ Caste
MessageSujet: Re: I need to know.   Mar 29 Avr - 20:45

Sei Woon ne répond pas. Je ne sais pas s'il essaie de se souvenir de mon nom, ou bien s'il tente de se souvenir de moi tout court. Cependant, je dois bien avouer que je serais légèrement déçue qu'il ne se souvienne pas de moi. Non pas pour mon physique ou mes beaux yeux, mais parce que ça voudra simplement dire qu'il n'a pas de mémoire. Qu'il ne sait pas se souvenir d'une révélation importante. Et ne pas avoir de mémoire, pour un avocat, est une grave erreur selon moi. Et puis ça le rendrai beaucoup moins intéressant. Après ce léger silence, il avance dans son bureau comme si rien n'était. Il pose sa mallette, je me contente de le suivre du regard. Pendant un moment, l'avocat observe la vitre face à lui. C'est après un court instant qu'il daigne enfin tourner sa tête vers moi. Il s'avance, presque trop lentement. A proximité de mon corps, son regard se baisse sur moi et je me force à le soutenir.

« J'ai une bonne mémoire. Mais je ne saisis pas vos intentions. » Il penche sa tête. « Que puis-je pour vous, précisément ? »

Je connais cette technique. Pour l'avoir utilisée maintes fois, je sais que la proximité crée l'intimidation. Je pivote sur moi même, faisant face à la vitre. Je laisse mon regard se balader un moment sur le paysage qui se dresse derrière, réfléchissant à la façon dont je vais bien pouvoir lui annoncer la raison de ma présence. Mes doigts courent sur le bureau. Dois-je lui dire directement que je suis venue pour qu'il me parle de la Caste ? Au moins ça évitera de tourner autour du pot. Mais vu la manière dont il a embarqué son client la dernière fois, ça ne ma semble pas être une bonne idée. Et puis pourquoi répondrait-il directement à ma question ? Rien ne la force à m'en apprendre plus sur cette organisation. Il faut que je trouve un moyen de rendre le sujet intéressant. Un moyen de le forcer à m'en avouer plus sans que lui se sente forcé. Comme je l'ai pensé à l'instant, rien ne l'oblige à me dévoiler quoique ce soit. Je sais que c'est une organisation très secrète. Je sais aussi qu'ils veulent éradiquer le gène twao. Mais je ne sais rien d'autre. Je tourne la tête vers lui, le regard confiant et pénétrant. Pourquoi ne pas utiliser mon statut de policière ?

« Bien. C'est plus facile si vous vous souvenez de ce jour. » Je tourne à nouveau ma tête vers la vitre. « Beaucoup d’incendies entraînant des morts ont été signalés ces derniers temps. J'ose prétendre que ce ne sont pas de simple incidents. Je me trompe ? »

Sous-entendu que c'est la Caste qui les a perpétré. Je ne suis sure de rien. D'absolument rien du tout. Je suppose seulement. Je tente de prêcher le  faux pour avoir le vrai. Une technique un peu bancale. Mais c'est toujours mieux que rien. Mes doigts cessent de bouger et je laisse mes main à plat sur son bureau. Qu'est-ce que j'ai besoin de savoir exactement ? Il me semble qu'il faut d'abord que j'en apprenne plus sur l'organisation en elle même. Comment elle agit, quels sont ses membres, comment on peux y entrer, où elle se situe. Des informations que je ne suis pas certaine d'obtenir de sa part. Après tout, il est avocat. Par conséquent il sait garder les secret. Et comme je me suis dit plus tôt, cette organisation est très secrète. Je ne veux pas me jeter dans la gueule du loup sans en savoir plus avant, et je ne veux pas non plus me trouver au bord du précipice parce que je n'ai aps su m'y prendre. Je pivote légèrement vers Sei Woon, avançant d'un pas pour réduire le léger écart qui nous sépare. Je suis obligée de lever la tête pour voir son visage.

« Je pense que vous pouvez m'aider. Ce client qui parlait trop à annoncé une chose plutôt intéressante. Heureusement que j'étais seule au commissariat pour l'entendre. Alors, monsieur Cho ? Ce client avait-il raison ? »

Humectant mes lèvres, je reste stoïque. Je ne montre ni mon impatience, ni la curiosité qui me dévore. C'est l'une des choses que l'on doit faire lorsqu'on est policière: rester insondable. Je n'ai pas le droit de laisser la personne face à moi deviner la moindre de mes pensées. Je pivote à nouveau, incapable de tenir en place. Je me hisse sur la bureau. Vu mon poids il n'a aucune chance de lâcher. J'essaie de montrer que je prend mes aises et que je suis imperturbable. Comme si cet endroit m'appartenait alors que c'est le sien. Au moins, je parais moins petit hissée de cette manière. Je passe ma main dans mes cheveux, cherchant à savoir s'il se rappel ou non de ce qu'à dit le client. Je suis certaine que oui. Il se souvient de ce jour. Et vu les propos de cet homme, l'avocat ne pourra que comprendre ma demande. Mais pas forcément la raison de ma présence. Dois-je faire croire que c'est la police qui m'envoi ? Lui laisser le doute ? Ou lui avouer que je suis ici uniquement pour des raisons personnelles ? Le problème du doute, c'est qu'il risque de me prendre pour une opposante. Ce que je suis loin d'être.

« Ne prenez pas peur Cho. Si je ne vous ai qu'un seul instant fait peur ! Ce n'est pas le commissariat qui m'envoi. Je suis ici pour des raisons plus personnelle. Votre organisation n'est aucunement répertorié dans les fichiers de la police. »

Sinon je ne serais pas ici en train de tenter d'avoir des informations. Je me serais contenté de fouiller les dossier et d'y trouver mon bonheur. Il faut tout de même avouer que je suis passé maître dans l'art de la discrétion et de la recherche. J'arrive à trouver presque tout ce que je désire sans jamais laisser de trace. Mais lorsque l'information n'est pas écrite, je ne peux pas l'inventer ou la faire apparaître. Il faut que je trouve d'autres moyens. Et pour la Caste, j'ai trouvé Sei Woon.


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« Invité » Invité
MessageSujet: Re: I need to know.   Lun 2 Juin - 23:41

Sei Woon ne quitta pas Seo Bin des yeux. Elle était une professionnelle, et ça se voyait, que ce soit dans ses méthodes ou simplement son attitude. Elle savait ce qu'elle faisait ou du moins, elle ne lâchait aucun mot inutile, chacun d'entre eux ayant un but précis. L'avocat en était presque impressionné. Mais elle était aussi très jeune, trop jeune pour penser qu'elle apprendrait quoi que ce soit de sa part.

« Bien. C'est plus facile si vous vous souvenez de ce jour. Beaucoup d’incendies entraînant des morts ont été signalés ces derniers temps. J'ose prétendre que ce ne sont pas de simple incidents. Je me trompe ? »

Sei Woon releva doucement les yeux vers Seo Bin. Sans ciller un instant, il ne la quitta pas du regard, et murmura lentement :

« ...Vous prétendez ? Est-ce que vous vous rendez seulement compte de ce que vous êtes en train d'insinuer ? Les incendies criminels ne font pas partie de ma juridiction, mais à vous entendre, je suis censé savoir si il s'agit de meurtres ou d'accidents domestiques. Faites attention...Chacun de vos mots ont une incidence, ici. »

Elle voulait jouer de cette manière ? Tant mieux, il était dans son élément.

Pourtant, la jeune femme ne cilla pas un instant, s'approchant même de lui en levant légèrement la tête pour planter son regard dans le sien. Sei Woon l'observa à son tour. La policière était droite et digne, au point que ça forçait le respect :

« Je pense que vous pouvez m'aider. Ce client qui parlait trop à annoncé une chose plutôt intéressante. Heureusement que j'étais seule au commissariat pour l'entendre. Alors, monsieur Cho ? Ce client avait-il raison ? »

Ledit Monsieur Cho se souvenait effectivement de cet idiot qu'il avait cherché au commissariat. Ce dernier qui avait fait une monumentale erreur, en beuglant le nom de la Caste dans le commissariat. Et il avait fallu que la seule personne présente l'entende et le retienne, évidemment. L'avocat ne savait d'ailleurs pas s'il devait le remercier le destin, ou le maudire, à l'instant même. Il avait beau conserver son sang-froid, parce que c'était dans ses principes, ça ne signifiait pas qu'il ne se trouvait pas actuellement dans une situation un peu dangereuse.

« Raison ? Il était surtout, aveuglé par la colère. »

Ce n'était pas tout à fait faux, en soi.

« Ne prenez pas peur Cho. Si je ne vous ai qu'un seul instant fait peur !»

Sei Woon ne put que sourire, en entendant les mots de la jeune femme. Peur ? La peur, il la connaissait. La véritable frayeur, celle qui vous paralyse. Chacune des tremblements qu'elle infligeait, glissant vicieusement dans les veines en remontant jusqu'au bout des doigts, rendant le souffle court, et la respiration d'autant plus difficile. Il savait ce que c'était, oui. Et pour cause, outre sa phobie phénoménale pour le sang, il ressentait une peur indescriptible envers le monstre qu'était son boss, Kim Do Jun, le dirigeant de la Caste. Comme la plupart de ses membres. Il y avait ceux qui le respectait...Et ceux qui le craignait.
L'avocat faisait partie de la seconde catégorie.
Alors s'il devait avoir peur de quelqu'un en ce bas-monde, c'était précisément de cet homme, que le destin avait décidé de lier à Sei par des liens de parentés. Cousins éloignés, rien que ça. Et plus que tout, il avait un nombre incalculables de raisons pour ne pas répondre à la policière, qui s'intéressait de beaucoup trop près à une organisation plus dangereuse qu'elle ne semblait le croire.

« Ce n'est pas le commissariat qui m’envoie. Je suis ici pour des raisons plus personnelles. Votre organisation n'est aucunement répertoriée dans les fichiers de la police. »

Tout en l'écoutant, l'avocat sortit un paquet de tabac de sa poche. Courtois, il lança un regard à la jeune femme en soufflant un faible « Je peux ? » avant d'en sortir une cigarette. Cette fois, il s'éloigna machinalement de cette dernière, s'approchant de la fenêtre pour l'ouvrir, tout en sortant un briquet.  « Votre organisation n'est aucunement répertorié dans les fichiers de la police » avait-elle dit. C'était évident. La Caste était trop ancienne, trop secrète et surtout trop puissante. L'un des plus grands politiciens de Séoul était à sa tête. Et un bon nombre de personnes exerçant dans le droit en était membres. Sans parler des grands hommes d'affaires donateurs. La Caste était partout, et nul part à la fois.
Nous pouvions parfois la voir, mais pas la saisir entre les doigts. Insaisissable et dangereuse. Comme la fumée d'une cigarette.

« Qu'attendez-vous de moi ? »

Sei Woon expira lentement la fumée de sa cigarette, l'observant s'échapper vers le ciel aux couleurs indescriptibles :

« Vous voulez que je vous confirmes l'existence d'une telle machination ? Et après ? Si je vous annoncez qu'au final...Je n'en sais pas plus que vous ? »

Jouant avec son morceau de cigarette diminuant peu à peu entre ses doigts, il ajouta d'un ton neutre, articulant chacun de ses mots :

« J'ignore quel est le degré de la gravité de vos problèmes personnels...Mais ce qui est certain, c'est que vous vous adressez à la mauvaise personne. »

Sei Woon ne pouvait pas nier ne pas être intrigué par la personne qu'était Seo Bin. Elle était assez différente des autres, unique en son genre, même. Une policière, qui s'intéressait à la Caste ? Ça aurait pu être commun. Sauf que Seo Bin ne se présentait pas comme une menace -quand bien même elle aurait pu en être une- ou comme une ennemie, mais presque comme une allié. Elle était intriguée, et démontrer une certaine fascination pour l'organisation. L'avocat avait tout d'abord penser qu'elle agissait par vengeance, qu'un membre de sa famille, ou des amis aient pu avoir été tué par l'organisation. Mais au vu de l'attitude de la jeune femme, ça semblait être l'inverse.

Elle voulait en être ?

Peut-être...Ou pas. Sei Woon avait beaucoup de mal à saisir ce que cachait l'expression du visage de la policière. En tant qu'avocat, il était rare pour lui de ne pas être capable de lire le regard de quelqu'un. Celui de Seo Bin était mystérieux, et il ne pouvait, pour l'instant, pas voir au-delà.
Il écrasa son mégot de cigarette dans son cendrier, posé sur la table. Peut-être que Seo Bin pouvait faire une bonne recrue pour la Caste, mais ça n'était pas à lui d'en décider. De même, qu'il était dangereux de voir une parfaite inconnue venir lui parler de la Caste dans son propre bureau.
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« Kim Seo Bin » HUMAN ☆ Caste
MessageSujet: Re: I need to know.   Ven 4 Juil - 17:30

Je tente de rester droite et glaciale, ne permettant pas à l'avocat de deviner une seule de mes émotions dans mon regard. Je pose mes suggestions comme si elles étaient vraies, sans ciller à un seul moment. Je ne dois pas ciller, je ne dois pas montrer une seule faille dans ma carapace. Il pourrait s'y insinuer et briser entièrement mon apparence sereine. Je reste donc concentrer tout en affirmant que les incendies criminels ne sont, justement, pas de simples accidents. Autrement dit, qu'ils sont perpétués par quelqu'un ou plusieurs personnes. Je n'en sais rien, en vérité. Je me présente devant Sei Woon avec aucune preuve, sans être certaines de ce qu'il a pu faire ou non. Sans savoir si c'est réellement la Caste qui a manigancer tout cela. J'essaie de trouver une réponse dans ses yeux mais l'avocat ne laisse rien paraître. Ma tête me crie que ça ne va pas être gagné avec un homme si redoutable face à moi. C'est donc dans un murmure qu'il me répond :

« ...Vous prétendez ? Est-ce que vous vous rendez seulement compte de ce que vous êtes en train d'insinuer ? Les incendies criminels ne font pas partie de ma juridiction, mais à vous entendre, je suis censé savoir si il s'agit de meurtres ou d'accidents domestiques. Faites attention...Chacun de vos mots ont une incidence, ici. »

C'est un coup en pleine poitrine que je me prends. Cependant, je ne bouge pas. Cela serait un signe de faiblesse, signe que je n'ai pas le droit de lui montrer. Il a raison. Et j'ai du mal m'exprimer précédemment pour qu'il réagisse de cette manière. En l'espace d'un instant, mon interlocuteur à détourner toutes mes affirmations pour les rendre totalement incrédible. Je prétends... C'est vrai. Tout comme il est vrai qu'un avocat ne devrait pas avoir affaire aux incendies. Comment faire ? Il faut que je revois mes paroles...

Je m'avance vers lui et lève la tête pour planter mon regard dans le sien. Je dois me montrer plus convaincante que jamais. Je ne veux pas parler directement de la Caste. Ce mot résonnerai bien trop fort dans ce bureau. Je me contente donc de sous-entendre son existence en rappelant à l'avocat ce que l'un de ses clients a crié quelques semaines plus tôt. Je veille aussi à le rendre utile en affirmant qu'il peut m'aider. Les personnes sont toujours plus encline à proposer leur aide lorsqu'on affirme avoir besoin d'eux. Ainsi, ils se sentent exister et flattent leur égo. Mais une fois de plus, monsieur Cho détourne mon interrogation. Il ne me répond pas, se contentant d'avouer que son client était aveuglé par la colère. Quelle excuse !

Mon regard ne quitte pas le sien pendant que je lui affirme ne pas devoir prendre peur. Un sourire peint le visage de Sei Woon et, pour une fois depuis que j'ai posé les pieds ici, je crois avoir trouvé le bon chemin. J'avance alors que je suis ici pour des raisons personnelles. Peut-être que de cette manière il se montrera plus enclin à me donner des informations. Par simple courtoisie, il demande s'il peut fumer une cigarette. Je confirme d'un hochement de tête, même si je suis convaincue qu'il n'attendait pas de confirmation.

« Qu'attendez-vous de moi ? Vous voulez que je vous confirmes l'existence d'une telle machination ? Et après ? Si je vous annoncez qu'au final...Je n'en sais pas plus que vous ? »

Un sourire s'étire sur mon visage et j'ai presque envie de rire. Peut-être que je suis venue ici sans preuve, peut-être que j'insinue beaucoup de choses sur la Caste dont je n'ai aucune réelle connaissance et peut-être que j'ai l'air d'une totale idiote à poser des questions dont je n'aurais sans doute aucune réponse. Mais ce que je sais, c'est que cet avocat fait partie de cette organisation. Et, par conséquent, il en sait bien plus que moi à ce sujet. Le regard perdu sur le bureau, je tente de ne montrer aucune émotion. Je détache mes mots, comme s'ils n'avaient aucun impact et aucune importance.

« ...Je vous en prie, ne vous moquez pas de moi. Je suis certaine que vous savez ce que j'attends. Tout comme je suis certaine que vous en savez bien plus que moi. Et bien plus que ce que vous voulez bien admettre. »

La cigarette diminue entre ses doigts pendant qu'il relâche de temps à autre des panaches de fumée. Je l'observe, intriguée par le personnage qu'il est. C'est vrai qu'avoir un avocat parmi ses membre est un choix bien pensé. La fascination que je voue à la Caste grandit encore plus. Monsieur Cho me semble de plus en plus être un bon élément. Même si ne pas obtenir de réponse de sa part me tape de plus en plus sur le système, au moins il sait garder le secret. Il n'avoue rien, et c'est un bon point. Je relève la tête seulement en enttendant le son de sa voix.

« J'ignore quel est le degré de la gravité de vos problèmes personnels...Mais ce qui est certain, c'est que vous vous adressez à la mauvaise personne. »

Un nouveau sourire. Je suis certaine que je ne me trompe pas. Pourtant, c'est bien de sa part d'essayer de m'en convaincre. Je descends du bureau sur lequel je me suis hissée plus tôt pour le rejoindre. J'ai toujours eu l'impression qu'un semblant d'intimité permettait d'obtenir plus d'informations. Ou alors de les obtenir plus facilement. Je dois à nouveau lever la tête. Mon regard reste déterminé, ne laissant rien passer. J'essaie de sonder ses yeux, mais une fois de plus je n'y trouve rien. L'espace d'un instant, je pense avoir trouvé un adversaire bien plus fort que moi. Il est déstabilisant, mais il ne faut pas que je me laisse emporter par mes ressentis.

« Au contraire, je crois que vous êtes parfaitement la bonne personne Monsieur Cho. Prêt à tout pour garder le secret, répondant à mes interrogations par d'autres, et cherchant à m'éloigner du sujet. »

Un pas, puis deux en arrière, je m'approche de la vitre pour planter mon regard au-delà. Sur la ville de Séoul. Je pose mes yeux sur les bâtiments, puis sur l'horizon, et enfin sur le ciel bleu de cette belle soirée. Le soleil n'est pas encore couché, mais il ne tardera pas à le faire. Je laisse l'avocat retourner ces mots dans son cerveau. Comme il l'a dit lui-même plus tôt « Chacun de vos mots ont une incidence, ici. ». Je pourrais même affirmer qu'ils ont une incidence; tout court.

Pour comprendre ce que veut réellement dire une personne, il faut la regarder entièrement, dans son ensemble. Comprendre pourquoi il dit une chose ou une autre. Dans le cas de Sei Woon, je dois avouer que j'ai beaucoup de mal à comprendre ce qu'il sait réellement ou non. Mais j'ai réussi à déterminer deux ou trois choses. Une façon de s'exprimer qui prouve qu'il cherche à m'éloigner. Pourquoi ? Pas par pure protection. Il aurait montré bien plus d'émotion vis à vis de mon intérêt. Or, l'avocat ne montre rien du tout, il n'est qu'un mur de glace qui semble parler machinalement. Alors pourquoi ?

« La manière dont vous chercher à m'éloigner de cette organisation n'est pas par intérêt personnel. Vous ne me connaissez pas. Ce n'est pas non plus pour me protéger, je suis certaine que ma vie vous importe peu. Et puis vous vous montrerez plus convaincant. Et moins personnel en affirmant que ce n'est pas vous la bonne personne. Vous cherchez simplement à m'éloigner de vous. Mais pas de l'organisation. Je ne veux pas vous attirer d'ennui. Mais en auriez-vous à révéler des informations à une personne que ne vous cherche aucun mal ? »

Peut-être que ces mots sont prononcés sans émotion. Mais au moins ils sont honnêtes. Je l'ai observé tout au long de notre échange. Ce que j'en ai conclu ? Sei Woon fait partie de la Caste et ne cherche pas spécialement en m'en éloigner. Il affirme ne pas être la bonne personne, donc : je peux aller voir d'autres personnes pour y entrer. Il cherche seulement à m'éloigner de lui. Tout ce que je ne sais pas, c'est pourquoi...

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I need to know.

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