Laisserez-vous le destin jouer son rôle ?
 

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 Another day [PV Lee Yum]

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MessageSujet: Another day [PV Lee Yum]   Mar 23 Juil - 20:50

Ma vie en Corée était extraordinaire. J'avais décidé, un peu sur un coup de tête, de quitter ma terre natale, les Etats-Unis, pour partir en Asie à la recherche de mon âme soeur. Un voyage risqué, accompagné d'un Coréen qui m'était presque totalement inconnu, pour un pari totalement fou. Mais j'en avais marre de mon train train quotidien. Ce voyage, cette nouvelle vie, c'était du pur bonheur chaque jour. De nouvelles choses à découvrir, une culture presque opposée à celle que j'avais cotoyé toutes ces années. En venant ici, j'avais prit le risque de tout recommencer à zéro. J'avais eu peur de comment ce nouveau départ allait être. Mais je ne regrettrai en rien mon choix. Mais, qui dit nouveau départ dit nouvelle garde robe. Car bien évidemment, à cause de la limite de bagages de l'aéroport, je n'avais du emmener que le strict minimum. Comment pouvais-je vivre, bonne fille que j'étais, avec le strict minimum dans mon armoire? Dès mon arrivée ici, je n'avais eu qu'une idée en tête : aller faire du shopping et me faire plaisir. Et c'était aujourd'hui même que ce rêve de fille allait prendre vie.

Il était dix heures du matin quand je décidai de quitter mon studio direction le centre ville. J'étais ici à Séoul, et je m'imaginais bien que le centre ville allait tout simplement être grandiose par rapport à cette petite ville du Massachusetts où j'avais grandit. Armée de mon sac à main et simplement vêtue d'un jean et un d'un tee shirt, je pris le bus direction les boutiques. Perdue dans mes pensées, les écouteurs dans les oreilles, je regardais le paysage que m'offrait ce moyen de transport par rapport au métro. Séoul était vraiment une ville magnifique, et même si j'avais du mal à trouver ma place parmis tout ces asiatiques aux cheveux noirs, pauvre blonde que j'étais, j'aimais déjà cet endroit. Il ne me fallut pas bien longtemps pour arriver à destination, si bien que je n'eu pas le temps de vraiment profiter du spectacle. Mais j'allais vivre ici à présent, songeai-je, et j'aurais tout le temps de profiter de ce que pouvait m'offrir cet endroit. Je descendis du bus, remerciant le chauffeur de mon coréen tout frais avec un magnifique accent américain, et commençai à vagabonder dans les rues à la recherche d'une boutique qui ne me paraissait pas trop excentrique. J'ignorais totalement où j'étais, et lorsque je trouvai la boutique qui semblait parfaitement correspondre à mon style vestimentaire, je songeai que ça aurait été bien que je me repère un peu, histoire de pouvoir y retourner. Mais j'étais trop tête en l'air pour y penser au bon moment, et puis il était trop tard de toute façon. Souriante, j'entrai dans la boutique, saluait les vendeurs aux visages accueillants et commençai à fouiller un peu partout.

Quarante cinq minutes plus tard, après avoir effectué une dizaines de repérages et autant d'essayages, je me rendis à la caisse avec mes six articles favoris. Le vendeur avait l'air totalement secoué. Non seulement il passa cinq bonnes minutes à comprendre que je réglai par carte bancaire, et ce n'était pas la faute de mon accent puisque je lui montrai sans cesse ma carte, mais en plus il oublia de me donner mon ticket après mon règlement. Je regardai la vendeuse d'à côté qui était entrain de servir un jeune homme, tout à fait charmant, lorsque le caissier me tendit mon sac. Je l'attrapai avec un grand sourire et leur dit au revoir avant de sortir de la boutique et de retourner vagabonder à la recherche d'un nouveau magasin.
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« Invité » Invité
MessageSujet: Re: Another day [PV Lee Yum]   Ven 26 Juil - 2:12





Another day

Hayley J. Henderson & Won Lee Yum



Point de vue externe.
17 ans.

Quand Lee Yum ouvrit les yeux, le soleil venait tout juste de faire son apparition à l’horizon. Machinalement, il tendit le bras en direction de sa table de chevet et chercha à tâtons son portable avant de consulter l’heure qu’il affichait ; 06h48. Il laissa échapper un grognement incompréhensible avant disparaître à nouveau sous les draps. Il était bien trop tôt pour que le jeune homme daigne de sortir de son lit. Et pourtant… Il se retourna plusieurs fois, agacé. Impossible d’arriver à retrouver le sommeil. C’était bien sa veine, tiens. L’un des jours où il n’avait pas cours, il était, forcément, obligé de se réveiller plus tôt que lorsqu’il en avait…ironie du sort ?
Il se leva de mauvaise grâce, les cheveux en broussaille et le visage rougi, sur lequel étaient encore apparentes quelques marques rouges dues aux plis de ses draps. Croisant son reflet dans un miroir, il soupira. Ça y est, il était bon pour passer le casting d’un film d’horreur…



Point de vue interne.
17 ans.

C’est d’une humeur exécrable que je descendais dans la rue qui longeait mon établissement, cigarette en bouche. Je détestais particulièrement ma modique chambre d’interne et l’environnement dans lequel je vivais. Rester tout le temps dans l’enceinte du lycée sans pouvoir rentrer chez soi le week end était quelque chose de particulièrement désagréable. J’avais l’horrible sensation d’y être enfermé et c’était plus ou moins le cas…
Tirant sur ma cigarette, j’eus un faible rictus. Après tout je n’avais pas vraiment de « chez moi ». Et cette situation était sans aucun doute plus enviable que d’être trimbalé dans des dizaines de foyers différents. Oui, je préférais de loin rester cloîtré ici. Au moins, il n’y avait personne derrière moi pour me dire de faire ceci ou cela et d’obéir à de quelconques tâches. J’avais plus ou moins un semblant de liberté, en dépits des couvres feu qui m’étaient imposés. Quoique…il y avait toujours un problème. Un seul et unique problème, qui n’avait pas changé depuis mes quatre premières années. Ce foutu problème. Effectivement, je devais recharger deux ou trois fois par jours avec plusieurs de mes donneurs, chose qui m’était problématique de par son usage fréquent et son imprévisibilité. Cela pouvait me tomber dessus, juste comme cela, au beau milieu de la nuit ou d’un cours. Et dans ces cas-là, rejoindre un de mes donneurs rapidement était une chose qui relevait de l’impossible… Comment expliquer à vos professeurs ou autres personnels de l’établissement que vous devez sortir, là,  tout de suite ? Ce n’était pas facile. Vraiment pas facile. Et encore, s’il n’y avait que cela… Si seulement ma simple nature ne m’inspirait pas autant de répulsion et aurait été une chose que j’assumais pleinement…les difficultés qui se présentaient à moi seraient moindres. Mais dans mon cas ce n’était rien de plus qu’une gêne, une contrainte insupportable qui, pourtant, dépendait de ma survie.
Bref. Je m’attardais encore sur des choses bien déplaisantes.

Il devait être dix heures passée lorsque je gagnais le centre-ville. Je m’étais attardé quelques temps dans un café avant d’attendre que les magasins n’ouvrent. J’avais tout simplement horreur de passer mes journées enfermé dans ma chambre sans rien faire de particulier. J’avais juste besoin de bouger, de me changer les idées. Et pour cela, rien de mieux que d’effectuer quelques achats. J’avais presque honte de l’avouer, mais les deux principales choses dans lesquelles partait mon argent étaient les vêtements et les cigarettes…en il fallait bien que celui-ci parte quelque part, non ? Mon père –que je n’avais du rencontré qu’une ou deux fois- s’occupait de mes frais scolaires et s’assurait de me verser chaque mois un peu d’argent sur un compte. Je ne pensais pas que mon existence signifiait beaucoup pour lui, mais j’existais et il ne l’avait démenti. C’était l’essentiel. Il savait que j’existais. Tout simplement. Nous n’étions pas attaché l’un à l’autre ou quoi que ce soit. Il avait sa vie, j’avais la mienne. Et aucun de nous deux ne cherchait plus loin. Nous étions des inconnus liés par le sang. Cela ne cherchait pas plus loin.

Je m’arrêtais devant la vitrine d’un magasin que j’appréciais particulièrement. Leur nouvelle collection n’était pas trop mal… J’y entrais sans vraiment prendre le temps de réfléchir. Je n’avais rien à faire sauf perdre mon temps après tout.
Ce n’est qu’une bonne vingtaine de minutes plus tard que je me présentais à la caisse, une veste en cuir sous le bras. J’en cherchais une depuis déjà un bon bout de temps mais sans succès. Il y avait toujours un problème de taille ou de coupe avec celles que j’avais trouvées auparavant.
La vendeuse me fit signe d’attendre quelques secondes tandis qu’elle renseignait une cliente à l’essayage. Je portais mon regard vers l’autre vendeur qui se hâtait de servir les clients qui ne cessaient de défiler. Il ne semblait plus savoir où donner de la tête… Je jetai un coup d’œil vers la jeune femme qu’il était en train de faire passer à la caisse depuis déjà un petit moment. Une occidentale, pensais-je distraitement.
La commerçante me rejoignit aussitôt et je reportais mon attention sur elle, déposant ma veste sur le comptoir. Une fois que j’eus réglé mon achat, elle me tendit mon sac que je saisis en ajoutant un bref merci.

Alors que je sortais du magasin, il se mit à souffler un vent qui me fit frissonner. Je regardais le sac que je tenais en main. Je pouvais d’ors et déjà porter ma veste, non ? Glissant ma main à l’intérieur j’en sortais le vêtement…avant de me rendre compte qu’il s’agissait d’un haut pour femme. Je restais de marbre, ne sachant comment réagir. Si c’était une blague, elle était vraiment pourrie… J’ouvrais le sac en grand, regardant ce qu’il y avait à l’intérieur. Au total, cinq autres articles, tous féminins, et aucun signe de ma veste. L’espace d’une seconde, je fus tenté de rire tant la situation était comique. C’était totalement ridicule…
Je rangeais le vêtement dans le sac et m’apprêtais à rentrer une nouvelle fois dans la boutique pour le déposer et récupérer ce que je voulais lorsque mon regard fut attiré par un éclat blond sur ma droite. L’occidentale qui passait en caisse au même moment que moi se trouvait à plusieurs mètres, se fondant peu à peu dans la foule. Je plissais les yeux. Et si…
Sans réfléchir, je la suivis, cherchant à la rattraper. Peut-être avait-elle mon sac ? Lui demander ne me coutait rien, je pourrais tout aussi bien revenir au magasin si ce n’était pas le cas.
Alors que j’arrivai à sa hauteur, je l’attrapais doucement par le bras, essayant de ne pas l’effrayer.

-Excuse-moi mais je crois que tu as mon sac…

Je me mordais la joue, espérant qu’elle comprenait le coréen…



Lee Yum : crimson
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« Invité » Invité
MessageSujet: Re: Another day [PV Lee Yum]   Lun 5 Aoû - 22:03


Mon sac à la main, je posais le regard sur les vitrines des magasins qui formaient la grande rue où je me trouvais, sans réellement m’attarder ce qui se trouvait dans mon champ de vision. Comme toutes les filles, j’adorais le shopping, mais j’étais humaine : je venais de dépenser une somme assez conséquente par rapport à mon budget dans le magasin précédent, et mon côté économe me poussait inconsciemment à ne pas réellement porter attention aux vitrines alléchantes qui défilaient sous mes yeux. Et puis, j’avais tout de même passé pas mal de temps dans le précédent magasin, et mon ventre commençait à me rappeler mes besoins de morfale. Je réfléchissais à ce que j’allais bien pouvoir me mettre sous la dent en attendant de rentrer à mon studio lorsque je sentis une main m’attraper le bras. Ce n’était pas un geste brusque, et fort heureusement étant donné que malgré toute la délicatesse de la main, j’avais tout de même eu peur. Je ne connaissais pas grand monde à Séoul, ce qui réduisait considérablement la probabilité que ce soit quelqu’un que j’avais déjà rencontré. Je me retournai, les yeux en point d’interrogation, et comme je m’y étais attendue, vis le visage d’un jeune homme dont le visage ne m’était pas totalement inconnu, mais sur lequel  je ne saurai poser un nom. Mais à la vue du sac qu’il tenait dans la main, je me souvins que c’était celui qui avait été à la caisse en même temps que moi.

Et c’est ainsi que le problème de la langue revint sur le tapis. Le jeune homme tenta d’établir la communication, et je commençai à regretter sincèrement de ne pas m’être mise plus sérieusement à apprendre le coréen. Mes yeux étaient plantés dans les siens, et je me rendais compte à quel point il pouvait être craquant. Je n’étais pas vraiment super attirée par les asiatiques, mais celui là avait un truc, un quelque chose. Mon cerveau se mit en marche. Comment réagiriez-vous si quelqu’un que vous trouvez craquant se pointait devant vous et vous disait quelque chose dont vous n’aviez compris que les excuses et  le verbe avoir conjugué à la deuxième personne ? Comme moi sans doute : vous commenceriez à imaginer des trucs totalement improbables qui vous feraient stresser parce que vous ne sauriez pas comment réagir. Jusqu’au moment où vous réaliseriez que cette personne tient son sac d’une manière qui laisse entendre qu’elle parle du votre. Et c’est exactement ce que je fis. Je fus prise d’un élan d’hésitation tellement mon cerveau était confus d’avoir autant pensé en si peu de temps. Quelques secondes de bug plus tard, je respirai un grand coup afin de retrouver mes esprits. Je n’étais vraiment pas à l’aise lorsque je me retrouvai face à des gens que je ne connaissais pas, encore plus quand je ne les comprenais qu’à moitié. Le rouge me monta aux joues. J’étais totalement ridicule, je m’en rendais bien compte. Alors je décidai de me ressaisir, et fourrai ma main dans le sac qui contenait, normalement, mes achats. Si j’avais bien compris ce que je tentais de me dire le jeune homme, c’était à cause de lui qu’il m’avait interpellé. Je ne mis pas bien longtemps à comprendre d’où venait le problème. Au lieu de sentir le tissu doux de ce que j’avais acheté, je tombai sur quelque chose de froid, que j’identifiai finalement comme étant du cuir. Un large sourire s’étira sur mes lèvres, et je soupirai de soulagement. Je comprenais pourquoi il m’avait interpellé : il avait voulu me faire remarquer que ce que j’avais dans mon sac ne correspondait pas à ce que j’avais acheté, et j’en déduisais donc que j’avais prit son sac et lui le sien. Je n’aurais jamais du faire confiance à ce serveur totalement à côté de la plaque, et je notai dans un coin de ma tête de faire plus attention à ce que je faisais.

« Ah, merci beaucoup ! » lui dis-je dans un coréen plus américain qu’asiatique en lui tendant le sac qui lui appartenait.

Je lui étais vraiment reconnaissante de m’avoir fait me rendre compte que j’étais repartie avec les mauvais articles, et j’aurais aimé mieux lui exprimer ma gratitude. Mais à part le remercier, je ne voyais pas comment faire. Un coup de vent violent s’engouffra dans la rue, et un frisson particulièrement désagréable me parcourut de haut en bas. L’envie d’un bon chocolat chaud fit son apparition, et me fit pousser des ailes.

« Je peux vous inviter à boire quelque chose pour vous remercier ? » lui dis-je finalement en essayant de paraitre le plus naturel possible, alors qu’en réalité je ne savais même pas si ma phrase voulait dire quelque chose.
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Another day [PV Lee Yum]

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