Laisserez-vous le destin jouer son rôle ?
 

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 My best friend ever

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« Eden A. Rosebury » TWAO ☆ Avoider
MessageSujet: My best friend ever   Lun 23 Sep - 17:04

My best friend ever

♥ Ae Ri & Eden
Le 2 avril 2013 à 11h15

I

l est un peu plus de dix heure lorsque je quitte la salle de cours. Sans mentir, j'adore les études que je fait actuellement, la littérature. Cependant, la douleur dans mon tibia me reprend bien trop vite et je suis forcée de quitter la salle, trainant avec mes béquilles. Je voulais au moins faire l'effort d'être présente, et écouter le prof à défaut de pouvoir prendre des notes à gauche de mon bandage au bras encore présent. Problème ? C'est impossible de rester assise tranquillement et calmement avec cette douleur dans la jambe. Mon sac sur l'épaule, j'avance lentement dans les couloirs pour atteindre la sortie. Au moins je pourrais un peu mieux respirer dehors. L'air de cette salle devenait véritablement étouffant. C'est donc plutôt heureuse que je sors du bâtiment, heureuse de pouvoir enfin respirer à plein poumons. C'est étonnant la frayeur que j'ai de me retrouver dans un endroit pratiquement clos depuis l'accident. Enfin d'après moi, puisque d'après le médecin c'est une réaction tout à fait normale. Espérons que je ne reste pas ainsi toute ma vie ...

J'avance dans la rue, me dirigeant vers un magasin. Ce midi, je mange avec mon petit bout de ciel bleu, ma petite Ae Ri. Et comme je lui ai promis de lui ramener des chamallows, il faut que j'aille en chercher. Je rentre dans le magasin et attrape un paquet qui me semble être le bon. En fait, cinq marques différentes s'offrent à moi, m'y connaissant très peu en sucreries coréenne j'attrape les plus chères, et par conséquent les meilleures; du moins normalement. Je souffle lentement, espérons que cela plaise à mon amie. Et puis il m'ont l'air alléchant, donc je ne pense pas m'être trompée. En m'avançant vers la caisse, je remarque les quelques regards qui se posent sur moi, et notamment sur mes béquilles et mon bandages. J'essaie de les ignorer totalement. Et puis à présent j'y suis plutôt habituée, me faire dévisager par les personnes est devenu presque normal. Il est rare ici de croiser une occidentale accidentée ! Lorsque j'arrive à la caisse j’élude les quelques questions de la caissière sur ce qui a pu m'arriver et m'empresse de fourrer le paquet dans mon sac scolaire. Jetant un rapide coup d'oeil sur mon téléphone je file dans la rue héler un taxi. Entre le temps de trouver le sachet, la caissière et le trajet jusqu'au magasin, il est déjà presque onze heures. Bon, je serais surement en avance, mais je ne pense pas que ça puisse déranger la puce !

Le taxi me dépose pile poil devant la maison d'Ae Ri et je tente de détailler chaque centimètre carré. Il me semble que c'est celle-ci. Cependant, une moue prend forme sur mon visage lorsque je vois de vilaines gouttes tomber du ciel. A la météo, il ont prévu quelques averses dans la journée. Espérons donc qu'ils aient raison et que la pluie ne persiste pas. Je remercie le chauffeur et lui donne quelques billet tout en lui disant de garder la monnaie. Je suis si pressée de revoir mon amie que je ne suis pas à quelques billets près. Je sais pourtant que nous avons toujours continué de parler au téléphone, mais la voir en chair et en os devant moi sera toujours mille fois mieux ! Je m'avance donc lentement jusqu'au porche de sa porte tandis que le taxi se hâte de repartir. Je suis protéger des petites gouttes, mais pas l'humidité ambiante. Je m'appuie sur une béquille, pose l'autre contre le mur, et frappe une fois, puis deux à sa porte. En espérant qu'elle m'entende.

    « Ae Ri ? »

Ma voix n'est pas bien portante, mais au moins elle confirme ma présence devant la porte de chez elle. J'espère qu'Ae Ri sera tout aussi heureuse de me voir que je le suis moi même de la voir. La porte finit enfin par s'ouvrir et je saute dans les bras de mon amie, la serrant enfin contre moi. Remarquant que j'ai peut être été trop brusque je me recule un petit peu, sans pour autant la lâcher.

    « Tu m'as manqué. Tu sais ? »

Un sourire étire mes lèvres, ce sourire angélique qui s'affiche chaque fois que je retrouve, que je vois ou que je suis avec quelqu'un qui m'est très cher ! Oui, je suis vraiment heureuse d'être ici et de pouvoir partager une partie de ma journée avec l'une des meilleures filles au monde !

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Dernière édition par Eden A. Rosebury le Sam 5 Avr - 11:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: My best friend ever   Sam 5 Oct - 14:02

Depuis ma sortie de l’hôpital, rien n’est plus pareil. Je ne pensais pas regretter cette histoire routine dans laquelle je m’étais engluée depuis la mort de Seo Min. Cette ancienne routine au moins me laissait un peu d’autonomie. Maintenant, je ne peux rien faire. Douche, repas, déplacements… J’ai l’impression d’être de verre quand je vois la façon dont mes proches me traitent. Certes, j’ai vraiment mal et je ne peux concrètement pas faire grand-chose, mais je ne suis pas totalement impotente et je peux encore marcher et me servir de mon bras droit. Alors pourquoi doivent-ils toujours tout faire à ma place ? Il a quand même fallu que je pique une crise pour avoir le droit d’aller aux toilettes toute seule… Je comprends leur inquiétude, mais ils ne sont pas capable de comprendre que j’ai besoin des les voir confiants pour repartir du bon pied. Enfin tant pis, je vais devoir faire avec…

Et puis aujourd’hui, Eden doit passer à la maison. Ma Eden et son accent adorable, ma Eden et son beau visage… La seule qui puisse parfaitement comprendre ce que je ressens et qui saura ne pas me rappeler toutes les dix secondes que j’ai failli y rester. Mon adorable Eden. Elle doit arriver pour le repas. Maman et Papa m’ont répété vingt fois qu’il faudrait l’inviter à dîner pour la remercier. Maladroits. Ce moment va être simplement gênant, alors je ne cesse de le repousser. Pourtant, il va bien falloir que je propose à Eden ce dîner, avant que Papa ne le fasse… Il en serait capable… Je suis ce qu’il a de plus précieux, comme il me le répète chaque soir. Quand on frappe à la porte, je bondis aussi vite que je peux du fauteuil sur lequel je somnolais depuis une bonne heure, bercée par les clips de la chaîne musicale. Je me traîne aussi vite que possible vers la porte pour ouvrir, entendant la petite voix de mon amie derrière la porte.

« Ae Ri ? »

Sans plus réfléchir, je déverrouille la porte, un large sourire se dessinant enfin sur mes lèvres pour casser mes airs de fantôme. J’ouvre enfin la porte et, sans que j’aie eu le temps de comprendre quoique ce soit, Eden me serre dans ses bras. J’entends quelque chose tomber, probablement sa béquille, mais c’est assez lointain. L’étreinte donnée me fait mal. Pourtant, je ne dis rien et passe mon bras valide dans son dos, la serrant un peu plus contre moi. Tant pis pour la douleur, c’est toujours plus supportable que dans ce fichu car. Elle relâche un peu son étreinte pour me sourire.

« Tu m'as manqué. Tu sais ? »
« Tu m’as aussi manqué Eden ! Entre ! Ne vas pas attraper froid ! »

Je m’accroupis pour ramasser le soutien métallique d’Eden et le lui tendre. Je la laisse entrer dans la maison avant de refermer la porte derrière nous. Eden rayonne et mon sourire reste rivé sur mes lèvres sans aucun effort. Eden… Je suis soulagée de la voir et de l’avoir près de moi. Elle est probablement la meilleure amie dont tout le monde rêve. Je l’accompagne dans le salon.

« Installe-toi, fais comme chez toi, je vais chercher des sodas et des pailles dans le frigo ! Enfin… les sodas sont dans le frigo. Les pailles sont à côté. Bref, tu m’as comprise.

Je reviens rapidement, deux cannettes empilées dans la main, les pailles coincées entre les doigts de mon bras immobilisé.

« Rassure-moi, tu as pensé aux chamallows ? »

Je lui lance un regard amusé. Je la taquine bien évidemment. Je me fiche éperdument qu’elle ait ou non apporté les bonbons. Tout ce qui m’importe, c’est qu’elle soit là. Avec elle, pas de questions en rapport avec l’accident. Je suis persuadée que la journée sera agréable, même si, a un moment où à un autre, on finit par évoquer l’enfer qu’on a vécu. Je dépose avec précaution les cannettes sur la table basse avant de m’installer. Ces retrouvailles ont quelque chose d’étrange. Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui les rend bizarres. Je suppose que l’esquive du traditionnel « ça va » participe à cette impression…


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Dim 6 Oct - 11:38

M

on amie a l'air tout aussi heureuse que moi de me voir ici. Son large sourire ma fait du bien et je sais que je compte pour elle autant qu'elle compte pour moi. Savoir que quelqu'un tient à moi ici, que je suis aimée et que je peux avoir confiance. En venant en Corée je n'avais jamais imaginer que je pourrai avoir une amie aussi proche qu'Ae Ri. Un fille aussi géniale qu'elle.

    « Tu m’as aussi manqué Eden ! Entre ! Ne vas pas attraper froid ! »

Ce grand sourire de joie ne veux plus se décrocher de mon visage, et d'un côté ce n'est pas plus mal. Depuis que l'accident a eu lieu je souris moins qu'avant, la nuit est emplie de cauchemars et je ne peux m'empêcher de revivre la scène. Ici, avec Ae Ri, je sais qu'elle me comprend et que je n'aurais pas besoin de faire semblant. Elle finit par me lâcher pour ramasser ma béquille et ma la tendre doucement, je n'avais même pas remarqué qu'elle était tombé par terre. J'entre lentement, mes béquilles claquant contre le sol de sa maison. Nous allons jusque dans le salon, un beau salon. Je regarde un peu autour de moi, découvrant pour la première fois les lieux où vit mon amie.

    « Installe-toi, fais comme chez toi, je vais chercher des sodas et des pailles dans le frigo ! Enfin… les sodas sont dans le frigo. Les pailles sont à côté. Bref, tu m’as comprise. »

Pendant un instant elle me fait rire. Mes côtes me tirent un peu mais je m'en fiche bien, ça fait tellement de bien de rire. Rire naturellement, normalement; sans se forcer. Avec Ae Ri c'est ça: de la joie et du bonheur à l'état pur. Elle est belle et bien la fille la plus géniale au monde, une boule d'énergie et de bonheur qui réussis à vous rendre heureux en un claquement de doigt. Oui, c'est ce qui la rend si fantastique. J'ai juste le temps de m'assoir sur le canapé, de poser mes béquilles au sol et de poser mon sac à côté de moi que mon amie revient déjà avec la boisson. Elle tient les canettes dans une main et les pailles du bout des doigts à cause de son épaule luxée.

    « Rassure-moi, tu as pensé aux chamallows ? »

Elle me regarde d'un air amusé et je lui lance ce petit sourire moqueur. Bien sur que j'y ai pensé, pour qui elle me prend ? Je sort le paquet de mon sac pendant qu'elle dépose les canettes sur la table. Je prend les deux cannettes, les ouvres et pose la paille dans le petit trou. Je sais qu'Ae Ri aurait eu du mal à le faire à cause de son bras immobilisé, alors je prend l'initiative. J'attrape le paquet de chamallows et le pose sur la table. Je ne l'ouvre pas tout de suite, ne sachant pas si elle veut les manger avant ou après le repas. Je lui tire doucement la langue.

    « Tu vois que j'y ai pensé ! Je t'ai pris les meilleurs; ou du moins ceux qui me semblaient être les meilleurs. » Je rigole, me moquant de moi même: « Tu sais que je ne m'y connais pas vraiment en produit coréens, dans les magasins. »

Je me sens bien à ses côtés. Je ne me sens pas idiote comme je l'étais au milieu du magasin, parce que je sais qu'Ae Ri ne se moquera jamais de moi et qu'elle ne me prendra jamais réellement pour une imbécile. J'attrape la cannette et glisse la paille dans ma bouche. Je ne saurais définir cette sensation de bonheur qui s’empare de moi. Peut être parce que mon amie et moi n'avons pas besoin de nous étendre sur ce qui nous est arrivé, que nous éviter l'habituel "comment ça va" parce que nous connaissons déjà la réponse. Nous nous comprenons bien et c'est le plus important. Je plante mon regard dans le siens et articule en lâchant deux secondes ma paille.

    « Tu sais j'ai pensé à te faire un cadeau lorsque tu sera guérie. Parce que je sais que avec ton bras immobilisé tu ne peux plus faire de la porterie. Alors pour te rattraper je te propose d'aller dans un magasin, une fois ton bras libre, et de prendre tout ce dont tu auras besoin pour ça. »

Je sourie à pleine dents avant d'aspirer encore un peu de soda. Je sais ce que c'est que d'avoir une passion, à cause de mes béquille et mon tibia je ne peux plus danser, et Ae Ri ne peux plus pratiquer sa passion à cause de son épaule... Pour moi ce n'est rien, mes parents me laisse énormément d'argent ici, à Séoul. J'aurais largement assez pour lui payer tout ce dont elle aura besoin. L'argent ne compte pas, ce qui compte c'est de voir mon amie heureuse. Et imaginer son sourire d'enfant devant tout ce qui représente sa passion sera le plus beau cadeau que je ne pourrai jamais avoir. Je montre finalement le paquet à mon amie et lui offre un petit sourire espiègle, les yeux brillants.

    « Et au fait, ça te dirais des chamallows grillés ? Ou du moins si on peux le faire chez toi. »

Je m'imagine déjà faire la folle avec Ae Ri, rire et sourire encore et encore. Je sais que je vais passer une magnifique après midi avec elle. C'est obligé, ça ne peut être qu'ainsi ! Ne penser à rien d'autre qu'à nous et au bonheur, à rien d'autre.

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Sam 12 Oct - 17:08

Entendre le doux rire d’Eden, aussi court soit-il, me rassérène. Elle va bien, du moins aussi bien que possible. C’est l’essentiel. Elle récupère les cannettes sur la table et les ouvre. Elle est mes mains, je suis ses jambes. Pour toute la journée, et plus si elle en a besoin. Puis, après avoir planté les pailles dans les sodas, elle sort de son sac le fameux paquet de bonbons. Le tout en me tirant la langue bien évidemment.

« Tu vois que j'y ai pensé ! Je t'ai pris les meilleurs; ou du moins ceux qui me semblaient être les meilleurs. Tu sais que je ne m'y connais pas vraiment en produit coréens, dans les magasins. »

Je jette un œil au sachet. Comme si le destin avait décidé de nous lier, elle a choisi ma marque préférée. Je laisse mon sourire grandir encore, retrouvant cette aisance naturelle et spontanée qui peine à réapparaître ses derniers temps.

« Tu es géniale, Eden ! Tu as choisi mes préférés ! Dommage qu’il faille attendre la fin du repas avant d’y goûter… »

Je me souviens qu’un jour, avec Seo Min, on s’était fait un repas confiserie, dont l’apogée était justement un énorme paquet de ces mêmes bonbons qui attendent sagement sur la table. Nous étions encore jeunes, et nous avions tellement exagéré que la crise de foie ne nous avait pas épargnée le lendemain. Malgré tout, on en riait toujours, et même en y pensant aujourd’hui, j’ai envie d’en rire. Je n’en fais rien, me contentant de regarder, amusée, la petite américaine. Jusqu’à ce qu’elle reprenne la parole.

« Tu sais j'ai pensé à te faire un cadeau lorsque tu sera guérie. Parce que je sais que avec ton bras immobilisé tu ne peux plus faire de la porterie. Alors pour te rattraper je te propose d'aller dans un magasin, une fois ton bras libre, et de prendre tout ce dont tu auras besoin pour ça. »

Je reste bouche bée face à cette proposition. C’est bien la première fois qu’on me fait une telle offre. Je la fixe de mes prunelles couleur ciel, cherchant quoi dire. Je me glisse jusqu’à elle pour appuyer ma tête contre son épaule.

« Tu es adorable Eden… Mais tu sais, j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin dans mon atelier ! Tout ce dont j’ai besoin, c’est de ton amitié. »

Après cette épreuve, Eden a pris le titre de meilleure amie. Je ne suis pas très à l’aise avec les filles en général, pas au point de leur confier ma vie. Pourtant, j’en suis parfaitement capable avec Eden. Parce qu’elle m’a sauvée, parce qu’elle ne m’a pas abandonnée, parce que nous sommes liées.

« Et au fait, ça te dirais des chamallows grillés ? Ou du moins si on peux le faire chez toi. »
« Euh… Il y a bien le barbecue sur la terrasse dans le jardin, derrière la maison. On pourrait aller essayer de le mettre en marche… Et en attendant qu’il fasse les bonnes braises, on pourrait manger. Qu’en dis-tu ? »

Je bois à mon tour une gorgée de soda, un peu trop vite sans doute puisque quelques instants plus tard, un hoquet soulève brusquement mon diaphragme et m’arrache un gémissement de douleur.  Fort heureusement, ça ne se reproduit pas. Un peu sonnée, je regarde Eden, l’air désolé.

« Je n’aurais pas du boire si vite. Pas grave ! Tu viens, on va se mettre sur la terrasse pour essayer d’allumer le barbecue ? »

Sans vraiment attendre de réponse, je me relève et prend la direction de la véranda. Quand Eden et moi nous retrouvons devant le barbecue, je lui lance un regard franchement perplexe.

« Tu sais faire fonctionner ce truc toi ? »

Avant, on en avait un vieux, dans lequel il suffisait de mettre le charbon, et le cube, et le bois et d’attendre que ça marche. Mais Papa a voulu en changer l’été dernier, pour en choisir un plus compliqué à utiliser. Et moi, je n’y comprends absolument rien.


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« Eden A. Rosebury » TWAO ☆ Avoider
MessageSujet: Re: My best friend ever   Dim 13 Oct - 15:55

J

e tend mon paquet comme une conquérante. Oui, j'espère vraiment avoir choisi les bons, ceux qui lui plairont et auront le meilleur gout possible. Elle décide de me répondre sans me laisser attendre, un immense sourire accroché à ses lèvres:

    « Tu es géniale, Eden ! Tu as choisi mes préférés ! Dommage qu’il faille attendre la fin du repas avant d’y goûter…
    On dirait que le destin était de mon côté ! Mais c'est vrai qu'ils donnent tant envie que c'est dommage de devoir attendre... »

Une petite moue boudeuse s'affiche sur mon visage. C'est vrai que les chamallows se mangent en fin de repas... Cependant cette moue s'en va bien vite lorsque je pense à la passion de mon amie: la poterie. Depuis l'accident, Ae Ri s'est hissée au rang de meilleure amie. Elle m'a sauvé la vie et si elle n'avait pas été avec moi je serais à six pieds sous terre. D'un côté, je donnerais tout pour qu'elle n'ait jamais pris ce bus avec moi; mais sans elle je serais morte, c'est un fait. Lui rendre la pareille en lui offrant ce qu'elle aime le plus me fera le plus grand plaisir. Elle me fixe de ses yeux océan, comme cherchant ses mots et glisse sa petite tête sur mon épaule.

    « Tu es adorable Eden… Mais tu sais, j’ai déjà tout ce dont j’ai besoin dans mon atelier ! Tout ce dont j’ai besoin, c’est de ton amitié. »

Je sourie encore plus en aspirant mon soda et, de ma main libre, lui attrape la main quelques secondes pour lui faire comprendre que moi aussi, j'ai besoin de son amitié. Oui, à présent j'ai besoin d'elle dans ma vie. Une amie aussi précieuse qu'Ae Ri c'est exceptionnel et magique. Je me promet de prendre soin d'elle et de rester toujours a ses côtés. Je serais avec elle tant qu'elle aura besoin et voudra de moi dans sa vie. Oui, je le promet !

    « Euh… Il y a bien le barbecue sur la terrasse dans le jardin, derrière la maison. On pourrait aller essayer de le mettre en marche… Et en attendant qu’il fasse les bonnes braises, on pourrait manger. Qu’en dis-tu ? »
    Oui, ça parait être une bonne idée. »

C'est vrai que j'ai moi même eu l'idée de manger des chamallows grillé, mais pour tout avouer je ne sais pas comment marche un barbecue... Quelle idiote ! Elle aspire son soda et manque presque de s'étouffer avec. Instinctivement je pose ma main sur son dos sans pour autant lui donner de tapes, j'ai bien trop peur de lui faire mal. Un hoquet soulève sa poitrine suivit d'un gémissement de douleur. Ses yeux me regarde d'un air désolé et un sourire réconfortant s'affiche sur mes lèvres.

    « Je n’aurais pas du boire si vite. Pas grave ! Tu viens, on va se mettre sur la terrasse pour essayer d’allumer le barbecue ? »

Elle n'attends pas vraiment ma réponse pour se lever et prendre la direction de sa véranda. Mais après tout, elle me connais bien: elle sait déjà que la réponse est oui. Je pose la canette sur la petite table devant moi et récupère mes béquille. Je laisse ma veste et autres affaires sur son canapé et m'avance lentement jusque Ae Ri. Je prend un peu plus de temps qu'elle pour rejoindre le barbecue mais apparemment elle n'y fait pas attention. Avec elle je ne suis pas la tortue de Séoul, et ça me fait du bien. Je m'approche, les béquille claquant contre le sol, et m'appuie sur ces dernières une fois à la hauteur de mon amie.

    « Tu sais faire fonctionner ce truc toi ? »

Je reste perplexe devant ce grand barbecue. Je m'approche doucement et pose mes béquilles contre ce qui semble être un plateau, surement pour poser la viande à cuisiner. Plusieurs boutons s'étendent sur le bas de l'appareil, juste en dessous de la grille. Un barbecue électrique, il me semble. Je cherche une prise et voit que celle-ci, s'apparentant à une longue queue de souris va rejoindre une rallonge près d'une petite porte. La cuisine ? Le débarras ? Je ne connais pas vraiment la maison d'Ae Ri. J'analyse les boutons un a un. Sur la gauche se trouve un énorme rond avec ce qui ressemble à des dessins indiquant la chaleur. Je me penche pour voir la plaque et remarque que le fond fonctionne presque comme une plaque de cuisine. J'ai déjà utilisé ces plaques, ça ne devrais pas être sorcier ?

    « Hmm... Je crois que j'ai compris le fonctionnement. » Je me tourne vers mon amie et ajoute: « A vrai dire, quand je vivais à New York, c'était les cuisiniers et cuisinières qui utilisaient cela. »

Car oui, même si j'ai appris à cuisiner pour réussir à me débrouiller par moi même et à être plus que cette fille de riche qui se contente de domestique; je n'ai jamais utilisé un engin ainsi. Je n'en avais jamais eu réellement besoin. Je regarde Ae Ri en souriant, elle me connait et je sais qu'avec elle je ne suis pas la célèbre fille du richissime Rosebury. Je suis moi, Eden. Alors même si je fais illusion à ma vie de princesse en parlant des cuisiniers et cuisinières, Ae Ri ne me range pas dans cette horrible case: petite riche qui ne sait rien faire. C'est bien pour cela qu'elle est ma meilleure amie.

Je m’abaisse pour vérifier ce qu'il y a sous le barbecue, là où on peux mettre des ustensiles et tout le reste. Je vois un petit baquet de charbon. Un légère grimace étire mon visage lorsque je l’attrape et me lève avec. Je n'ai pas le choix de m'appuyer sur mon pauvre tibia. Je tiens le sachet entre mes bras. Il n'est pas si lourd que ça, mais ces derniers étant encore un peu fragile c'est assez embêtant. Je me retourne vers Ae Ri, le regard presque implorant:

    « Dis moi, tu veux bien soulever la grille ? »

La grille est un tout petit peu sale; mais elle est surtout petite et fine, elle ne semble pas être lourde du tout. Et puis si elle ne pouvait pas la soulever quelques secondes avec son petit bras je ne lui aurais pas demandé de la faire. Je verse le charbon à l'intérieure puis le repose en dessous, là où il était juste avant. Quand je me relève, je remarque que mes mains sont sombre, le bout des mes doigts sont noir et je réalise que le charbon est resté sur mes mains. Une idée traverse mon esprit: autant nous amuser. Non ? Je tends mes doigts vers mon amie et en quelques secondes je lui trace deux traits sur chaque joues.

    « T'es tout mignonne, tu ressemble a une petite indienne. »

Le noir lui fait ressortir ses yeux couleur ciel et la rend mystérieuse. Je m'esclaffe suite à cette mini bataille qui a laissé des marques sur le visage de mon amie. Je pose ensuite mon regard sur mes main et les tends en l'air devant Ae Ri, comme une personne devant montrer pattes blanches. Il ne manquera plus qu'à tourner le bouton pour faire marcher le barbecue, selon moi. En attendant, si on veux manger il vaudrait mieux que l'on nettoie mes bêtises.

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Sam 19 Oct - 17:57

« On dirait que le destin était de mon côté ! Mais c'est vrai qu'ils donnent tant envie que c'est dommage de devoir attendre... »

Tellement dommage oui… Mais si nous commençons par les sucreries, nous ne mangerons pas ce que Maman a préparé, et je crains fort qu’elle ne me réprimande comme elle le fait en ce moment. Un proverbe idiot me revient en tête : l’attente est le meilleur prélude au plaisir. Si c’est réellement le cas, Eden et moi vraiment nous régaler ! Quand je dis à Eden que je n’ai besoin de rien d’autre que d’elle, elle me serre un peu la main. Je lui offre mon plus beau sourire avant de lui parler du barbecue du jardin.

« Oui, ça parait être une bonne idée. »

Et juste après, elle pose cette même main qui reposait sur la mienne dans mon dos alors que je manque m’étouffer. Elle a l’intelligence de simplement la laisser posée, sans taper sur mes côtes encore trop douloureuses. Attentionnée petite Eden… Protégeons-nous l’une l’autre !
Bien évidemment, elle me suit lorsque je prends la direction dudit barbecue. Il lui faut plus de temps qu’à moi, mais je ne lui en tiens pas rigueur. Je m’en veux juste un peu de m’être si vite élancée, sans penser qu’elle ne pourrait pas me suivre avec autant d’aisance. Elle ne m’en voudra pas, j’en suis persuadée, simplement, je ferais un peu plus attention la prochaine fois. Elle dépose ses cannes et se lance dans une observation méticuleuse du joujou du pater familia. Elle est si sérieuse que j’ai envie de rire. Bien évidemment, je me retiens. Ce n’est pas une question de peur de la vexer, mon rire ne vexe jamais personne. C’est tout simplement parce que mes côtes seraient bien incapables de supporter ce genre de soubresauts.

« Hmm... Je crois que j'ai compris le fonctionnement. A vrai dire, quand je vivais à New York, c'était les cuisiniers et cuisinières qui utilisaient cela. »
« Oh ! Tu dois venir d’une famille très aisée alors ! C’est marrant parce que tu n’es pas du tout comme la plupart des gens qui viennent de ces familles… Originale jusqu’au bout ! »

Je lui souris. A vrai dire, je n’ai pas énormément de points de comparaisons. Ma famille est plutôt aisée mais ne roule pas sur l’or non plus. En revanche, nous avons beaucoup de contacts courtois avec des gens plus riches, et en règle générale, les rencontres que l’on fait ne sont pas des plus agréables. Heureusement qu’il y a quelques exceptions, comme Se Jong, ou encore Hyun Hee… Et maintenant, il y a aussi Eden !
Elle fouille un peu et se relève en grimaçant, tenant le sac de charbon dans ses bras. Je me sens désolée de ne pouvoir ni l’aider ni la soulager. Je ne peux pas vraiment me pencher, je ne peux pas non plus porter de choses lourdes. C’est tellement pénible ! J’ai l’impression de n’être qu’un fardeau… Son regard suppliant ne m’aide pas à me sentir mieux.

« Dis moi, tu veux bien soulever la grille ? »
« Bien sûr ! »

J’attrape la grille aussi fermement que possible et la soulève, comme demandé, pour qu’Eden puisse verser le charbon. Ensuite, alors qu’elle remet le paquet en place, je baisse la grille, m’appliquant à ne pas laisser mes doigts dessous. J’ai déjà du mal avec mes deux mains, si je n’en avais plus aucune, je serais vraiment dans la panade ! A peine ai-je accompli ma tâche qu’Eden s’amuse à me barbouiller de charbon. Je lui lance un regard faussement courroucé qui fond très rapidement au profit d’une mine amusée.

« T'es tout mignonne, tu ressembles a une petite indienne. »
« Tu ne connaissais pas Tiger Riri »

Cette fois, je ris de bon cœur. Je suis obligée de me calmer très rapidement cependant, et de me tenir les côtes. Je regarde Eden lever les mains en l’air pour me signaler qu’elle ne recommencera pas. Je jette un regard à ma main, elle aussi pleine de suie.

« De toute façon, si tu recommences, tu ne mangeras pas de chamallows ! Na ! »

Je lui tire la langue avant de mettre en marche le barbecue. Oui, j’ai repéré le bouton « on-off ». Comme un voyant s’éclaire de rouge, j’en déduis que Papa n’a pas débranché le barbecue depuis la dernière fois que nous l’avons utilisé. Heureusement car je n’avais pas envie d’aller dans l’espèce de capharnaüm qui sert de débarras, de cellier et de garde-manger à la fois. Là-bas, il y a des araignées, et je déteste ces petites bestioles.

« Allons manger en attendant ! Et nous laver les mains aussi. »

Je lui lance un regard suspicieux en prononçant cette dernière phrase. Je n’ai rien contre le fait de ressembler à un Sioux. A vrai dire, je trouve même ça plutôt amusant. Eden n’est pas arrivée depuis bien longtemps mais elle a illuminé ma journée d’une façon extraordinaire.

« Ah ! Attends ! Prenons une photo ! »

Je sors mon téléphone portable de ma poche, n’ayant absolument aucun scrupule à salir mon pantalon ni à coller de la suie sur la coque blanche de mon nouveau téléphone. Je me serre contre Eden, prenant toutefois garde à ne pas la déséquilibrer et colle ma joue gauche contre sa joue droite.

« Prête ? »

Du bout du doigt, j’appuie sur le déclencheur et le flash nous aveugle. Je regarde la photo et la montre à mon amie, amusée par les dessins sur mes joues.

« Elle te plaît ? Moi je l’adore ! »


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Mer 23 Oct - 11:18

A

e Ri ne connait pas mon monde, c'est vrai. J'oublie donc un peu lorsque j'avoue qu'à New York c'était les cuisiniers et cuisinières qui s'occupaient de tout. Mon amie sait pertinemment que je suis américaine. Et rien qu'à l'entendre avec mon accent on le sait. Mais je ne lui ai jamais rien dit sur ce monde de riches. Une partie de la société dirigée par l'égoïsme, l'égocentrisme et le côté avare de toutes ces grandes personnes. Même si je sais bien qu'Ae Ri ne m'aurait jamais cataloguée au rang de petites bourges, je n'aime pas vraiment en parler. Vous vous imaginez rencontrer quelqu'un et lui avouer de but en blanc que vous êtes la fille de Mr Rosebury, dirigeant de la première entreprise mondiale de puces électroniques ? Non. Et puis je ne voulais pas non plus que l'on me nomme la fille de. Je déteste ce monde. Non pas que je n'apprécie pas ma famille, ou les choses luxueuse et tout le reste; mais la fortune à garder, les mariages arrangés et les mensonges accumulés sont le revers d'un monde qui semble briller de mille fond et fait baver plus d'une personne. J'en suis presque ecoeurée !

    « Oh ! Tu dois venir d’une famille très aisée alors ! C’est marrant parce que tu n’es pas du tout comme la plupart des gens qui viennent de ces familles… Originale jusqu’au bout ! »

C'est vrai, en partie. Je sourie à sa remarque, heureuse d'être originale pour elle. Pour tout dire, je sais parfaitement jouer la petite riche aux bonnes manières lors de soirées mondaine, ou de réunion et autres choses du genre. Car malgré tout, j'ai l'image des Rosebury à garder, à honorer comme dirait mon père. Cependant, dans la vie que mène la plupart de la population. Lorsque je ne suis pas avec ces riches, je sais me comporter comme toute jeune femme de dix-huit ans. Et j'aime ça. Ne pas réfléchir à ce que l'on doit dire ou faire, ne pas essayer d'avoir une prestance; juste vivre et être sois même. Alors oui, je viens d'une famille très très aisée; mais ce n'est pas une raison et ne sera jamais une raison pour se comporter comme le cliché que les personnes riche véhiculent aux autres.

Ae Ri m'aide pendant que je dépose le charbon puis repose la grille avant que je n'entreprenne de lui tracer des traits à la suie. Elle tente de jouer la fille fâchée mais ses traits sont bien trop vite remplacé par de la joie, de l'amusement. Et la voir ainsi me fait énormément de bien. La voir joyeuse, ne plus apercevoir ses traits fatigué et angoissé. Après tout, nous avons l'une comme l'autre besoin de décompresser et de nous évader l'espace de quelques instants. Tout oublier et cesser de revivre les horribles évènements qui nous sont arrivés à Gangnam. La voix amusée de mon amie me sort aussitôt de mes rêverie, m'empêchant de partir sur les chemins boueux de mon esprit.

    « Tu ne connaissais pas Tiger Riri »

Elle rit de bon coeur et je ne peux m'empêcher de l'accompagner. J'imagine tellement ma petite Ae Ri en mini tigresse, toute mignonne et adorable. Elle finit par se tenir les côtes pendant que je trouve appuie sur le rebord du barbecue. Si la voir sourire me faisait du bien, l'entendre rire me comble de bonheur. Je lève mes mains en l'air, indiquant que je ne ferais plus rien à présent que je l'ai transformé en petite fille sioux. Elle semble ensuite porter son regard sur ses propres main, toutes aussi sales que les miennes.

    « De toute façon, si tu recommences, tu ne mangeras pas de chamallows ! Na !
    Oh non ! Là c'est vraiment injuste tu sais ?! »

Je sourie à nouveau. Sourire qui ne compte pas quitter mon visage en présence d'Ae Ri. Comme je l'ai dit: nous avons besoin de ça. De partager un instant en dehors de tout autres, d'être déliées de la réalité durant un moment. Je me sens bien avec elle, tout simplement. J'ai confiance en elle et je sais que je peux tout lui raconter, au sujet de n'importe quoi. Parce que depuis ce jour maudis, c'est elle ma meilleure amie. Je n'imagine plus ma vie sans sa présence. Une amie c'est une perle rare au fond des océans.

    « Allons manger en attendant ! Et nous laver les mains aussi.
    Aha oui. Ce n'est pas une mauvaise idée ! »

Les mains pleines de suie et le visage sale d'Ae Ri n'est pas réellement ce qu'il y de plus hygiénique pour prendre un repas. Je regarde le barbecue, voyant qu'elle s'est déjà occupée de le mettre en marche en appuyant sur le bouton on/off. Je ne l'ai même pas vu faire tant j'étais absorbé par nos rires. Puis tout s'enchaine, mon amie me propose une photo et sort son portable, se colle doucement contre moi et positionne l'appareil. Elle appuie sur le déclencheur et le flash nous aveugle durant quelques instants. Elle me montre ensuite la photo.

    « Elle te plaît ? Moi je l’adore ! »

Je regarde la photo. Mes yeux sont légèrement plissés à cause du flash aveuglant de l'appareil tandis que les yeux océan de mon amie ressortent plus que jamais. Ses petit traits sur les joues font d'elle une combattante tandis qu'à côté j'ai presque l'air d'être la fille à défendre. Mais qu'importe, nous sommes vraiment mignonnes dessus. Je sort mon téléphone pour en prendre une à mon tour. Le flash nous aveugle un peu moins, ce dernier étant bien moins puissant que sur celui de mon amie. La photo est cependant identique à la sienne, à la seule différence que ses traits de suies sont plus voyants.

    « Et voilà, comme ça nous avons toutes les deux des photos adorables de nous. »

Je m'avance donc doucement vers l'intérieur à l'aide de mes béquilles et me dirige sur ce qui semble être une cuisine. Et bingo ! Je fonce droit vers l'évier et nettoie mes mains à l'aide de beaucoup de produits lavant, les traces noires ne voulant partir tout de suite. Lorsque j'ai terminé, je m'essuie les main sur de l'essuie-tout que je jette délicatement dans la poubelle. Je me recule, m'appuyant contre un mur en attendant que mon amie fasse de même avec ses mains et son visage. Je m'approche tout de même un peu pour l'aider à enlever ses traces sur les joues et lorsqu'elles ont disparue je me ré-essuie les main et me recolle au mur.

    « Ta vie d'indienne aura été courte. Mais elle fût remplie d'émotions. »

J'utilise une grosse voix, digne d'un chef indien voulant enterrer l'un de ses membres. Un sourire étire mes lèvres; j'aimerai la faire rire même si je dois avouer que ce n'est pas mon but principal. Rire lui arrache de petit soubresaut qui lui font mal aux côtes. Cependant, voir son sourire est l'une de mes priorités. Je hume légèrement l'air lorsqu'une odeur vient titiller mes narines. C'est tellement bon, ça sent extrêmement bon ! Je tourne mon regard remplie d'étoile vers mon amie.

    « Elle a fait quoi ta maman à manger ? Ca sent vraiment trop bon ! »

Le bruit que mon estomac fait après que j'ai prononcé ces paroles me confirme que en effet, j'ai faim. Et que, aussi, je vais me régaler. L'odorat ne se trompe jamais; dit-on.

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Dim 27 Oct - 20:19

« Oh non ! Là c'est vraiment injuste tu sais ?! »

Je lui tire doucement la langue. Me croit-elle vraiment capable de la priver de sucreries alors qu’elle m’a dit vouloir en manger tout de suite ? Sait-elle que son sourire et son rire me feraient faire n’importe quoi si elle me le demandait ? Je suis sûre qu’elle sait parfaitement que je plaisante, que ce ne sont que des menaces en l’air. Comment pourrait-elle penser ne serait-ce qu’un seul instant que je puisse être aussi sadique.
Puis je prends une photo, que je lui montre. Elle en paraît satisfaite. Et avant que j’ai eu le temps de bouger ou de protester, bien que je n’en aie aucune envie, elle aussi nous prend en photo. Nous sommes belles comme ça toutes les deux !

« Et voilà, comme ça nous avons toutes les deux des photos adorables de nous. »
« Je la montrerai à mon frère, il va l’adorer ! »

Puis Eden prend la direction de la cuisine. Je la suis, adoptant son rythme plus que parfait pour ménager mes côtes convalescentes. Elle se dirige vers l’évier et nettoie ses mains qui ne tardent pas à retrouver leur couleur habituelle. Alors qu’elle essuie ses mains, je vais à mon tour à l’assaut du savon. C’est assez compliqué comme aventure. Je n’ai qu’une main libre, donc je ne peux pas frotter. J’ignore si Eden se rend compte de la complexité de la chose, mais elle arrive rapidement pour m’aider à enlever mes peintures de guerre. Quand enfin j’ai terminé de me battre avec la suie, j’entends Eden, retournée contre le mur, regretter ma vie d’indienne.

« Ta vie d'indienne aura été courte. Mais elle fût remplie d'émotions. »
« Hug ! » fais-je en levant ma main droite, saluant à la façon des indiens.

Je pouffe légèrement, abandonnant dans le même temps mon salut indien et redevenant la petite Ae Ri. Et tout à coup, sans raison apparente, Eden me regarde d’un air étrange.

« Elle a fait quoi ta maman à manger ? Ca sent vraiment trop bon ! »

J’aurais répondu tout de suite si son estomac n’avait pas émis un grognement très significatif. Au lieu d’une réponse, Eden obtient donc un rire, un peu trop franc pour mes os douloureux. Je me calme donc très rapidement. Hors de question d’inquiéter Eden et de la voir poser sur moi un regard apitoyé. Je réaffiche très rapidement mon sourire. Maman a mis la table dans la salle à manger. J’invite Eden à me suivre d’un clin d’œil et cette fois-ci, j’évolue nettement moins vite. C’est en partie pour Eden mais avant tout, je veux calmer un peu la douleur de mon flanc.

« Assieds-toi ! Maman a fait du jap-chae et du bibim-bab. »

Je soulève les couvercles en même temps que je prononce les noms des plats. J’ignore ce que mange Eden habituellement, et je ne sais pas si elle est à l’aise avec les plats coréens traditionnels. Je m’assois face à mon amie.

« Elle a préparé les deux, au cas où tu n’aimerais pas quelque chose. Tu n’es pas obligée de goûter si tu n’aimes pas, personne ne s’en vexera. Ah, et ne t’inquiète pas, elle a fortement réduit la quantité de piment. Elle sait que les occidentaux ne sont pas habitués aux épices. »

Maman pense toujours à tout. Je ne crois pas qu’il existe une personne plus attentionnée en ce monde qu’elle.

« Qu’est-ce que tu veux manger ? Tu peux prendre des deux, comme tu le vois, Maman en a préparé pour tout le voisinage ! Moi je vais plutôt partir sur le jae-chap. C’est mon plat coréen préféré. »

Bien évidemment, il y a un plat avec du riz juste à côté des deux autres.


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Mer 30 Oct - 18:36

J

uste après lui avoir effacé ses marques d'indienne elle me lance un petit salut indien tout en levant sa main. Elle est adorable. Ses petites joues propres, elle rigole doucement en laissant retomber sa main. Je voyais bien qu'elle aurait un peu de mal avec son bras immobilisé pour se nettoyé le visage, je suis donc venue à sa rescousse. Mais tout ce que j'espère c'est qu'elle ne le remarque pas vraiment. Je sais qu'elle ne prendra pas ça comme de la pitié ou quoi que ce soit; mais c'est toujours mieux de prouver aux autres que l'on peux se débrouiller toute seule. Comme j'ai dû le prouver un million de fois depuis que je suis en béquille. En fait, comme il n'y a qu'Ae Ri qui me comprend, il n'y a que elle qui m'aide vraiment. Comme pour le charbon et le barbecue, tout à l'heure.

Quand je lui pose la question sur le repas, je n'ai pour seule réponse le grondement de mon estomac. Ce qui est renchéri d'un rire de la part d'Ae Ri, que j'accompagne volontiers du mien. Je remarque qu'un sourire a vite remplacé une petite grimace sur son visage, mais je ne fais comme si de rien n'était. Ses côtes ont été plus touchées que les miennes, et il est donc normal qu'elle souffre à chaque soubresaut qu'arrache un rire. Je lui sourie donc à mon tour, histoire de rester dans cette bonne ambiance. D'un clin d'oeil elle me fait signe d'avancer jusqu'à la salle à manger où une très belle table est déjà complètement garnie. Je préfère de loin ce genre d'ambiance durant un repas plutôt que celle que j'avais. Ici on voit que c'est remplie de chaleur, que les personnes mangent côtes à côtes. A New York je mangeais seule, où quand mes parents étaient présents nous mangions à une table aussi grand que la longue terrasse d'Ae Ri.

    « Assieds-toi ! Maman a fait du jap-chae et du bibim-bab. »

Je tire doucement la chaise, prend presque autant de temps à me positionner que j'en ai pris à faire le trajet cuisine-salle à manger, puis pose mes béquille contre l'autre chaise. Lorsque je retourne la tête, mon amie a déjà soulevé les couvercle des plats qu'elle vient de nommer. Autant dire que ces noms me sont totalement inconnus ! J'essaie pourtant de me souvenir de ce que je mange dans les restaurants, mais il faut croire que je n'ai qu'une mémoire d’huître. Cependant, le nom inconnus de ces plats ne m'empêche en rien d'humer la bonne odeur qui s'en échappe. J'en salive presque ! Ae Ri s'assois face à moi pendant que des étoiles brillent dans mes yeux face à l'odeur exquise de cette nourriture.

    « Elle a préparé les deux, au cas où tu n’aimerais pas quelque chose. Tu n’es pas obligée de goûter si tu n’aimes pas, personne ne s’en vexera. Ah, et ne t’inquiète pas, elle a fortement réduit la quantité de piment. Elle sait que les occidentaux ne sont pas habitués aux épices.
    C'est ta maman qui a fait à manger, alors rien que par politesse je vais tout goûter. Et puis ça sent tellement bon... Mais par contre, tu la remerciera pour le piment. J'aime bien, mais en manger trop me rend malade ... »

Je tente un petit sourire rassurant vers mon amie. Si elle dit que sa maman n'est pas allée fort sur le piment, c'est qu'elle a raison. Je me souviens de la première fois où j'en ai mangé. J'étais en voyage avec mes parents en Inde, je devais avoir dix ans. Attirée par un plat très célèbre, j'avais choisi un Agneau dhansak, au lentilles. Le serveur me conseillant de mettre des épices en plus pour relevé le gout, je l'avais écouté sur parole. Je suis restée dans mon lit toute la nuit, au chaud, à transpirer et vomir tout ce que j'avais ingérer. Autant avouer que ce n'est pas l'un de mes meilleurs souvenirs lors de ce voyage. Donc, je peux très bien manger des plats épicé; du moment que ça ne l'est pas trop.

    « Qu’est-ce que tu veux manger ? Tu peux prendre des deux, comme tu le vois, Maman en a préparé pour tout le voisinage ! Moi je vais plutôt partir sur le jae-chap. C’est mon plat coréen préféré.
    Je vais prendre d'abord l'un, puis ensuite l'autre. Mais par contre je ne sais pas quel plat est lequel. Alors sert toi le jae-chap et je suivrais. »

Je regarde mon amie se servir dans un plat où plein de long morceau de nourritures se mélangent les un aux autres. Ce n'est pas pareil que la gastronomie à laquelle les cuisiniers et cuisinières m'ont habitué, mais je trouve que c'est encore mieux. On mange pour le gout du plat, et non pour la vue. On se sert en quantité que l'on veux, comme on veux; nous ne sommes pas réduit aux quantité strictement gastronomique. Et le plus important: c'est cuisiné avec amour ! Pas juste parce que c'est un métier. Et honnêtement, les aliments n'ont pas réellement la même saveur lorsque les sentiments entrent en jeux. Pour ma part, maman m'a appris à cuisiner les plats français, de là où elle venait; le reste je l'ai appris dans la cuisine, toute seule, durant mes heures de libres.

Ae Ri se sert, puis je le fait à mon tour. J'essaie d'abord de reconnaître des aliments: des radis, du calamar, des champignons et un peu de carottes. Tout le reste est encore totalement inconnu pour moi. J'avale alors une bouchée et c'est tout un mélange de saveurs qui explosent dans ma bouche. C'est si délicieux que je ne peux m'empêcher d'avaler de la nourriture presque sans m'arrêter, voulant garder en continue ces saveurs sur ma langue, sur mes papilles. Je pose mon regard sur Ae Ri, ayant un peu oublié sa présence dans cette élan. J'avale ce que j'ai en bouche puis lui lance en souriant timidement:

    « Excuse moi, je me comporte vraiment mal. Mais ta maman à des mains de fées: c'est vraiment très bon ! Je comprend pourquoi c'est ton plat préféré ! »

Terminant mon assiette un peu plus lentement, je vois qu'Ae Ri est un peu plus embêtée que moi pour manger. Mais elle se débrouille vraiment bien, d'un côté. Et je suis vraiment heureuse qu'elle y arrive si bien. Voyant que j'ai ingéré toute la nourriture, je me sert dans le deuxième plat. Du bimbim-bam, ou bimbam-bim; il me semble. C'est quelque chose comme ça. Cette fois, ce plat ressemble bien plus à un fouillis que l'autre. J'essaie de prendre un peu de tout sans trop mélanger puis fait comme pour le plat précédent. Sauf qu'à part le riz, les reste m'est inconnu. Je vois bien quelques légumes, mais difficile de dire lesquels ils sont exactement. Je met un peu en bouche, mais je suis moins emballée par ce plat là que par le précédent. Posant mon regard sur mon amie j'essaie de lui donner mes impression, ce qui doit sans doutes déjà se lire sur mon visage.

    « Ce plat est aussi bon, mais je préfère de loin le cheap-ja ! »

Je rigole en remarquant dans les yeux de mon amie que je me suis trompée sur le nom du plat. C'est si compliqué tout ces noms à retenir. Mais d'un côté ce serait bien aussi de retenir tout ça: je serai certaine de ne plus me tromper au restaurant. Je pose mon regard sur mon assiette et continue lentement à manger le reste. C'est vrai que le gout des plats coréens n'ont rien à voir avec les plats américains, ou français. Une idée traverse mon esprit à toute vitesse: un jour il faudra que j'invite Ae Ri chez moi, et je lui ferais un bon plat français, avec une entrée et un dessert. Je relève la tête pour planter mon regard dans le sien.

    « Un jour tu viendras chez moi et je te cuisinerai un repas complet. » Puis j'ajoute en français: « De la bonne cuisine française ! »

Je rigole seule. Je suis idiote a essayer de faire ça ! Déjà que lorsque j'essaie d'apprendre le français à Hye Mi elle ne comprend qu'un mot sur deux, mais Ae Ri ne doit rien avoir compris. A moins qu'elle m'ai caché cela !

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Dim 17 Nov - 11:49

« C'est ta maman qui a fait à manger, alors rien que par politesse je vais tout goûter. Et puis ça sent tellement bon... Mais par contre, tu la remerciera pour le piment. J'aime bien, mais en manger trop me rend malade ... »

Je lui adresse un sourire et acquiesce d’un signe de tête. Je transmettrai les remerciements sans faillir à ma parfaite petite Maman. Je lui dirai aussi qu’Eden avait presque des étoiles dans les yeux en humant son repas.

« Je vais prendre d'abord l'un, puis ensuite l'autre. Mais par contre je ne sais pas quel plat est lequel. Alors sert toi le jae-chap et je suivrais. »
« Le jae-chap ? Ah ! Tu veux parler du jap-chae ! C’est celui-là. C’est un mélange d’œufs, de viande de porc, de vermicelles, de champignons, de piments et de quelques autres légumes. »

Je me sers, ajoutant un peu de riz à côté et attend qu’Eden se soit servie à son tour pour commencer. Celle-ci entame son assiette et je lis sur son visage qu’elle est conquise par ce plat. A tel point d’ailleurs qu’elle mange sans s’arrêter. Tout sourire, j’entame à mon tour mon plat. De ce que j’ai pu manger depuis mon retour à la maison, c’est le seul repas qui me paraît avoir un goût. Je suppose que c’est parce que je suis avec une personne que j’adore et qui ne me juge pas. Je décroche mon regard pour faire attention à ne rien renverser.

« Excuse moi, je me comporte vraiment mal. Mais ta maman à des mains de fées: c'est vraiment très bon ! Je comprend pourquoi c'est ton plat préféré ! »

Je hausse une épaule, la deuxième ne pouvant évidemment pas bouger en fixant mon invitée. Elle est vraiment adorable avec cet air intimidé sur son visage !

« Ne t’inquiète pas, je ne me formalise pas de ce genre de choses ! Même s’il y avait Maman, elle serait simplement ravie que ça te plaise autant. Et moi je suis aussi contente que tu aimes ! Alors mange autant que tu veux et comme tu le veux ! »

Après l’avoir rassurée, je me réattaque à mon assiette, allant lentement mais sûrement, gênée par mon flanc, ma fatigue mais aussi mon manque d’appétit. Pourtant, je me force, parce que c’est bon, et parce qu’il faut que je me nourrisse correctement pour ne pas inquiéter les miens et pouvoir charger correctement. Je vois Eden se servir dans l’autre plat et ne peut m’empêcher de la regarder goûter. Elle semble nettement moins emballée que pour le jap-chae.

« Ce plat est aussi bon, mais je préfère de loin le cheap-ja ! »

Mon regard se fait rieur et je retiens un petit rire, parce qu’il n’est pas facile pour un étranger de ne pas s’emmêler les pinceaux. Eden en revanche rit de bon cœur.

« Je crois que tu as besoin de cours de vocabulaire culinaire coréen, ma Eden ! On dit jap-chae. Et ce que tu es en train de manger, c’est du bibimbap. »

J’articule particulièrement bien les noms des plats pour ne pas laisser de confusion s’installer dans l’esprit de mon amie. Bien sûr, je me ferais un plaisir de lui apprendre autant de noms de plat qu’elle le voudra ! Elle termine son assiette et j’en fais de même. J’ai encore ma dernière bouchée dans la bouche quand elle reprend la parole.

« Un jour tu viendras chez moi et je te cuisinerai un repas complet. De la bonne cuisine française ! »

J’avale ce que j’ai dans la bouche en regardant Eden, intriguée. La deuxième phrase n’était pas en coréen, ni même en anglais. Ca ressemble à du français. Un peu comme dans les films et les dramas.

« Je n’ai absolument pas compris ce que tu as dit, mais ça ressemble à du français. Ca veut dire que tu veux cuisiner des plats français ? Dans tous les cas, je suis partante ! Tu penses que tu pourrais m’apprendre quelques trucs ? »

J’affiche cet air rêveur qui se retrouve souvent sur mon visage. Si elle m’apprenais juste un petit truc, je pourrais sans doute faire plaisir à Hwannie.
Eden a de nombreux talents que je ne connais pas. En même temps, on a beau avoir vécu quelque chose d’intense qui a fait de nous les meilleures amies du monde, on ne se connaît pas vraiment. Elle sait de moi que j’ai un frère, mais ça s’arrête là. Et moi ? Que sais-je d’elle si ce n’est qu’elle vient des États-Unis et qu’elle vient d’une famille visiblement riche ? Rien.

« Tu as appris le français à l’école ? Ou tu as habité là-bas ? J’aimerais bien en savoir un peu plus sur toi… »

J’affiche un air un peu gêné parce que ça ne se fait pas de dire ce genre de chose à une adulte. Ce n’est pas parce que je passe mon temps à franchir les limites que je ne les connais pas. Mais Eden… Eden est spéciale. Et j’ai vraiment envie d’en apprendre plus sur elle, d’être une véritable amie. Pour une fois, je ne vais pas vers elle dans l’espoir d’aller mieux. Je vais vers elle parce que j’en ai tout simplement envie.

« Ah, si tu veux quelque chose d’autre que ce qu’il y a sur la table, n’hésite pas, hein ! Un autre soda, du sel, un dessert avant les chamallows grillés… »

Je lui lance un petit clin d’œil amusé. Je sens les catastrophes arriver avec cette idée, mais ça promet d’être drôle, alors peu importe.


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Dim 1 Déc - 15:46

A

e Ri prend le temps de m'expliquer ce que contient le plat, où il est, ne manquant pas de corriger ma prononciation. Quand je répète que je ne suis pas douée avec les plats coréens. Ils ont beau être délicieux, exquis même -notamment si ce sont ceux de la maman d'Ae Ri- je n'arrive pas à insérer leurs noms dans ma petite tête. Un peu comme s'ils refusaient de rentrer, ou bien de rester. Tel de petites lucioles, ces noms s'éclairent dans mon cerveau l'espace de quelques secondes et s'éteignent, n'existant plus. Et si l'on m'en parle, la lumière se rallume. Sauf que je ne suis pas encore assez douée pour l'allumer de moi-même et lire les lettres qui s'affichent. Le jap-chap ? Chea-jap ? Du moment que c'est bon et qu'il n'y a rien pour me rendre malade, peu importe le nom cela me va très bien !

Ma meilleure amie se sert, mais je suis encore bien trop absorbée par mon assiette pour le remarquer. Lorsque je me calme un peu et que je lève la tête vers mon amie, un sourire étire ses lèvres. Je le lui rends. Elle semble aussi heureuse que moi de se tenir ici, à table, à partager ce repas. C'est vrai que c'est bon de se retrouver avec une personne qui est l'exact reflet de nous-mêmes -ou presque-. Quelqu'un qui nous comprend, tout simplement. Je m'empresse de m'excuser, suite à mon comportement si peu convenable. Elle se contente seulement de hausser une épaule, l'autre étant encore bloqué. Je suis heureuse de pouvoir être ici. Si j'avais été à New York, un tel comportement aurait déclenché une dispute, suivi d'une punition et de l'obligation de quitter la table dans les règles en m'excusant auprès de tous les convives. Ici je peux être à mon aise, et c'est agréable.

    « Ne t’inquiète pas, je ne me formalise pas de ce genre de choses ! Même s’il y avait Maman, elle serait simplement ravie que ça te plaise autant. Et moi je suis aussi contente que tu aimes ! Alors mange autant que tu veux et comme tu le veux ! »

Rassurée, je me recentre sur mon assiette comme Ae Ri le fait. Nous restons assez silencieuses durant un moment, ne cessant de terminer ce bon plat. Je termine finalement mon assiette et me sert dans l'autre plat. Du bim-bam, ou un truc comme ça. Cependant, ce plat m'enchante bien moins; ce que j'expose immédiatement à ma meilleure amie. Elle sourit puis retiens un rire pendant que je laisse le mien s'envoler et rebondir sur tous les murs de la pièce. Je me répète peut-être, mais je me sens vraiment bien ici. Bien loin des repas de la bourgeoisie. Ici, je peux rire et parler de tout sans gène; manger comme je le souhaite et ce que je veux. Chez moi, je dois respecter les règles. Ne pas rire, ne pas parler fort, ne pas parler de tout, être le plus silencieux possible, être lent, attendre tout le monde,... A force, on s'habitue. Mais lâcher prise de temps en temps ne peux que faire du bien !

    « Je crois que tu as besoin de cours de vocabulaire culinaire coréen, ma Eden ! On dit jap-chae. Et ce que tu es en train de manger, c’est du bibimbap. »

Ae Ri articule lentement afin que les mots et les lettres s'impriment dans mon cerveau, mais cela semble être une cause perdue. Jamais je n'arriverais à retenir tous ces noms compliqué. Cependant j'essaie, alors doucement je laisse mes lèvres bouger afin que je puisse mémoriser ce plat, ces deux plats. Espérons que ces deux mots sortent juste de ma bouche la prochaine fois que je les utiliseraient. J'enchaîne alors sur une idée: celle de l'inviter chez moi pour lui cuisiner un repas français. Je me laisse, de ce fait, divaguer en parlant français, oubliant que mon amie ne parle pas cette langue.

    « Je n’ai absolument pas compris ce que tu as dit, mais ça ressemble à du français. Ca veut dire que tu veux cuisiner des plats français ? Dans tous les cas, je suis partante ! Tu penses que tu pourrais m’apprendre quelques trucs ?
    Oui, exactement. Et je suis certaine que les plats français te plairont. D'ailleurs si tu veux apprendre à les cuisiner je suis partante pour tout t'apprendre. Tu verras, c'est pas si compliqué ! »

Je me sens soudainement idiote d'avouer une chose pareille. Non, ce n'est pas compliqué, pour moi qui ai appris cette cuisine et qui parle couramment français. Mais pour Ae Ri mes plats seront certainement tout aussi compliqué que ceux que j'ai vu aujourd'hui. Un léger rire s'échappe de mes lèvres. Pas moqueur envers ma meilleure amie, mais un peu idiot face à mes propres mots. Je me sens réellement bête de parler comme si tout ce que je sais et facile et le reste difficile. Mon amie ne parle pas ma langue, il est donc normal que cela lui paraisse compliqué. Cependant, je suis tout de même heureuse qu'elle ait réussi à saisir un peu le sens de mes paroles. Ae Ri m'étonnera toujours !

    « Tu as appris le français à l’école ? Ou tu as habité là-bas ? J’aimerais bien en savoir un peu plus sur toi. »Elle affiche un air gêné et ajoute: « Ah, si tu veux quelque chose d’autre que ce qu’il y a sur la table, n’hésite pas, hein ! Un autre soda, du sel, un dessert avant les chamallows grillés… »

Je me demande durant quelques instants la raison de sa soudaine gène. Elle n'a pourtant rien fait de mal ? Oui, elle est un peu curieuse, mais ça la rend tellement adorable. Et puis elle ne peut pas s'en vouloir d'avoir envie d'en apprendre plus sur moi. C'est même légitime puisqu'elle est ma meilleure amie. En vérité, nous ne savons pas grand-chose l'une de l'autre. Mais nous avons tout le temps pour apprendre. Et j'aimerais en savoir tellement sur elle moi aussi... Poussant tous les plats au bout de la table, empilant les assiettes, je jette un oeil à Ae Ri. Elle m'a proposé deux ou trois choses, et il est vrai que j'ai légèrement soif.

    « Je veux bien un autre soda s'il-te-plait. Et ne t'embête pas à débarrasser la table, on le fera après toutes les deux. Sauf si quelqu'un à déjà prévu de le faire ? »

La laissant aller chercher les sodas, je réfléchis un peu à ce que je vais bien pouvoir lui dire. Mais après tout, je n'ai rien à lui cacher. Pas même le fait d'être twao. Donc pourquoi tourner autour du pot alors que je peux simplement tout lui révéler, sans gènes. Sur Yun Ji, sur mon futur fiancé que je ne connais même pas, sur ma vie d'avant, sur ma recherche de l'âme soeur. Oui, je peux tout révéler à Ae Ri parce que je sais que je peux avoir confiance en elle, je sais que je peux tout lui dire. Qu'elle gardera tout pour elle. Enfin... Finalement, je me ravise. Je lui parlerai de tout, sauf de Yun Ji. Elle n'a pas besoin de savoir à quel point je me torture l'esprit pour savoir si je l'aime ou non, et si c'est bien lui mon âme soeur. Lorsqu'elle revient, je secoue légèrement ma tête pour remettre mes idées en place, puis plante mon regard dans le sien; prête à lui raconter ma vie.

    « Je suis née à New York, dans un des plus riches quartiers. Mon père a construit sa fortune sur une entreprise qui se lègue de génération en génération. Des entreprises qui sont les numéros un mondial en électronique. Lui détiens les puces et mon oncle les cartes mémoires. Il est humain, c'est ma mère qui est twao. C'est justement grâce à elle que je parle français, puisqu'elle vient de ce pays. J'ai donc souvent passé des vacances chez mes grands-parents en France. » Je baisse ma tête sur mes mains, puis la relève et enchaine: « Si je suis venue ici c'est pour retrouver mon âme soeur. Même si j'ai raconté à tout le monde que c'était pour mes études en littérature. J'ai envie de ne faire souffrir personne... Sauf que même si je la trouvais, jamais je ne pourrai être avec... » Le regard triste, les mains tremblante, j'essaie d'être claire en racontant la suite: « Dans une année je serais majeure en Corée. C'est dix-huit ans aux Etats-Unis et dix-neuf ici. Là, je me marierais avec un certain monsieur Lee. Il a une année de plus que moi. J'ai déjà vu son visage, une fois sur une photo. Et je sais qu'il se nomme Se Jong. Tu vois Ae Ri, dans les familles riches comme les nôtre, beaucoup de mariages sont arrangés afin de garder les grosses fortunes unies. Et nous n'avons pas le choix de nous y soumettre car ce n'est pas le dés-héritage qui est le plus grave; mais le rejet de notre famille et de la société que l'on subirait par la suite. Je n'ai donc pas le choix d'accepter mon fiancé, que je ne connais pas, et de ma faire à l'idée qu'il sera mon mari ! »

Je rigole un peu seule de cette drôle de situation. Je sais qu'Ae Ri est capable de comprendre, mais le monde vu par ses yeux ne doit certainement pas être le même que le mien. De toute manière je me suis inscrite au concours de la Lotte qui a lieu dans cinq jours. Au fond, j'espérais peut-être le rencontrer là haut, et c'est aussi peut-être pour ça que je ne me suis pas dés-inscrite malgré mes béquilles. Je lance un sourire chaleureux à ma meilleure amie. Même si ce n'est pas un sujet joyeux, il faut quand même garder le sourire et se dire que quelque part dans le monde il existe des personnes bien pire que moi; dans une situation encore plus désastreuse !

    « Et toi alors ma puce, raconte-moi tout de ta vie. Je sais que tu as un frère, et que tu es passionnée par la poterie. Mais je suis certaine que tu as bien plus de choses intéressantes à me raconter ! »

Car oui, sa vie m'intéresse au plus haut point et que j'ai l'envie folle de connaitre tout ce qu'il y a à connaitre sur ma meilleure amie !

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Jeu 26 Déc - 11:13

« Oui, exactement. Et je suis certaine que les plats français te plairont. D'ailleurs si tu veux apprendre à les cuisiner je suis partante pour tout t'apprendre. Tu verras, c'est pas si compliqué ! »

Elle rit joyeusement. Je pense un instant à l’imiter en m’imaginant avec elle dans sa cuisine, en train d’apprendre quelques petits trucs. Mais il manque quelque chose. Le tableau n’est pas parfait.

« Je suis sûre qu’avec toi je pourrais même réussir une magnifique pièce montée ! Mais j’ai parlé sans réfléchir. il vaut mieux laisser tomber cette idée, Eden. La cuisine est une activité que mon frère et moi avons toujours partagé. A moins que tu ne l’acceptes dans ta cuisine et que tu aies envie de lui apprendre une moitié de recette, ce n’est pas une bonne idée. »

Non, il n’y a pas énormément d’activités que nous partageons encore tous les deux. C’est plutôt compliqué de le voir ne serait-ce que pour échanger un câlin. C’est à lui que j’associe la cuisine, je n’ai pas envie de faire ça sans lui.

« Je veux bien un autre soda s'il-te-plait. Et ne t'embête pas à débarrasser la table, on le fera après toutes les deux. Sauf si quelqu'un à déjà prévu de le faire ? »
« Si nous nous avisons de débarrasser la table, Maman va me le reprocher jusqu’à la fin de mes jours. Et elle culpabilisera de nous avoir laissées seules toutes les deux pour manger. Non, vraiment, il vaut mieux ne pas toucher à ce qu’il y a sur la table ! »

Tout en parlant, je me dirige vers la cuisine. J’y rentre et en ressort quelques instants après armée d’une cannette de soda. Je reviens m’asseoir, donnant la boisson à Eden. Ses yeux s’accrochent aux miens et elle se lance dans le discours de sa vie.

« Je suis née à New York, dans un des plus riches quartiers. Mon père a construit sa fortune sur une entreprise qui se lègue de génération en génération. Des entreprises qui sont les numéros un mondial en électronique. Lui détiens les puces et mon oncle les cartes mémoires. Il est humain, c'est ma mère qui est twao. C'est justement grâce à elle que je parle français, puisqu'elle vient de ce pays. J'ai donc souvent passé des vacances chez mes grands-parents en France. »

Mes yeux s’arrondissent d’étonnement non pas parce qu’elle est l’héritière d’une grande entreprise mais parce qu’elle a de la famille française. Quelle chance elle a d’avoir pu voyager autant ! Quand elle reprend, j’ai appuyé mon coude sur la table et posé mon menton sur ma main.

« Si je suis venue ici c'est pour retrouver mon âme soeur. Même si j'ai raconté à tout le monde que c'était pour mes études en littérature. J'ai envie de ne faire souffrir personne... Sauf que même si je la trouvais, jamais je ne pourrai être avec... »

Le regard triste qu’elle me lance me serre le cœur. Je ne comprends pas ce qu’elle essaie de me dire. Pour la souffrance, d’accord. Je suppose qu’elle ne veut pas se mettre avec quelqu’un pour finalement quitter ce quelqu’un au profit de son âme sœur. Je peux le comprendre. Mais pourquoi ne pourrait-elle pas être avec son âme sœur ? C’est quelque chose qui échappe totalement à ma compréhension. Je retiens mes questions, la laissant enchaîner à sa guise.

« Dans une année je serais majeure en Corée. C'est dix-huit ans aux Etats-Unis et dix-neuf ici. Là, je me marierais avec un certain monsieur Lee. Il a une année de plus que moi. J'ai déjà vu son visage, une fois sur une photo. Et je sais qu'il se nomme Se Jong. »

Tout le reste, je ne l’entends plus. Impossible d’entendre quoi que ce soit maintenant. Les connections refusent de se faire dans mon esprit. Nom de famille Lee, prénom Se Jong. Tout ensemble, ça fait Lee Se Jong. Mon Lee Se Jong ? Si on ajoute à cela le fait qu’il s’agisse d’un mariage arrangé entre deux entreprises, il n’y a plus aucun doute possible. L’idée qu’il s’agisse d’un mariage arrangé me choque bien moins que le fait que Se Jong soit impliqué. Je regarde Eden rire et sourire alors qu’elle ne semble pas en avoir vraiment envie. Je secoue légèrement la tête.

« Tu es la promise de Se Jong-Oppa ? Sérieusement ? Se Jong l’étudiant en commerce ? Le Se Jong que ma famille et connaît depuis toujours ? Celui qui déteste les twaos et a un caractère pourri avec ceux qu’il n’aime pas ? Tu parles de ce Se Jong-là ? Alors ça, pour une surprise… »

J’ai gardé pour moi quelques descriptions de mon ami qui auraient pu blesser Eden, telle que Se Jong le coureur de jupon. Je ne sais pas quoi penser de cette histoire, même si je n’ai rien à en penser puisqu’on ne me demande pas mon avis. En revanche, je fournis quelques explications.

« Se Jong est un très bon ami à moi. On s’entend étrangement bien tous les deux, ce qui désespère mon frère et notre meilleur ami d’ailleurs. Le monde est vraiment petit… »

L’idée de voir Eden et Se Jong mariés m’angoisse. Heureusement, Eden chasse rapidement cette angoisse, certes au profit d’une autre.

« Et toi alors ma puce, raconte-moi tout de ta vie. Je sais que tu as un frère, et que tu es passionnée par la poterie. Mais je suis certaine que tu as bien plus de choses intéressantes à me raconter ! »
« Tu sais, il ne se passe pas grand-chose dans la vie d’une lycéenne lambda ! »

Quand on oublie bien sûr que j’ai vu mon ancien partenaire mourir pour me protéger et que j’arrive à avoir un accident de bus, chose extrêmement rare.

« Je suis née ici, j’ai grandi ici. Ma mère est twao, mon père non. Elle est assistante sociale, il est pédiatre. Elle est douce, il est grincheux. »

Je ris un peu face à cette contradiction. Je me suis toujours demandée comment une femme aussi douce que ma mère avait pu se retrouver mariée avec un homme aussi tempétueux que mon père. Seo Min disait que l’amour ne s’expliquait pas, et que j’étais bien placée pour le savoir.

« A part ça, mon partenaire actuel vit au coin de la rue, il a un frère jumeau fou amoureux de moi et prêt à tout pour que je le remarque. »

Young Nam chasse la pensée de Seo Min et je m’accorde un sourire sincère. S’il voyait son nom associé à un sourire aussi tendre, je suis persuadée que Nam l’interprèterait comme une preuve de mon amour pour lui. Idiot. Il y a tellement de filles parfaites ! Pourquoi ne va-t-il pas s’accrocher aux jupes d’une autre qui ne lui brisera pas le cœur ?

« Sinon, je manipule l’argile depuis que je suis toute petite. Avant l’accident, on m’a proposé de visiter l’atelier d’un sculpteur de génie. Dès que j’irai mieux, j’irai ! Je n’ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard, mais je me dis que si ça a un rapport avec la poterie, ce serait vraiment bien. Je dessine et je peins aussi, mais je n’aime pas ce que je fais en général donc je me contente de décorer mes pièces au final. »

Je réfléchis un peu avant de conclure qu’il y a là ou ce qu’Eden a besoin de savoir. Le reste, personne ne devrait le connaître.

« Tu vois, il n’y a pas grand-chose à savoir sur moi ! Ta vie est beaucoup plus intéressante que la mienne ! D’ailleurs, je suis sûre que tu pourrais bien t’entendre avec Ae Woon. Tu as l’air d’aimer voyager, et lui rêve d’aller visiter d’autres pays. Tu as été ailleurs qu’en France, aux États-Unis et en Corée du Sud ? Ce doit être bizarre de changer de culture… »

Je sais que les cultures occidentales et orientales sont très éloignées les unes des autres. Eden est une sacrée femme.

« Je t’admire, tu sais ! Tu es sacrément courageuse d’être venue ici seule. Je te l’ai déjà dit quand on s’est rencontré mais maintenant c’est encore plus vrai. Si tu as besoin de quoique ce soi, n’hésite pas à venir nous voir, ou à appeler. On t’aidera avec le plus grand plaisir ! »

Je vais saisir sa main gauche, posée sur la table, et la serre dans la mienne, mon expression la plus sérieuse fermement agrippée à mes traits.


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Sam 15 Fév - 12:48

A

e Ri semble heureuse à l'idée de goûter des plats français. Il faut tout de même avouer que nous la nommons la haute gastronomie. Du moins près de Paris. Les plats régionaux et tout droit sortis du terroir sont bien moins raffinés. Un riche homme d'affaire qu'il n'y toucherait même pas. Pour autant, j'ai entendu d'excellentes choses sur ces plats. Notamment leur côté simple et dépouillé. Je pense qu'avec la recette je pourrais en cuisiner avec mon amie. Mais sont visage semble quelque peu se renfrogner lorsque je lui demande si elle veux apprendre à cuisiner.

    « Je suis sûre qu’avec toi je pourrais même réussir une magnifique pièce montée ! Mais j’ai parlé sans réfléchir. il vaut mieux laisser tomber cette idée, Eden. La cuisine est une activité que mon frère et moi avons toujours partagé. A moins que tu ne l’acceptes dans ta cuisine et que tu aies envie de lui apprendre une moitié de recette, ce n’est pas une bonne idée. »

Je continue de sourire, tout en acquiescent à cette idée. Je n'ai jamais réellement vu le frère d'Ae Ri, si ce n'est en le croisant quelques fois par hasard. Pouvoir partager quelque chose avec les Kang me ferait vraiment plaisir. D'un côté, ça me rappellera mon cousin et moi, lorsque je vivais encore à New York. Le même demi cercle accroché au lèvres, je propose gentiment et poliment de débarrasser la table mais la maman de mon ami ne semble pas être d'accord avec cette proposition. Ou du moins elle culpabilisera. Et je n'ai surtout pas envie que la maman de ma meilleure amie culpabilise seulement parce que j'ai débarrasser quelques assiettes. Et puis il est vrai qu'en béquille, je risque d'avoir des difficultés.

Je vois mon amie se lever et chercher des sodas. Elle les reposent sur la table et semble presque plonger dans mon regard. Ou du moins je vois qu'elle est plus qu'attentive au flots dévastateur de paroles qui sortent eux-même d'entre mes lèvres. On me reproche souvent de parler trop, et j'ai presque peur d'étouffer ma petite Ae Ri face à cette vague immense. Lorsque je lui détaille ma famille, je sais pertinemment qu'elle ne me juge pas. Qu'elle arrive à me comprendre. Sa petite main se pose sous son menton et je continu de divaguer en parlant de la France et de ma recherche utopique de l'âme sœur. Elle semble suivre mes émotions unes à unes, comme le reflet de mon cœur. Je termine enfin mon petit discours sur mon histoire, et tente de rire pour ne rien montrer. Mais Ae Ri voit tout.

    « Tu es la promise de Se Jong-Oppa ? Sérieusement ? Se Jong l’étudiant en commerce ? Le Se Jong que ma famille et connaît depuis toujours ? Celui qui déteste les twaos et a un caractère pourri avec ceux qu’il n’aime pas ? Tu parles de ce Se Jong-là ? Alors ça, pour une surprise… » Ae Ri se stop puis continue : « Se Jong est un très bon ami à moi. On s’entend étrangement bien tous les deux, ce qui désespère mon frère et notre meilleur ami d’ailleurs. Le monde est vraiment petit… »

Je bloque quelques secondes avant de réagir et réaliser ce qu'elle est en train de ma dire. Elle le connait. Elle connait mon fiancé alors que moi même je ne l'ai jamais vu. Je ne suis ni touchée, ni blessée, et encore moins jalouse. Ce mariage est la pire chose qui ait été inventé ! Mais je suis étonnée de voir qu'elle lui parle, et que ce sont de très bon amis. Je suis à deux millimètre du ravin de la déprime tandis que je me force à regarder vers le ciel. Il faut toujours tenter de voir le côté positif des choses : comme Se Jong et moi sommes proches d'Ae Ri nous aurons déjà quelque chose en commun... Je change alors de sujet, reportant la conversation sur elle.

    « Tu sais, il ne se passe pas grand-chose dans la vie d’une lycéenne lambda ! Je suis née ici, j’ai grandi ici. Ma mère est twao, mon père non. Elle est assistante sociale, il est pédiatre. Elle est douce, il est grincheux. » Elle part d'un léger rire et je ne peux m'empêcher de l'accompagner. « A part ça, mon partenaire actuel vit au coin de la rue, il a un frère jumeau fou amoureux de moi et prêt à tout pour que je le remarque. »

Ma meilleure amie esquisse un sourire tendre et sincère. Il est certainement adressé à son partenaire de charge. Et j'essaie pendant un instant de m’imaginer avec un partenaire, pouvant rechercher avec plus d'intensité qu'un simple baiser. Un baiser emplie de douceur, de compréhension et d'amitié. C'est encore une chose qui me manque des Etats-Unis : avoir un partenaire de charges fixe. ; Alors je comprend Ae Ri et son joli sourire.
    « Sinon, je manipule l’argile depuis que je suis toute petite. Avant l’accident, on m’a proposé de visiter l’atelier d’un sculpteur de génie. Dès que j’irai mieux, j’irai ! Je n’ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard, mais je me dis que si ça a un rapport avec la poterie, ce serait vraiment bien. Je dessine et je peins aussi, mais je n’aime pas ce que je fais en général donc je me contente de décorer mes pièces au final.
    « Je suis sûre que tu as un tallent inouïe pour cela. Aie confiance en toi et ne te dévalorise pas de cette manière ! »

J'essaie d'affirmer qu'elle doit être vraiment douée. Ses mains, au premier coup d'oeil, sont travaillée. Ce sont celles des personnes qui ont un sens aigu de l'art et qui à beaucoup manié, me disait souvent mon père lorsque j'étais enfant. Je m'appuie légèrement sur le dossier de la chaise pour déplier mon dos et pose mes mains sur la table.

    « Tu vois, il n’y a pas grand-chose à savoir sur moi ! Ta vie est beaucoup plus intéressante que la mienne ! D’ailleurs, je suis sûre que tu pourrais bien t’entendre avec Ae Woon. Tu as l’air d’aimer voyager, et lui rêve d’aller visiter d’autres pays. Tu as été ailleurs qu’en France, aux États-Unis et en Corée du Sud ? Ce doit être bizarre de changer de culture… » Elle ajoute ensuite: « Je t’admire, tu sais ! Tu es sacrément courageuse d’être venue ici seule. Je te l’ai déjà dit quand on s’est rencontré mais maintenant c’est encore plus vrai. Si tu as besoin de quoique ce soi, n’hésite pas à venir nous voir, ou à appeler. On t’aidera avec le plus grand plaisir ! »

Posant sa main sur la mienne, elle me lance le regard le plus sincère et emplie de sentiments qu'il m'ait été donné de voir ces derniers temps. J'hôche la tête de haut en bas et esquisse un large sourire en signe de remerciement. Heureusement qu'elle existe. Je ne sais même plus comment je pourrais continuer ma vie en Corée sans avoir rencontré cette merveilleuse Ae Ri. Je voudrais répondre que ce n'est pas du courage mais plutôt de la volonté puisque j'aurais tout de même été forcée à venir en Corée, mais je préfère éviter le sujet pour le moment. Il me met tant mal à l'aise...

    « S'il rêve de pays étrangers il est plausible que je m'entende avec ton grand frère, en effet. Changer de culture n'est pas ce qui est le plus dure lorsque l'on voyage. New York est un véritable Melting Pot. Il existe des quartiers pour presque toutes les nationalités. Le plus difficile c'est d'y vivre... Tu as vu par toi même que les noms des plats ne sont pas mes amis. C'est s'adapter à la culture pour y vivre qui est le plus compliqué... »

S'adapter au expressions, à l'usage, se dire que c'est le paysage que l'on verra toute notre vie. Je pose mon autre main sur celle d'Ae Ri, l'enfermant au creux des deux miennes. Avec un regard et un rire, j'essaie d’enchaîner les voyages en lui transmettant le plus de choses que j'ai vu et dont je m'en souvienne.

    « J'ai voyagé au sein de quelques autres pays. Mon père a toujours affirmé que les dames avec un minimum de culture, quel quelle soit, était toujours plus attrayante. De ce fait j'ai visité de nombreux monument en France et j'ai visité quelques pays Européens comme la Pologne, la Bulgarie, la Grèce ou bien l'Ecosse. J'ai également vu les pyramides d'Egypte et les réserves du Nigéria. Le Pérou, le festival Brésilien et l'Alaska. La Chine, où les mariages sont splendides, le Japon et l'Inde. Mon père voulait m’emmener en Australie cette année mais les préparatifs prennent plus de temps que prévu... »

Je sais bien que le mariage n'aura lieu que dans une année, mais les personnes riches s'y préparent des années à l'avance. Ils créent des listes de potentiels époux ou épouse, nous en font rencontrer certains, les parents se rencontrent puis fixe une date. Puis il faut contacter les familles, la haute société, se faire bien voir, préparer les robes, les costumes et les décors...

Ne lâchant pas sa main, je continue de laisser mes pensées divaguer. Sauf qu'elles s'accrochent à autre chose, elles suivent mon regard qui s'oriente vers une photo de cinq enfants : deux filles et trois garçons. Tout le monde semble heureux, joyeux et respirer totalement la joie. Décrochant enfin ma main de la sienne, je pointe du doigt cette jolie photo.

    « C'est une bien jolie photo. C'est toi la petite fille dessus ? »

Je me rappelle avoir une photo presque identité à New York. Une photo de mon cousin, ma cousine et moi. Nous semblions heureux, jusqu'à ce que la jalousie la ronge. Elle s'est amusé pendant longtemps à me faire vivre un réel enfer. Même si tout nous oppose, physiquement comme mentalement, je garde l'espoir qu'elle change un jour et qu'elle redevienne cette gentille enfant qui se dresse sur la photo à New York. Je me lève de ma chaise en secouant légèrement la tête et attrape le paquet de chamallow que j'ai acheté plus tôt dans l'après midi. Le tendant de nouveau fièrement, je dis à mon amie :

    « Crois-tu que nous ayons droit à notre dessert maintenant ? »

En espérant qu'Ae Ri accepte de m'expliquer l'histoire de cette photo.

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Dernière édition par Eden A. Rosebury le Sam 22 Mar - 17:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My best friend ever   Mar 18 Mar - 10:56

Ma Eden ne réagit pas vraiment lorsque je lui apprends que je connais Se Jong. Je n’ose pas insister, simplement parce que je ne veux pas me montrer envahissante. J’ai l’impression que ce mariage est vraiment loin de l’enchanter, ce qui peut parfaitement se comprendre. Dans quelle galère sont-ils tous les deux ? Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer le pire. Je connais Se Jong. Quand on l’oblige à faire quelque chose, il peut devenir le pire des sales types. Quant à Eden, je ne l’imagine pas assez résistante pour supporter sans heurt les remarques cyniques de Se Jong. Quelle angoisse ! Enfin je penserai à ça plus tard. Et j’essaierai au moins de savoir ce qu’en pense mon ami de toute cette histoire et surtout d’Eden. Il faudra juste que je trouve le bon moment pour en parler.

Nous changeons de sujet pour nous attarder sur moi, ou sur la partie de moi que j’accepte de montrer. Celle que je voudrais libre de terreurs et de traumatismes. Est-ce qu’un jour je parlerai à Eden de ce que je ressens vraiment ? Rien n’est moins sûr. Les seuls qui ont pu savoir ce que je ressens sont ceux qui ont profité de mes moments de faiblesse. Même Woonie n’a aucune idée de mon réel état.

« Je suis sûre que tu as un tallent inouïe pour cela. Aie confiance en toi et ne te dévalorise pas de cette manière ! »
« Que veux-tu, je suis une éternelle insatisfaite ! »

J’obtiens toujours la même réaction lorsque je fais cette réflexion. C’est amusant ! Le sujet dévie à nouveau, par mon fait, et en vient à mon frère et à ses goûts pour le voyage. Voilà un bon sujet, neutre, juste comme il faut.

« S'il rêve de pays étrangers il est plausible que je m'entende avec ton grand frère, en effet. Changer de culture n'est pas ce qui est le plus dure lorsque l'on voyage. New York est un véritable Melting Pot. Il existe des quartiers pour presque toutes les nationalités. Le plus difficile c'est d'y vivre... Tu as vu par toi même que les noms des plats ne sont pas mes amis. C'est s'adapter à la culture pour y vivre qui est le plus compliqué... »

Ça, je veux bien le croire ! Je me souviens de notre voyage aux Etats-Unis, avec Maman et Ae Woon. Je me souviens de toutes les difficultés que nous y avions rencontrées, du moment où nous nous étions perdus dans l’aéroport par ma faute, de mes difficultés pour réussir à manger, de tout un tas de choses en fait. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que mon psychorigide de grand-frère risque d’avoir du mal à se faire à tout cela s’il compte voyager.

« J'ai voyagé au sein de quelques autres pays. Mon père a toujours affirmé que les dames avec un minimum de culture, quel quelle soit, était toujours plus attrayante. De ce fait j'ai visité de nombreux monument en France et j'ai visité quelques pays Européens comme la Pologne, la Bulgarie, la Grèce ou bien l'Ecosse. J'ai également vu les pyramides d'Egypte et les réserves du Nigéria. Le Pérou, le festival Brésilien et l'Alaska. La Chine, où les mariages sont splendides, le Japon et l'Inde. Mon père voulait m'emmener en Australie cette année mais les préparatifs prennent plus de temps que prévu... »
« Wahou. »

Je n’ai pas pu retenir l’expression de mon admiration et de mon étonnement. Ca en fait des voyages ! Eden est un véritable globe-trotter. Ae Woon l’envierait. Même moi je l’envie alors que je n’ai aucune aspiration à voyager. J’avais envie de visiter quelques endroits mais c’était lorsque Seo Min était là. On s’était dit que lorsque je serai majeure, on s’offrirait un petit séjour à l’étranger, juste tous les deux. Il aurait laissé sa jumelle le temps de ce séjour. On aurait été simplement tous les deux, avec nos valises. On n’aurait eu besoin de personne d’autre. Juste lui, et moi, deux amis partageant un voyage et échangeant leurs énergies au besoin. On voulait faire tellement de choses ensembles… Il me manque, il me manque tellement…

Lorsque je ramène mon attention sur Eden, quittant enfin mes regrets, je me sens soulagée qu’elle n’ait pas remarqué tout ça. Dans le pire des cas, j’aurais prétexté une conséquence de mes médicaments, mais je déteste mentir, sans compter que j’en suis incapable. Quoique ce ne serait pas forcément un mensonge dans la mesure où ce genre de réminiscence ne se produit que depuis l’accident. J’ai du mal à contrôler mes ressentis malgré les calmants et les somnifères. J’apprendrais à gérer tout ça.

Je suis le regard de mon invitée pour voir qu’il s’est porté sur les photos exposées par Maman. Eden lâche ma main pour en pointer une du doigt. Je ressens un grand vide et un grand froid lorsque je m’en rends compte et que mon regard se pose à son tour sur la photo. Une photo d’enfance. On était tous heureux à l’époque. On n’avait pas de secrets les uns pour les autres.

« C'est une bien jolie photo. C'est toi la petite fille dessus ? »

Je mentirai en disant que je n’ai pas prié toutes les divinités connues pour qu’elle ne pose aucune question. Mais maintenant que c’est fait, je dois répondre, et prendre sur moi pour chasser les images horrible qui me façonnent depuis plus d’un an.

« Oui ! Tu ne vois pas mes yeux bleus ? Au milieu, c’est Ae Woon, mon frère. A côté de lui, c’est Eun Ae, notre cousine, et à côté d’elle, c’est Min Hwan, le partenaire de mon frère et un excellent ami. »

Je marque une courte pause, songeant sérieusement à ne pas parler de Seo Min, debout à côté de moi sur la photo. Mais si je ne le fais pas, ça semblera suspect.

« Et à côté de moi, c’est… Seo Min. Mon partenaire d’enfance. On traînait souvent tous les cinq ensembles. C’était quelques jours après qu’on ne m’enlève les sutures dues à une chasse aux papillons un peu trop intense ! »

J’ajoute volontairement cet épisode pour détourner l’attention de Seo Min. Je ramène ma main libre devenue moite sur mes jambes. Si j’étais seule, je fondrai sans doute en larmes et j’irai m’enfermer dans mon atelier, même si je ne peux rien y faire en ce moment. Mais je ne suis pas seule, et je ne veux n i inquiéter mon amie ni lui laisser entrevoir l’océan larmoyant qu’est mon cœur. Heureusement pour moi, Eden se relève et secoue le paquet de chamallow. Je la fixe en ramenant un sourire sur mes lèvres.

« Crois-tu que nous ayons droit à notre dessert maintenant ? »
« Oui ! Allons-y ! En espérant ne pas mettre le feu à la maison ! »

Je me relève avec trop d’empressement, m’arrachant un râle douloureux. Ca me change les idées, comme à chaque fois. Je prends la direction du jardin, suivie par Eden, en prenant soin de ne pas aller trop vite. Lorsque nous sortons, le barbecue a fait de jolies braises et une odeur plutôt agréable s’en dégage. J’aime ce parfum un peu fumé, il me rappelle les barbecues estivaux avec ma famille. C’est un effluve qui réchauffe le cœur. Les flammes dépassent largement la grille, mais je suppose que ça nous arrange bien.

« Je vais nous chercher des piques à brochettes ! »

J’annonce ça fièrement avant de retourner à la cuisine aussi vite que mon état me le permet pour en revenir avec ce qu’il faut. Par contre, je trouve les bâtons trop courts… Je récupère donc les vieilles maniques dont papa se sert lorsqu’il s’occupe du barbecue. Qu’on aille pas se brûler.

« Et voilà ! Par contre, je ne sais pas trop comment on peut s’y prendre pour ne pas se brûler… On ne peut pas poser les guimauves sur la plaque, sinon on va en mettre partout et il ne restera plus rien à manger. »

J’affiche une moue contrariée et ne peux réprimer la pensée que si Seo Min était là, il aurait tout géré d’une main de maître.

« Hum, on pourrait peut-être piquer une guimauve au bout d’un bâton, mettre le gant et tendre le bâton au-dessus des flammes ? »

Comme si ça n’avait pas été clair, je m’exécute, plantant le bonbon, jusqu’à ce que je me rende compte d’un détail plutôt ennuyeux.

« Euh… Tu peux m’aider à mettre le gant s’il-te-plaît ? »

Bah oui, là, je risque d’avoir du mal à me débrouiller seule, même si c’est plus une moufle d’un gant !


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Sam 22 Mar - 17:54

A

e Ri affiche une moue qui semble être un mélange de tristesse, de regrets et d'hésitation. Je m'en veux presque d'voir posé cette question. Pourtant, je pensais que cette photo n'était qu'un simple souvenir, comme tout le monde en a. Chaque personne possède des photo d'eux plus jeune, de leur enfance. Je me dis souvent que c'est le meilleur age. Celui de l'innocence. On se fiche bien de tout ces problèmes de grandes personnes. On prend une poupée, on voit un autre enfant, et sans problèmes aucun on s'amuse. On se fiche de la nationalité, de la classe social et de tout ces autres soucis que se crée les adultes.

    « Oui ! Tu ne vois pas mes yeux bleus ? Au milieu, c’est Ae Woon, mon frère. A côté de lui, c’est Eun Ae, notre cousine, et à côté d’elle, c’est Min Hwan, le partenaire de mon frère et un excellent ami. » Elle marque une pause, puis reprend: « Et à côté de moi, c’est… Seo Min. Mon partenaire d’enfance. On traînait souvent tous les cinq ensembles. C’était quelques jours après qu’on ne m’enlève les sutures dues à une chasse aux papillons un peu trop intense ! »

Un léger rire traverse mes lèvres et je ne peux que trop bien imaginer ce petit soleil courant après des papillons. Cependant, je sens une lourde tristesse lorsqu'elle prononce le prénom de Seo Min. Je ne sais pas pourquoi, et j'ai presque envie de poser la question mais je m’abstiens. Mon amie parle de tout cela au passé. Alors j'envisage que, dans le meilleur des cas, son partenaire soit parti. Mais j'ai bien peur que ce soit tout autre chose... Pauvre Ae Ri. Quand je pense à tout les êtres qui me tiennent à coeur, je n'imagine pas une seule seconde vivre sans l'un d'eux. Même Se Jong, au grand jamais je ne prierai pour sa mort ou pour qu'il lui arrive quoique ce soit afin d'annuler ce mariage. Je décide donc d'effacer cet épisode, de prendre les chamallow et de faire comme s'il ne s'était rien passé. Je pense que c'est le mieux pour ma meilleure amie.

Elle me propose d'aller déguster immédiatement notre dessert et je la suis près du barbecue que nous avons auparavant préparé. Je m'inquiète lorsqu'elle lâche un râle douloureux en se levant, mais elle fonce doucement vers le jardin. Ae Ri marche à ma vitesse, ce qui me permet de la suivre avec mes béquilles. Les flammes dépassent du barbecue et l'odeur de fumé me met l'eau à la bouche. Tout cela me rappel les camps de vacances en amérique, où l'on pouvait rester les soir des heures autour du feu à griller des chamallow et raconter des histoires d'horreur. Je n'en dormais plus la nuit. Ma meilleure amie part chercher des brochettes et reviens aussi vite que possible.

    « Et voilà ! Par contre, je ne sais pas trop comment on peut s’y prendre pour ne pas se brûler… On ne peut pas poser les guimauves sur la plaque, sinon on va en mettre partout et il ne restera plus rien à manger. » Ae Ri fait la moue. « Hum, on pourrait peut-être piquer une guimauve au bout d’un bâton, mettre le gant et tendre le bâton au-dessus des flammes ? Euh… Tu peux m’aider à mettre le gant s’il-te-plaît ? »

Je rigole face à son empressement, attrape cette moufle et la glisse doucement sur sa main libre. J'ai presque peur de lui faire mal. Une fois celui-ci mis à sa main, j'attrape l'autre que je glisse sur la mienne. Je pose une béquille au sol et me contente de m'appuyer sur l'autre pour ne pas perdre l'équilibre. Je prend deux brochette sur lesquelles je plante des chamallow, passe la première à Ae Ri et tend la deuxième sur le feu. Il est encore très chaud, et cette chaleur semble se plaquer sur mon visage. Puisqu'il ne fait pas encore très chaud, je dois bien avouer que c'est agréable. Je sourie à mon amie pendant que je croque dans une de ces sucreries. C'est tellement bon !

    « Je crois bien que le sucre est la meilleure découverte au monde ! »

Je rie à nouveau. J'ai presque l'air bête, je sais. Mais qu'importe. C'est Ae Ri qui est en face de moi et non n'importe quelle idiote qui tenterai de me juger. Je profite de ce cours instant où l'on se contente de manger, de s'empiffrer de ces tendres sucreries. Parfois, je rêve que ma vie soit ainsi. Composée seulement de moments simple, où il n'existe aucuns soucis. Pas de problèmes d'honneur et de déshonneur, d'argent et de fusion, de bonne tenue et de prestance. Où les personnes qui m'ont élevée ne seraient pas orgueilleuses, vaniteuses et avares. Je voudrais, plus tard, pouvoir rentrer chez moi, avec un mari qui serait mon âme soeur et des enfants nés d'un amour pur et sincère. Des enfants désiré, qui feraient ce que bon leur semble et qui n'aurait pas le titre d'héritier à peine né. Oui, je rêve juste de ça. Mais les rêves sont irréel, et le reste presque toujours.

    « Au fait, parle moi un petit peu plus de toi. Est-ce que tu aurais un amoureux ? Parce que si tu n'en as pas, le monde tourne à l'envers. Entre tes yeux bleu, ton visage de poupée et ton caractère de petit ange; les garçons seraient bien idiots de ne pas sortir avec toi. »

Tout ça me rappel un peu mon adolescence. Bien sur, en Corée j'en suis toujours une. Et en Amérique j'en suis tout juste sortie. Mais pour moi, l'adolescence se place vraiment au coeur du collège et du lycée. On découvre réellement tout ce qu'il y a à apprendre sur la vie. Et notamment sur l'amour et les garçons. Je pique de nouveau chamallow à l'aide de ma brochette et les laissent tourner autour du feu. J'attend sa réponse, fixant ses yeux lorsque j'entends un drôle de bruit. Une grimace s'affiche sur mon visage et je tourne la tête pour constater le dégat: mes chamallow ont presque totalement fondu et les petits bouts se sont collés aux braises. Heureusement pour moi, la grille est presque épargnée.

    « Je... Je suis désolée je n'ai pas fait attention ! Mais... Cela n'empêche, j'attend ta réponse ma puce ! »

Un rire traverse mes lèvres et j'essaie de détendre l'atmosphère. Je ne pense pas que ce soit énormément compliqué. Parce que je pense avoir obtenue la palme des pires situations amoureuses.

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Ven 28 Mar - 23:38

Le doux rire d’Eden tinte agréablement à mes oreilles. Je me sens plus légère en l’entendant. Je l’adore. Elle glisse ma main délicatement dans la manique et enfile elle-même sa jumelle avant de me passer une brochette que je tends immédiatement au-dessus du feu. Eden m’imite rapidement et l’odeur de sucre chauffé parvient jusqu’à mes narines. Eden goûte la première à la guimauve fondante. Je l’imite, me brûlant bien évidemment la langue. C’est bien connu, je n’ai pas du tout l’esprit pratique. Enfin soit, c’est quand même bon. Une fois passée la brûlure.

« Je crois bien que le sucre est la meilleure découverte au monde ! »

J’acquiesce vivement, un peu trop vivement pour mon corps encore tout endolori. Nous nous empiffrons littéralement de guimauves fondues, le tout sans aucun remord. Je grignote avec appétit, étrangement. Ca oui, le sucre est la meilleure découverte du monde. Avec le chocolat.

« Au fait, parle moi un petit peu plus de toi. Est-ce que tu aurais un amoureux ? Parce que si tu n'en as pas, le monde tourne à l'envers. Entre tes yeux bleu, ton visage de poupée et ton caractère de petit ange; les garçons seraient bien idiots de ne pas sortir avec toi. »

Je quitte mon monde d’extase gourmande pour retomber brutalement sur terre. Je rougis instantanément, tant à cause des compliments de mon amie qu’à cause de sa question. Pourquoi est-ce que tout le monde me pose cette question ? On dirait vraiment qu’il n’y a que ça qui préoccupe les gens ! Comme s’il n’était pas normal qu’une lycéenne de seize ans n’ait pas de petit ami. Je n’ai pas besoin de ça, moi. Mon cœur entier est dévoué à Hwannie, même s’il ne le saura jamais, et même si je sais que ce n’est pas raisonnable. Pour le reste, rien. Personne ne fait battre mon cœur suffisamment fort pour que j’ai envie de me lancer dans quoique ce soit. Puis, je préfère ne pas me rapprocher des gens. Ca fait trop mal de les perdre après. Beaucoup trop mal. Et d’un coup, sans que je ne comprenne pourquoi, Eden cesse de me regarder et grimace. Douleur ? Non. Elle a juste été maladroite.

« Je... Je suis désolée je n'ai pas fait attention ! Mais... Cela n'empêche, j'attend ta réponse ma puce ! »

Je souris faute de pouvoir rire. Elle paraît gênée, comme si c’était grave.

« Ne t’en fais pas pour ça, personne ne t’en voudras. De toute manière, ils ont l’habitude avec moi. Je fais au moins une gaffe par jour ! Et depuis que j’ai MinWoon, mon lapin, le nombre de bêtises a été multiplié par deux. »

Je suis sincère. Maman ne m’en veut pas pour toutes les âneries que je peux faire, et elle n’en voudra jamais mon amie d’avoir été maladroite, d’autant plus qu’elle est blessée. Vraiment pour ça, il n’y a aucun souci.

« Et non, je n’ai pas d’amoureux. Il y a bien mon partenaire, Young Nam dont je t’ai parlé tout à l’heure, qui me court après, m ais je n’ai pas envie d’être plus que sa partenaire. Et après, c’est le néant. Ce qui n’est pas plus mal. J’ai déjà suffisamment de difficulté à gérer ma malchance, si en plus il fallait rajouter le facteur petit ami, je n’y arriverai plus du tout. »

Sans oublier que mon cœur est déjà pris. J’aurais bien retourné la question à Eden mais étant donné qu’elle est promise à Se Jong, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

« Non, je préfère mille fois être leur amie que leur petite amie. Et contrairement à ce que tu penses, ils ne s’intéressent de toute manière pas à moi. Leur instinct de survie anti-galère doit les prévenir des risques qu’ils encourent en me laissant entrer dans leurs vies ! »

J’essaie d’avoir l’air léger mais je pense réellement ce que je dis. Et ça n’a rien de drôle pour moi, tout simplement parce que ça me ramène à Seo Min, la seule personne que j’aurais pu tolérer dans ma vie hormis Min Hwan. Et ça aussi ça me fait mal. Fichus médicaments ! J’ai l’impression qu’ils m’empêchent de garder mon masque intact. C’est pénible.

Je me sens soudainement fatiguée. Pensées ou effets des cachets ? Aucune idée. Mais il m’est difficile de rester debout trop longtemps, et mon corps me réclame du repos. Je regarde Eden, un peu attristé par ce que je m’apprête à lui demander.

« Dis, ça t’ennuie si on retourne dans le salon ? Mes cachets commencent à faire effet et j’ai du mal à rester longtemps debout… »

Je me doute qu’elle ne refusera pas, mais ça m’ennuie tout de même…


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MessageSujet: Re: My best friend ever   Dim 30 Mar - 16:40

J

e me sens légèrement gênée face à cette situation, je n'aime pas être étourdie et entraîner des maladresses. C'est embêtant. Je pense que j'ai également obtenue cet oscar: celui de la personne la plus maladroite, en plus d'être la plus maudite en amour. Lorsque notre âme soeur nous repousse et que l'on doit épouser un homme que l'on n'aime pas, nous ne devenons pas un exemple absolu. Je pense qu'il existe de plus belles histoires se rapprochant bien plus de l'amour rêvé. Je porte mon regard sur Ae Ri, qui me sourie faute de pouvoir rire. Je ne voudrais pas entendre une nouvelle fois sa douce voix gémir à cause de ses côtes.

    « Ne t’en fais pas pour ça, personne ne t’en voudras. De toute manière, ils ont l’habitude avec moi. Je fais au moins une gaffe par jour ! Et depuis que j’ai MinWoon, mon lapin, le nombre de bêtises a été multiplié par deux. » J'acquiesce, presque rassurée. « Et non, je n’ai pas d’amoureux. Il y a bien mon partenaire, Young Nam dont je t’ai parlé tout à l’heure, qui me court après, mais je n’ai pas envie d’être plus que sa partenaire. Et après, c’est le néant. Ce qui n’est pas plus mal. J’ai déjà suffisamment de difficulté à gérer ma malchance, si en plus il fallait rajouter le facteur petit ami, je n’y arriverai plus du tout. »

Une moue se dessine sur mon visage. Je ne suis pas d'accord du tout avec elle ! Ma petite Ae Ri est peut être maladroite, mais ce n'est pas ça qui doit présenter un frein à une possible relation amoureuse. Et surtout un frein à trouver l'âme soeur ! Parce que je pense que parmis toutes les personnes au monde, elle fait partie de celles qui ont le plus besoin de la trouver. Elle mérite d'être parfaitement complète ! Je pense même qu'un petit ami pourrait lui apporter cette stabilité en plus, quelqu'un sur qui elle pourrait s'accrocher et compter. Je m'apprête à la contredire et développer toutes mes idées, mais ma meilleure semble déjà être prise d'un autre élan et prend la parole.

    « Non, je préfère mille fois être leur amie que leur petite amie. Et contrairement à ce que tu penses, ils ne s’intéressent de toute manière pas à moi. Leur instinct de survie anti-galère doit les prévenir des risques qu’ils encourent en me laissant entrer dans leurs vies !
    - Je ne suis pas du tout d'accord avec toi ! Je pense que comme Young Nam, beaucoup de personne t'apprécie et t'aiment. Je suis sure que certains garçons rêveraient de sortir avec toi, mais tu ne t'en rend juste pas compte. Tu te ferme des portes à cause de ta maladresse, mais ça te rend plus mignonne encore ! Ouvre les yeux, tu es une personne merveilleuse ! »

J'espère l'avoir un peu rassurée quant à ses qualités. Il faut qu'elle cesse de croire qu'elle est le genre de fille qui attire les ennuie. Je porte mon regard sur elle, doux et compatissant, mais elle semble déjà perdue dans ses pensées. Des pensées qui semblent dure, et tristes. Je ne sais pas ce qui à bien pu lui arriver, mais en voyant sont visage si peiné je me sens triste aussi. Ses traits semblent durs et j'ai mal pour elle. J'aimerai lui demander ce qui ne va pas, mais j'ai l'impression que ce serait totalement déplacé. Au lieu de cela, je reste à fixer ses jolis yeux bleu, attendant un quelconque signe de sa part. Elle pose ses yeux sur moi, le regard triste.

    « Dis, ça t’ennuie si on retourne dans le salon ? Mes cachets commencent à faire effet et j’ai du mal à rester longtemps debout… »

J'hoche la tête pour appuyer sa réponse, et je la laisse retourner dans le salon en prenant l'initiative de poser les brochettes et le paquet de chamallow sur une planche qui se dresse sous le barbecue. Je le rejoins ensuite, plus lente à cause de mes béquilles, et m'assois à ses côté. J'enroule mon bras autour de ses épaules et la rapproche un peu plus de mon. Elle semble fatigué, et je comprend parfaitement. Je n'ai pas eu besoin de cachet aussi fort, mais il faut avouer que ses côtes ont été bien plus touchées que les mienne. Je lui lance en doux regard.

    « Dis moi si tu veux que j'aille te chercher quoique ce soit. Et si tu veux que je reste un peu plus longtemps dis le moi aussi. Je n'avais de toutes manières pas prévu de retourner en cours l'après midi. »

Ae Ri est une fille adorable, et je ne cesserai de le répéter et de le crier au monde entier. J'ai envie de la protéger, et de lui ouvrir les yeux. Elle semble souvent triste, alors je veux apporter un peu de bonheur dans son monde qui lui semble si sombre. Je veux lui montrer les couleurs de la vie, ce qu'elle a de bon lui apporter et tout ce qui lui prouvera qu'elle n'est pas un aimant à problèmes. Car si je ne peux rien faire pour changer ma vie ou pour la rendre plus joyeuse, je peux faire en sorte que celle de ma meilleure amie le soit. De ma main libre, je dégage une mèche de son visage pour voir ses deux yeux saphir. Ils sont réellement magnifiques et uniques.

    « Tu sais, il faudra réellement que tu me présente MinWoon un jour. Je suis sure qu'il est adorable ! Et moi, je te présenterai mon chaton, Lucky. Je suis sure qu'il t'aimera. »

Une nouvelle fois, je lui lance un doux sourire. Je ne veux pas parler de l'accident. Je pourrais essayer de faire comme n'importe quelle personne idiote: parler de ses médicaments et de ses effets, de leurs noms et de pourquoi elle a eu besoin de s'asseoir. Mais Ae Ri et moi n'avons pas besoin de ça, nous n'avons pas besoin de nous rappeler ce jour maudit et cet horrible accident. D'un regard, nous nous comprenons. Et nous savons que nous n'avons pas besoin de nous étendre là dessus. Oui, je pense que c'est cela qui nous lie à présent. Une amitié si forte que nous n'avons pas besoin de mots pour réellement nous comprendre. Je regarde la pièce, posant quelques fois mes yeux sur des photos ou des souvenirs. J'aurais aimé que ma maison soit si chaleureuse.

    « Ae Ri, j'aime beaucoup ta maison. Elle semble joyeuse et rayonnante, emplie de bonheur. Vous devez sans doutes être une famille très unie. »

Je regrette que ma famille n'ait pas été ainsi. Je regrette les absences répétés de mes parents et les rares repas de famille. Je regrettes les nourrices et gouvernantes engagées, ainsi que tout les autres personnes qui appartenaient au personnel. Oui, je regrette d'être née dans ma famille.

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MessageSujet: Re: My best friend ever   Ven 4 Avr - 17:16

- Je ne suis pas du tout d'accord avec toi ! Je pense que comme Young Nam, beaucoup de personne t'apprécie et t'aiment. Je suis sure que certains garçons rêveraient de sortir avec toi, mais tu ne t'en rend juste pas compte. Tu te ferme des portes à cause de ta maladresse, mais ça te rend plus mignonne encore ! Ouvre les yeux, tu es une personne merveilleuse ! »

Je la regarde avec tendresse, la remerciant intérieurement de penser ça de moi alors que j’en suis totalement incapable. Et même si je lui en suis reconnaissante, sa tirade ne peut que me blesser un peu plus. Je ne veux pas être mignonne, je ne veux pas qu’on s’intéresse à moi. Il y a déjà bien trop de personnes qui pourraient se mettre en danger pour me protéger et quoiqu’en dise Min Hwan, je n’ai pas envie de prendre ce risque. Une fois aura déjà été bien trop.

Nous retournons ensuite dans la maison et je vais m’installer sur le canapé, ramenant mes pieds sous moi pour me trouver dans la position la plus confortable possible sans trop risquer de m’endormir. Eden prend rapidement place à mes côtés et m’attire contre elle, passant son bras autour de mes épaules. Sa présence éloigne mes fantômes et me fait me sentir en sécurité. Je regarde devant moi tandis que je sens son regard posé sur moi. Il ne me pèse pas, bien au contraire.

« Dis moi si tu veux que j'aille te chercher quoique ce soit. Et si tu veux que je reste un peu plus longtemps dis le moi aussi. Je n'avais de toutes manières pas prévu de retourner en cours l'après midi. »
« J’ai tout ce qu’il me faut Eden, ne t’éloigne surtout pas… Et tu peux rester tant que tu veux. J’aime être avec toi… «

Sous-entendu reste avec moi s’il-te-plaît. Je me sens vraiment fatiguée, à la limite du sommeil. Pourtant je lutte. Eden est venue pour moi, hors de question que je me laisse tomber comme ça ! Elle dégage mes yeux en remettant une mèche derrière mes oreilles. Je la regarde, plongeant mes iris dans les siens.

« Tu sais, il faudra réellement que tu me présente MinWoon un jour. Je suis sure qu'il est adorable ! Et moi, je te présenterai mon chaton, Lucky. Je suis sure qu'il t'aimera. »
« Si tu veux, on pourra aller voir MinWoon tout à l’heure. Il sera ravi de sortir de sa cage avant le retour de Maman. Il est aussi adorable que les deux personnes dont il porte les particules. Min pour un ami qui m’est très cher, Woon pour mon grand-frère. Je serais ravie de rencontrer Lucky. C’est mignon, les chatons. »

Surtout quand ça commence à s’exciter pour une petite lumière apparue sur le sol, ou quand ça croit avoir vu quelque chose. Je me laisse aller contre Eden et cesse de lutter contre la fatigue un court instant, juste le temps de m’assoupir un peu. Je rouvre mes yeux lorsque je l’entends de nouveau parler.

« Ae Ri, j'aime beaucoup ta maison. Elle semble joyeuse et rayonnante, emplie de bonheur. Vous devez sans doutes être une famille très unie. »

Je souris avant de réfléchir à la réponse. Je suppose que c’est l’image qu’ont les gens qui rencontrent notre famille. Maman serait ravie de savoir ça.

« C’est une bonne description… »

Ce n’est pas qu’une image. Nous sommes proches les uns des autres, à des degrés différents. Simplement, nous avons tous nos secrets.

« Si on oublie que mon frère a déserté la maison parce qu’il ne s’est jamais vraiment entendu avec notre père, nous sommes une famille unie. Je sais que je peux compter sur mes parents et sur mon grand-frère quoiqu’il arrive, tout comme ils savent qu’ils peuvent compter sur moi. »

Je soupire, encore trop fort, ce qui m’arrache une plainte.

« Heureusement qu’ils sont là… »

Je me blottis plus encore contre Eden.

« … je ne tiendrais pas sans eux… »

J’ai laissé tomber mon masque un bref instant avant de m’endormir sans plus de cérémonie.


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