Laisserez-vous le destin jouer son rôle ?
 

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 La musique adoucit les moeurs.

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« Oh Yun Ji » TWAO ☆ Loner
MessageSujet: La musique adoucit les moeurs.   Jeu 26 Déc - 19:16

La musique adoucit les moeurs
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Goo Na Ya & Oh Yun Ji


17 mai 2013 ~ 16h15

Aujourd’hui j’aurais préféré rester seul chez moi, la journée d’hier a été quelque peu mouvementée et j’aurais aimé repenser à ce que Kyu Jung allait trouver sur ma famille, s’il m’en restait une réellement ... J’espère qu’avoir des informations sur mon passé m’aidera à tourner la page définitivement. Même si j’avais très peu d’espoir, je savais très bien que je n’oublierai pas, mais bon il fallait bien que j’essaye de me soigner autrement qu’avec de la musique et des filles dans mon lit.

Sauf qu’aujourd’hui, je devais rendre service à un collaborateur. Rendre service, je me demande encore pourquoi j’ai accepté. Sérieusement, ce n’était pas mon boulot de juger une pianiste pour un concert, mais j’y étais quand même consigné. Vous me direz c’est bien de rendre service de temps en temps, ouais, mais non, j’ai la flemme. La seule raison qui m’a fait accepté c’est que je lui en devait une concernant un artiste à qui j’ai pu faire parvenir une composition qui me tenait à cœur. Enfin j’avoue que d’un autre côté j’espérais bien qu’une jolie pianiste se montrerait derrière cette porte, quitte à rendre service autant en profiter.

Je fermais la porte de mon appartement et sortis le papier avec l’adresse de ma destination et le nom de la pianiste « Goo Na Ya », plutôt mignon comme prénom, sûrement que la personne aussi. Toujours est-il que je ne l’avais jamais entendu dans le milieu. Je trainais les pieds et pris le premier taxi, voyant le paysage défiler. Combien de fois m’est-il arrivé de prendre un taxi ou un bus sans destination finale afin de réfléchir et de ressentir à nouveau cette souffrance ou tout simplement de chercher de l’inspiration. Du coup, maintenant non seulement je privilégies les trajets à pieds mais surtout je ne peux pas m’empêcher d’être hors du temps dans ces transports, comme si une partie de moi-même partait et revenait au dernier coup de frein. Je repensais à la chanson que j’avais écrite [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], cette chanson compte tellement pour moi, pour mon passé que j’ai jamais été capable de la donner à qui que ce soit non, elle fait partie de celles qui sont et seront toujours miennes. « Nobody’s Home. Mon retour ne fait que semer la pagaille. Mais un jour j'irai mieux, c'est sûr. Et je te montrerais le paysage que j'ai toujours rêvé de te montrer. » Un jour j’irai mieux, oui.

La voix du chauffeur me réveilla soudainement, on était déjà arrivé. Je secouais la tête pour remettre mes esprits en place, paya le chauffeur et me concentra sur la tâche qui m’était attribuée, montant une à une les marches. Tâche qui se finira vite fait, bien fait, je l’espère. Je frappais à la porte et une jolie jeune femme m’ouvra.

« Bonjour, je suis Oh Yun Ji, je suis un ami de la personne qui a mis l’annonce cherchant une pianiste. »


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« L'amour et la haine sont des sentiments qui s'alimentent par eux-mêmes, mais des deux la haine a la vie plus longue. »


Dernière édition par Oh Yun Ji le Ven 24 Jan - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mar 31 Déc - 2:05

Na Ya était allongée sur le divan, un plaid négligemment jeté sur ses jambes nues. La chaîne hi-fi diffusait des airs de jazz tandis qu’elle lisait une pièce de théâtre en français. Il était rare qu’elle ait le temps de s’adonner à la lecture. Entre son emploi et sa thèse, le temps lui était compté, d’autant plus qu’elle mettait un point d’honneur à pratiquer quotidiennement le piano. Néanmoins ce jour-là, elle avait un peu de temps pour elle. Hye Sun était avec sa nounou au cirque. Hyun Joong travaillait jusqu’à dix-huit heures. Elle avait terminé à quatorze heures et était rentrée après un crochet par la bibliothèque universitaire. Elle avait laissé courir ses doigts sur le clavier pendant la demi-heure qui avait suivi son retour, avant de finalement aller lire sur le divan.

Elle ne s’arrêta que lorsqu’on frappa à la porte de l’appartement. Elle prit tout le temps qu’il lui fallait pour refermer son livre, se redresser et rejoindre la porte. Elle jeta un coup d’œil à sa silhouette svelte dans le miroir ornant le mur du hall d’entrée. Elle arrangea les quelques mèches de ses longs cheveux lâchés ébouriffées par la lecture et tira sur le bas de la chemise rouge un peu trop large qui recouvrait presque totalement son mini-short en jean. Puis elle ouvrit, sans regarder à travers le judas. Elle attendait quelqu’un. Ce visiteur la salua avant de se présenter de façon presque complète. Elle ne put s’empêcher de penser qu’il ne manquait plus que son âge pour parfaire la présentation. Elle lui adressa un sourire chaleureux.

« Enchantée. Je suis Goo Na Ya, celle qui a répondu à l’annonce laissée par ton ami. Il m’a prévenue du petit… changement de programme. »

Na Ya quitta l’embrasure de la porte pour laisser Oh Yun Ji entrer. Ce nom lui était étrangement familier. Elle n’oubliait aucun nom, jamais, pas plus qu’elle n’oubliait un visage. Néanmoins, elle ne parvenait pas à se souvenir de l’endroit d’où venait ce nom. Elle haussa les épaules et referma la porte derrière eux.

« Je suppose que boire quelque chose serait une bonne façon de commencer cette entrevue. Je suppose que tu préfères la bière au soda. Je me trompe ? »

La jeune femme traînait ses pieds nus sur le sol en direction de la cuisine. Elle sortit deux bières, les décapsula et en tendit une à Oh Yun Ji. Elle leva la petite bouteille de verre comme pour trinquer avant d’en boire une gorgée.
Na Ya se mit sur la pointe des pieds et se pencha par-dessus le comptoir pour attraper la télécommande de la chaîne hi-fi. Elle fit taire la musique et plongea dans le regard du jeune homme. Ne pas savoir pourquoi ce nom lui paraissait si familier l’agaçait au plus haut point. Elle le dévisageait sans gêne. Puis elle finit par rompre le contact en se détournant pour se diriger vers le piano.

« Le piano est par là », indiqua-t-elle en avançant.

Le bas de sa chemise oscillait doucement par-dessus son short tandis qu’elle se mouvait jusqu’au piano à queue. Elle s’appuya sur le dessus de la queue avec une fausse nonchalance.

« Bien, comment veux-tu procéder ? Je te joue un morceau de mon répertoire au hasard ? Ou bien as-tu apporté une partition ? »
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Dim 5 Jan - 16:21

Une jolie jeune femme brune vêtue d’une simple chemise rouge et j’imagine un mini short en dessous m’ouvra. Bon et bien au moins je ne pouvais plus regretter d’être venu. Elle me souri et se présenta :

« Enchantée. Je suis Goo Na Ya, celle qui a répondu à l’annonce laissée par ton ami. Il m’a prévenue du petit… changement de programme. »

Elle referma la porte derrière nous et je la suivis dans ce bel appartement, en vue de sa taille soit elle avait de l’argent, soit elle ne vivait pas seule, ou bien les deux. Du jazz s’élevait dans les airs et mes yeux se posèrent immédiatement sur le grand piano à queue blanc planté là au milieu de cette magnifique pièce. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un aussi beau piano et ça me changeait de mon petit piano qui trônait dans mon petit appartement.

« Je suppose que boire quelque chose serait une bonne façon de commencer cette entrevue. Je suppose que tu préfères la bière au soda. Je me trompe ? »

Je hochais la tête et fis quelque pas en sa direction. Elle me servit une bière, éteignait la chaîne hifi et se mit à me fixer, ou plutôt à me dévisager. Étrange. J’étais plutôt agréablement surpris quand une jeune femme me fixait, mais là son regard n’avait absolument pas l’air charmeur. Dommage. Elle avait plutôt l’air de réfléchir, à quoi, bonne question, elle avait sûrement dû me voir dans un journal quelque chose du genre après tout.

« Le piano est par là. »

Je la suivis pour me rapprocher de cet instrument, elle s’appuya dessus et s’exclama :

« Bien, comment veux-tu procéder ? Je te joue un morceau de mon répertoire au hasard ? Ou bien as-tu apporté une partition ? »

Je ne répondis pas tout de suite et mes doigts parcouraient instinctivement les touches de ce piano. Il sonnait tellement bien …
Reprenant le fil de la conversation je me rendis compte que j’avais oublié que la partition donnée par mon ami trônait … sur mon canapé. Et merde, après tout il vaut peut être mieux que j’entende ce que son âme renvoie à travers ce piano. Je m’installai à mon tour appuyé sur le piano et lui dis :

« Et bien, comme j’ai magnifiquement oublié la partition prévue à cet effet chez moi. Je te laisse jouer le premier morceau qui te vient à l’esprit. »

Je bu une gorgée de bière et réfléchissais. J’allais voir si elle voulait plutôt m’impressionner ou plutôt miser sur ce qu’elle ressentait et faisait passer à travers ces touches.
Na Ya s’installa au piano et joua instinctivement. Je ne connaissais pas cette chanson. Elle était douée, c’était certain. Ses doigts défilaient avec une telle souplesse et rapidité qu’évidemment mon collègue sera ravi de l’avoir trouvé. Elle avait certes une bonne technique, mais elle vivait ce qu’elle jouait, et ça c’était primordial. Ce morceau était plutôt joyeux et il me sortit immédiatement de mes pensées sombres. Et pour le coup je ne sais pas si elle avait voulu m’impressionner ou miser sur ses émotions, mais elle avait fait les deux. Na Ya finit sa dernière note et releva la tête, attendant mes paroles. Reste à savoir si je faisais durer cet instant avec elle ou si je concluais rapidement cette entrevue.

« Je ne connaissais pas ce titre et il n’y a pas à dire, tu es vraiment douée. Je suis certain que mon collègue sera ravi de travailler avec toi. Ça fait longtemps que tu joues ? »

Non je n’avais certainement pas envie d’arrêter ce moment maintenant.


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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Lun 6 Jan - 23:16

Ce furent les doigts de l’homme sur les touches du clavier qui répondirent aux questions de la jeune femme. Elle écouta patiemment les notes qui résonnaient dans la pièce. Ce mouvement n’avait rien de réfléchi, il était purement instinctif. Na Ya ne l’apprécia que mieux. Immédiatement, elle sut que Oh Yun Ji était un professionnel et un passionné. Elle en déduisit donc que l’annonce à laquelle elle avait répondu n’avait pas été posée par un amateur. Elle observa un bref instant le musicien en souriant, laissant le sentiment de le connaître de côté. La musique avait ce don de faire oublier tout le reste à ceux qui savaient l’écouter.

« Et bien, comme j’ai magnifiquement oublié la partition prévue à cet effet chez moi. Je te laisse jouer le premier morceau qui te vient à l’esprit. »

Elle laissa un petit rire se faire entendre face à cette étourderie avouée avant de hausser les épaules en signe d’acceptation.

« Ca me convient, » confirma-t-elle en prenant place sur le tabouret.

Elle déposa la bière au sol, près d’un pied de son siège. Le bout de ses doigts se posa délicatement sur les touches. Et elle se mit à jouer, comme le lui avait demandé son invité, le premier morceau qui lui passait par la tête. Elle avait appris ce morceau avec un concertiste américain venu donner un concert alors qu’elle était en France. Elle l’avait regardé et écouté joué plusieurs fois avant de le rejouer presque parfaitement, avec ce petit truc en plus qui donnait une couleur différente à ce qu’elle jouait. Elle laissait ses doigts glisser sur le clavier sans prendre la peine de les regarder. Un sourire heureux se joignit à la partie. Et lorsqu’il fut l’heure de poser son avant-bras sur les touches, elle affichait cette lueur malicieuse qui ne trouvait que rarement place dans ses yeux. Na Ya mettait toujours tout son cœur dans la musique. C’était son échappatoire, son jardin secret. Elle avait l’habitude de dire qu’elle parlait à son instrument comme elle aurait parlé à un ami proche. Lorsqu’elle eut terminé sa conversation et donc son morceau, elle releva la tête vers le visage du musicien, un « alors ? » silencieux posé dans son regard.

« Je ne connaissais pas ce titre et il n’y a pas à dire, tu es vraiment douée. Je suis certain que mon collègue sera ravi de travailler avec toi. Ça fait longtemps que tu joues ? »
« Ce morceau n’est pas connu mais c’est un de mes préférés. Je ne m’attendais pas à ce que tu le reconnaisses, je voulais juste que tu l’apprécies. »

Elle observa un court instant l’expression sur le visage d’Oh Yun Ji. Satisfaite de ce qu’elle y lut, elle reprit la parole.

« Je crois que j’ai réussi mon pari, et je déduis de ton air impressionné que j’ai passé l’entretien avec succès. »

Elle se plaça à l’extrémité droite de son tabouret et tapota le velours à côté d’elle en invitant du regard le musicien à se joindre à elle.

« Et pour répondre à ta question, » ajouta-t-elle « je joue depuis que je sais marcher. Mes parents m’ont mise devant un clavier très tôt. »

Elle haussa les épaules pour chasser toute pensée associée à ceux qui l’avaient conçue. Elle continuait à les appeler ses parents pour ne pas attirer l’attention des autres sur son ascendance affreuse mais elle ne les considérait plus comme tel depuis fort longtemps. Elle ramassa sa bière et en but une autre gorgée. Une goutte de condensation dévala le long de la bouteille et coula directement dans le décolleté de la jeune femme. Celle-ci laissa un petit cri de surprise s’échapper tandis qu’elle frissonnait. Puis elle rit en appuyant contre sa chemise pour faire cesser la course de la goutte perverse. Elle ne manqua pas de remarquer le regard du jeune homme suivant le chemin humide tracé sur sa peau. Na Ya ne pouvait s’empêcher de charmer les autres. Elle prit avec une douceur exagérée la main droite du jeune homme et caressa le bout de ses doigts.

« Et toi ? Qui t’a mis ton premier instrument entre les mains ? Était-ce une guitare ? »

Elle ne put s’empêcher de penser que la réponse pourrait l’aider à savoir d’où elle connaissait ce garçon.
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mar 7 Jan - 16:33

« Ce morceau n’est pas connu mais c’est un de mes préférés. Je ne m’attendais pas à ce que tu le reconnaisses, je voulais juste que tu l’apprécies. »

« C’est chose réussie ! »

« Je crois que j’ai réussi mon pari, et je déduis de ton air impressionné que j’ai passé l’entretien avec succès. »

Je souris pour affirmer ses paroles. Elle se décala du tabouret en velours du piano et tapota de sa main pour m’inviter à m’asseoir. J’avoue que je n’attendais que ça.

« Et pour répondre à ta question, je joue depuis que je sais marcher. Mes parents m’ont mise devant un clavier très tôt. »

« Tu as de la chance. »

C’était définitif elle avait dû avoir une belle vie pour pouvoir jouer du piano depuis toujours.
Elle bu à son tour une gorgée de bière et une goutte se glissa dans son décolleté. Je n’ai pas pu m’empêcher de suivre cette goutte tout le long de son parcours, parcours qui s’arrête au son de son rire et de l’appuie de son chemisier. Il n’y avait rien de drôle, c’était, vraiment, vraiment bizarre. Il valait mieux pour elle qu’elle ne me fasse pas le coup deux fois, la prochaine fois je me ferais une joie d’arrêter cette goutte.
Elle prit ma main droite et caressa le bout de mes doigts en ajoutant :

« Et toi ? Qui t’a mis ton premier instrument entre les mains ? Était-ce une guitare ? »

Elle me cherchait définitivement, ce n’était pas possible autrement. Mais bon depuis ma connerie avec Ae Ri, j’avais plutôt tendance désormais à ne tenter de ne pas me faire d’idées tout de suite. Voyons ce qui se passera ensuite. Mais rien ne m’empêche d’en faire de même de mon côté.
Je détournais le regard face au piano et repensais à sa question. Mon moment de nostalgie reprit le dessus. Je n’avais jamais réellement répondu à cette question auparavant, mais bon rien ne m’oblige à tout raconter en détail.

« J’ai toujours été passionné de la musique. Je tiens ça de ma mère qui jouait de la guitare, même si je n’ai jamais eu l’occasion de la voir jouer, je crois que c’est ça qui a séduit mon père, qui lui n’a jamais eu l’occasion de me voir jouer de la guitare. » Mon sourire s’effaça rapidement. Je tentais de chasser mes idées en plongeant mon regard dans celui de Na Ya. J’effaçais volontairement la suite de mon histoire et les explications et je continuais sur la base de sa question : « J’ai reçu ma première guitare le jour de mes douze ans. C’était une guitare d’occasion, mais je ne l’ai jamais quitté. Et après de nombreuses galères j’ai touché au plus d’instruments possibles. C’est passionnant, chaque instrument à sa propre âme. Et j’en ai fait mon métier. »

Je retournais sa main pour caresser à mon tour le bout de ses doigts :

« Et est ce que ces jolies doigts ont touché un autre instrument que le piano ? »

J’arborais désormais un sourire fictif.


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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mar 7 Jan - 20:07

Bien qu’elle pensât beaucoup de choses, elle ne répondit pas à la réflexion du jeune homme quand à sa chance. Tout était relatif. Elle était satisfaite de sa vie actuelle et s’était toujours interdit de regretter quoique ce soit. Néanmoins, il était indubitable qu’elle n’était pas née sous la bonne étoile. Il aurait été malhonnête de dire que ce que son père lui avait fait subir n’avait en rien influé sur sa personnalité, tout comme il aurait été de mauvaise foi de penser que sa vie de strip-teaseuse n’avait laissé aucune séquelle. Heureusement qu’elle avait son âme sœur pour tenir le coup. Sans cela, elle serait sans doute aucun devenue complètement folle.

« J’ai toujours été passionné de la musique. Je tiens ça de ma mère qui jouait de la guitare, même si je n’ai jamais eu l’occasion de la voir jouer, je crois que c’est ça qui a séduit mon père, qui lui n’a jamais eu l’occasion de me voir jouer de la guitare. »

Tandis qu’il répondait à sa question sans plus la regarder, elle trouva sur son visage un air familier, l’air des gens qui ont connu trop de galères. Elle avait l’habitude de côtoyer ces expressions. Il lui arrivait de la chasser de son visage, mais surtout, elle la voyait fréquemment sur les visages de ses protégés. Visiblement, il ne voyait plus ses parents depuis longtemps et, contrairement à elle, il ne semblait pas que cela le soulage. Au contraire, ça paraissait plutôt pesant. Il replongea enfin son regard torturé dans celui bienveillant de la pianiste. Ce regard aussi, elle le connaissait. Elle laissa son air se faire intrigué et curieux, jusqu’à ce qu’il reprenne la parole.

« J’ai reçu ma première guitare le jour de mes douze ans. C’était une guitare d’occasion, mais je ne l’ai jamais quitté. Et après de nombreuses galères j’ai touché au plus d’instruments possibles. C’est passionnant, chaque instrument à sa propre âme. Et j’en ai fait mon métier. »
« Tu as de la chance, » répéta-t-elle sur le même ton que le jeune homme précédemment.

Na Ya se rendit compte alors qu’Oh Yun Ji retournait leurs mains et chatouillait sa peau qu’elle n’avait pas cessé de caresser ses doigts. Son esprit était occupé ailleurs, mettant bout à bout les informations dont il disposait pour essayer de résoudre le mystère qui l’intriguait.

« Et est ce que ces jolies doigts ont touché un autre instrument que le piano ? »
« Tout dépend de ce que tu entends par le mot « instrument », » répondit-elle d’un air plein de sous-entendus.

Elle avait réagi instinctivement au sourire étonnamment fade du musicien à côté d’elle. Elle voulait détendre l’atmosphère et elle n’était pas sans savoir que détourner les mots pour en faire des allusions pouvant paraître perverses pouvait remplir cette mission. Elle regarda donc Yun Ji d’un air plus qu’entendu. Face à son air surpris, elle rit un peu.

« Je plaisante, Oh Yun Ji. Détends-toi ! »

Taquine, elle le poussa doucement de l’épaule.

« Mes mains sont vierges de tout autre instrument. Le piano est leur seul amant. »

Elle lui adressa un sourire amusé. La métaphore était volontaire. La première fois qu’elle l’avait utilisée, c’était pour un adolescent avec qui elle avait du mal à tisser un lien. Il avait été tellement surpris par la réflexion qu’il avait éclaté de rire et avait fini par accepter l’aide de Na Ya. Son esprit s’accrocha à ce souvenir, délaissant un instant son investigation, pressé par une urgence instinctive.

« Dommage que tu n’aies pas apporté de guitare, » soupira-t-elle.
« On aurait pu se faire un petit duo ! »

Elle posa un accord hasardeux sur le piano. Peut-être Yun Ji pourrait-il se joindre à elle pour improviser un petit quatre mains.
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mar 14 Jan - 14:26

Après avoir fini le récit réduit de ma vie musicale, elle a simplement ajouté un « Tu as de la chance », exactement comme moi précédemment. Si elle savait que justement non je n’ai jamais eu de chance, enfin si j’ai de la chance de vivre de la musique j’espère qu’elle parlait de ça …

« Et est ce que ces jolies doigts ont touché un autre instrument que le piano ? »

« Tout dépend de ce que tu entends par le mot « instrument » »

Je venais de réaliser de ma phrase à double sens. J’avoue que j’aurais entendu ça, j’aurais réagis exactement comme elle … Enfin moi c’est normal, mais … j’aime bien cette femme en fait.

« Je plaisante, Oh Yun Ji. Détends-toi ! »
« Oh ba, je suis déçu ... »

J’arborais à mon tour un sourire taquin alors qu’elle me poussa doucement l’épaule. Elle a l’air tellement sociable, je l’envie.

« Mes mains sont vierges de tout autre instrument. Le piano est leur seul amant. »
« C’est bien triste, il va falloir remédier à ça. Tes mains ont parfaitement l’âge de toucher d’autres instruments … »
« Dommage que tu n’aies pas apporté de guitare. »
« En effet, mais je ne pensais pas tomber sur une femme comme toi, sinon j’aurais autorisé tes mains à jouer avec mon amante la guitare. »

Rien de mieux qu’une guitare pour séduire après tout. Même si le piano est pas mal non plus.

« On aurait pu se faire un petit duo ! »

Elle posa son regard sur le piano et posa ses mains sur celui-ci. Volontairement ou non, elle voulait sûrement jouer avec moi.

« Je n’ai jamais eu l’occasion de jouer à quatre mains … »

A vrai dire j’aime bien partagé ma musique mais je n’ai jamais été assez proche avec quelqu’un pour avoir une quelconque idée de jouer à deux sur un piano. Sur une guitare oui, pour draguer évidemment mais bon.

« Mais comme il parait que je suis plutôt doué concernant les nouveauté musicale, je veux bien essayer. »

Je la laissais poser hasardement quelques accords, tandis que j’essayais tant bien que mal de suivre pour donner quelque chose de beau. Le début était plutôt très hasardeux d’ailleurs, elle était étonnamment rapide … mais ça a fini par suivre son cours et donner quelque chose de plus ou moins ordonné. Quelque chose de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
La dernière note mit fin à ce sentiment de légèreté et de joie qu’avait envahit cette pièce.

« C’est difficile de te suivre ! Tu as dû avoir un très bon professeur ! Et ne t’inquiètes pas si on a l’occasion de se recroiser j’emmènerai ma guitare, c’est tellement rare que je ne l’ai pas sur moi … »

La guitare étant en quelque sorte mon premier ami, et mon premier amour d’enfance …
Je relevais la tête et continua à regarder son appartement pour essayer d’imaginer la petite vie qui pouvait s’animer autour de ce magnifique piano.

« Tu vis seule dans ce grand appartement ? »


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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mer 15 Jan - 13:07

Lorsqu’Oh Yun Ji lui annonça sa déception, Na Ya ne put s’empêcher de rire doucement. Elle comprenait que son rebond sur le double sens de ses mots l’avait surpris. Il n’était pas usuel d’entendre une femme parler ainsi, il était encore moins usuel de tenir ce genre de propos avec un parfait étranger lorsqu’on accueillait cet étranger chez soi et qu’on y était seule. Mais Na Ya n’avait rien d’usuel, et elle aimait qu’on le sache.

« C’est bien triste, il va falloir remédier à ça. Tes mains ont parfaitement l’âge de toucher d’autres instruments … »

Na Ya lui adressa un sourire joueur en acquiesçant ce nouveau sous-entendu. Elle était surtout amusée par le fait qu’il ne pouvait pas se douter des particularités qui avait composé sa vie et la composaient parfois encore, faisant d’elle une personne atypique.

« En effet, mais je ne pensais pas tomber sur une femme comme toi, sinon j’aurais autorisé tes mains à jouer avec mon amante la guitare. »
« Hum… » fit-elle semblant de réfléchir. « Cela ferait de nous un couple d’amants échangistes. J’aime bien cette idée ! »

Puis, après quelques remarques et quelques accords posés au hasard, les deux musiciens entamèrent un quatre-mains totalement improvisé. Na Ya affichait comme à chaque fois son air serein et heureux tandis qu’elle faisait voleter ses doigts sur le clavier. Yun Ji avait également l’air de prendre plaisir à jouer, bien qu’il semblât parfois un peu en difficulté. Elle s’en amusa quelque peu, feintant une fausse innocence. Lorsqu’ils mirent un terme à leur bœuf, Na Ya soupira fortement. Expulsant définitivement toute forme de tension. L’instant avait été agréable. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas partagé ce tabouret et ce clavier.

Oh Yun Ji la complimenta, ou plutôt complimenta son professeur de piano. Il promit ensuite d’apporter son propre instrument si leurs chemins se croisaient de nouveau.

« Il n’appartient qu’à toi que nos routes se croisent à nouveau, » lança-t-elle sans détour. « Je remettrais volontiers la partie. Puis tu sais, j’ai surtout appris avec la nécessité. Lorsque j’étais en France, c’était ce qui me permettait de gagner ma vie. »

La phrase paraissait simple mais voulait en réalité dire beaucoup. Na Ya ne gagnait pas de quoi manger en donnant des cours ou en jouant pour des concerts. En revanche, elle gagnait l’argent qui lui permettait de rendre visite à son âme sœur, la seule personne qui lui permettait de tenir le coup, celle pour qui elle avait choisi de se battre et de devenir la femme qu’elle était. Si pendant leur exil ils n’avaient pas pu se voir, il lui aurait été excessivement difficile de survivre. C’était ce qu’elle entendait par « gagner sa vie ».

« Tu vis seule dans ce grand appartement ? »
« Non », répondit la pianiste. « C’est beaucoup trop grand pour une seule personne ! Je m’y sentirai vraiment isolée s’il n’y avait pas mon mari et notre petite fée ! » ajouta-t-elle gaiment.

Un court instant, elle crut voir en plongeant son regard dans celui de son invité un certain nombre d’expressions allant de la tristesse au regret, en passant par la colère. Légèrement perturbée, elle termina sa bière. Et elle eut l’illumination ! Si ce nom lui paraissait aussi familier, c’était parce qu’elle s’était occupée d’un jeune garçon enlevé à son père qui lui assurait avoir un demi-frère appelé Oh Yun Ji. Mais Na Ya n’avait jamais pu mettre la main sur ce fameux Oh Yun Ji. C’était le premier cas qu’on lui avait confié à son arrivée au foyer. Un demi-échec qu’elle avait très mal vécu. Perdu dans ce souvenir, elle se rendit brusquement compte qu’elle était en train de fixer l’homme en face d’elle d’un drôle d’air.

« Pardon, » fit-elle, un peu gênée. « J’avais l’impression de connaître ton nom, et je viens tout juste de me souvenir d’où je le connais. »

Un sourire presqu’heureux illuminait désormais ses traits. Elle s’en était souvenue, et elle en était heureuse. Néanmoins, son sourire retrouva rapidement sa douceur habituelle lorsqu’elle considéra le fait que le musicien n’avait pas forcément envie de savoir tout ce qu’elle pouvait lui apprendre.

« Je ne suis pas sûre que tu aies réellement envie de savoir d’où je le connais », affirma-t-elle avec franchise. « On va dire que ça concerne ta famille. Il y a un peu plus d’un an, j’aurais tout donné pour te retrouver ! »

Le destin et le hasard étaient réellement joueurs. S’ils avaient posé Oh Yun Ji sur sa route quand elle avait eu la charge du demi-frère de Yun Ji, elle aurait sans doute pu remplir totalement sa première mission. Maintenant, elle ne pouvait qu’attendre la réaction du musicien qu’elle fixait d’un air bienveillant. Elle espérait qu’il voudrait entendre ce qu’elle avait à lui dire. D’après ce qu’elle avait pu comprendre et apprendre, et contrairement à ce qu’elle avait pu dire, l’aîné n’avait pas eu de chance en réalité.
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mer 15 Jan - 22:30

Après ce doux morceau je repensais à sa réponse « Cela ferait de nous un couple d’amants échangistes. J’aime bien cette idée ! », un couple d’amants échangistes ? Bien aimer cette idée ? Mmmh je sens vraiment que je vais vraiment aimer cette femme. Surtout lorsqu’elle ajouta :

« Il n’appartient qu’à toi que nos routes se croisent à nouveau, je remettrais volontiers la partie. Puis tu sais, j’ai surtout appris avec la nécessité. Lorsque j’étais en France, c’était ce qui me permettait de gagner ma vie. »

En France ? Elle avait donc voyagé, je devrais penser à bouger moi aussi … Peut être qu’elle pourra me faire visiter après tout vu que ça n’appartient qu’à moi que nos routes se recroisent …
Enfin … je me disais ça jusqu’à ce qu’elle réponde à ma question concernant sa vie seule ou non ici.

« Non. C’est beaucoup trop grand pour une seule personne ! Je m’y sentirai vraiment isolée s’il n’y avait pas mon mari et notre petite fée ! »

Elle parlait joyeusement, ce qui était parfaitement normal évidemment. Mais je ne pu m’empêcher d’avoir un air mi-déçu, mi-énervé qu’elle m’ait fait tourné en rond.

« Oh tu es marié et a une petite fille ? Tu as de la chance ! » ajoutais-je vaguement enthousiaste.

Elle me fixait à nouveau, comme au début de notre entrevue, toujours en réfléchissant. Bon elle devait définitivement m’avoir vu quelque part dans un magasine musical …

« Pardon, j’avais l’impression de connaître ton nom, et je viens tout juste de me souvenir d’où je le connais. »

« Oh et bien … Tu as dû me voir quelque part au sujet de la musique j’imagine. » répondis-je à son sourire heureux.

« Je ne suis pas sûre que tu aies réellement envie de savoir d’où je le connais, on va dire que ça concerne ta famille. Il y a un peu plus d’un an, j’aurais tout donné pour te retrouver ! »

Concerne ma famille … Tout pour me retrouver … Mais de quoi elle pouvait parler ?! Je fronçais les sourcils, mi-énervé, mi-curieux. Je n’aimais vraiment pas que l’on aborde le sujet de ma famille, surtout si elle savait quelque chose à ce propos. Si ça se trouve c’était une journaliste qui avait enquêté ou je ne sais quoi ! Mais d’un autre côté … pour me retrouver, quelle drôle d’idée … Et puis quoi savoir si j'ai réellement envie de savoir, c'est qu'il doit bien y avoir quelque chose de louche ...
A présent plusieurs choix se profilaient devant moi : prendre le risque de devoir parler de moi, prendre le risque de repenser à nouveau à ma famille et surtout prendre le risque de savoir des choses que je ne voudrais peut être pas savoir. Mais mon choix était fait, après ma demande auprès d’un détective pour enquêter un peu sur mon passé foireux, une peut être aide serait la bienvenue. En espérant qu’elle soit confirmée et de confiance … et surtout que je ne sois pas trop susceptible.

« Je t’avoue que parler de ma famille ne me ravi pas vraiment … Mais tu as poussé ma curiosité … Pourquoi une jolie femme comme toi devrait retrouver un mec comme moi ? Surtout concernant ma famille … Tu ne me ressembles pas assez pour être ma sœur ! » ajoutais-je sur le ton de la plaisanterie.

Jusqu’à ce que je pense à mes propres mots et mon sourire disparaisse comme il était venu. Après tout ça peut être une possibilité ? Non, non, n’importe quoi.


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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Jeu 16 Jan - 19:59

Il n’y avait vraiment aucun doute pour Na Ya. Oh Yun Ji ne s’attendait pas du tout à ce qu’elle venait out juste de dire. Il parut décontenancé et semblait osciller entre énervement et curiosité. Elle pouvait parfaitement comprendre cela. C’était une réaction logique et rationnelle d’après ce qu’elle savait. Il s’écoula une bonne minute avant que l’homme ne brise le silence. Na Ya aurait pu attendre une réaction concrète encore longtemps. Une gifle, une fuite, des larmes, elle avait sans doute essuyé tous les types de réaction existant au monde. Néanmoins, elle devait avouer qu’elle aurait adoré pouvoir accomplir sa mission bien qu’on lui ait assuré qu’elle était terminée.

« Je t’avoue que parler de ma famille ne me ravi pas vraiment … Mais tu as poussé ma curiosité … Pourquoi une jolie femme comme toi devrait retrouver un mec comme moi ? Surtout concernant ma famille … Tu ne me ressembles pas assez pour être ma sœur ! »

Il fallut un moment à Na Ya pour comprendre ce qui avait causé la disparation du sourire du jeune homme. Il avait utilisé le ton de la plaisanterie et Na Ya était resté dessus, songeant à taquiner un peu plus le musicien. Néanmoins, dès lors que le doute s’empara de lui, elle abandonna cette idée, comprenant qu’elle serait mal venue et mal interprétée. Elle réfléchit très rapidement avant de comprendre que Yun Ji pensait qu’elle pouvait être sa sœur. Alors, elle éclata de rire. Quelle idée saugrenue !

« Tu penses que je suis ta sœur » demanda-t-elle en riant ? « Rassure-toi, je suis fille unique et ma famille n’a pas de lien avec la tienne ! »

Elle garda le « heureusement pour toi » pour elle. Elle ne pouvait juger des séquelles laissées par l’absence de parents comparées à celles laissées par les attitudes de ses propres parents. Simplement, elle se disait qu’en mêlant leurs deux familles, cela ferait une caricature parfaite de la pire famille qui soit. Elle porta de nouveau le verre de sa bière à ses lèvres et acheva de la boire. Elle coinça le récipient vide entre ses cuisses et s’étira brièvement.

« Je te cherchais pour quelqu’un en fait, » lâcha-t-elle en récupérant la bouteille dont les parois froides la faisaient frissonner. « En fait, en dehors des moments où je drague gentiment les beaux musiciens qui partagent ma couche musicale, je travaille dans un foyer pour mineurs. Les Amandiers, si tu connais. »

Elle se releva, sa bouteille à la main. Elle jeta un coup d’œil par la grande baie vitrée. Ce gamin l’avait bouleversée. Elle en avait pleuré, alors qu’elle n’avait pas la larme facile.

« Le premier cas qu’on m’a confié concernait un adolescent fraîchement retiré à son père. Il parlait sans cesse d’un demi-frère dont son père lui rebattait les oreilles. Je l’ai cherché, de tout mon cœur. Je voulais au moins offrir la chance à ce gamin de savoir ce que devenait cet Oh Yun Ji. Mais bien évidemment, je ne l’ai jamais trouvé. »

Na Ya se retourna vers Yun Ji et se rapprocha de lui. Elle se pencha vers lui, rapprochant sans doute trop leurs visages. Son tee-shirt baillait largement.

« Je suis persuadée que tu es le Oh Yun Ji de ce garçon » affirma-t-elle avec aplomb. « Vous avez cette même lueur dans le regard. »

Consciente de la tournure plus que lourde qu’avait pris la conversation, elle habilla son beau visage d’un sourire malicieux et, captant le regard déviant de Yun Ji, tenta de détendre un peu l’atmosphère.

« Et vous êtes tous les deux incapables de ne pas regarder ce qui se cache sous un tee-shirt ! »

Elle rit en se redressant et en se rasseyant près de Yun Ji.
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Ven 17 Jan - 15:16

« Tu penses que je suis ta sœur. Rassure-toi, je suis fille unique et ma famille n’a pas de lien avec la tienne ! » dit-elle, rieuse.

« En même temps … C’est étrange ce que tu me dis … »

« Je te cherchais pour quelqu’un en fait, en fait, en dehors des moments où je drague gentiment les beaux musiciens qui partagent ma couche musicale, je travaille dans un foyer pour mineurs. Les Amandiers, si tu connais. »

« Ah c’est que je ne suis pas le premier à être dragué par une femme mariée ? C’est malin … » dis-je quelque peu vexé de ne pas être le seul et l’unique à qui elle fait ça. « Mmmhh ça me dit vaguement quelque chose, mais je ne vois pas le rapport, je ne me souviens pas y avoir été, même si j’aurais pu … ».

J’ai même failli, si celle que je considère désormais comme ma mère ne m’avait pas récupéré à moitié mourant, j’aurais eu la joie de fréquenter ce genre d’endroit …
Na Ya regarda à travers la baie vitrée, ce que je fis à mon tour, fuyant mon regard triste, je n’avais pas non plus l’intention de montrer mes faiblesses à n’importe qui.

« Le premier cas qu’on m’a confié concernait un adolescent fraîchement retiré à son père. Il parlait sans cesse d’un demi-frère dont son père lui rebattait les oreilles. Je l’ai cherché, de tout mon cœur. Je voulais au moins offrir la chance à ce gamin de savoir ce que devenait cet Oh Yun Ji. Mais bien évidemment, je ne l’ai jamais trouvé. » Elle continua, en se rapprochant de moi, un peu trop : « Je suis persuadée que tu es le Oh Yun Ji de ce garçon. Vous avez cette même lueur dans le regard. »

Je ne pu répondre. Et elle continua essayant de détendre l’atmosphère, un sourire aux lèvres :

« Et vous êtes tous les deux incapables de ne pas regarder ce qui se cache sous un tee-shirt ! »

Je relevais la tête, ce geste était devenu tellement normal pour moi que je ne me rendais pas compte de ce que je fixais. Surtout après ce qu’elle m’a dit. Je caressais les touches du piano et me levais, fuyant de nouveau ses pupilles.
Un … demi … frère … Ce ne pouvait pas être possible. Je ne voulais pas que ce soit possible. Mais, est ce que mon père avait trompé ma mère avant ma naissance, est ce qu’il avait une maîtresse, ou est ce qu’il avait eu la connerie de refaire complètement sa vie et d’abandonner à nouveau son enfant, en parlant de moi ?!! Je ne peux pas y croire. Je ne veux pas y croire.
J’aurais tellement aimé de jamais entendre ça. Il valait peut être même mieux que mon père soit mort tiens.
Pour la première fois j’étais bien trop choqué pour réagir excessivement et partir d’ici.
Je finis ma bière et la posa sur le piano tout en revenant face à la baie vitrée, j’ajoutais, dos à Na Ya :

« Je pense que tu te trompes. J’aurais forcément été au courant. Tu dois te tromper de personne. Et crois moi je ne suis pas le seul homme à regarder dans un beau décolleté. »

Nier, c’est toujours plus facile.
Et puis après tout, comme je le pensais tout à l’heure, qui me dit que ce n’est pas une journaliste ou encore une détective sortie de je ne sais où qui teste ma réaction. Qui veut me laisser à nouveau plus bas que terre.


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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Sam 18 Jan - 13:10

L’homme parut quelque peu vexé par ce que Na Ya pensait être une boutade amusante. Il n’avait pas compris que cela faisait partie de la nature imprévisible de la jeune femme. Même si Na Ya remarqua une certaine amertume dans les propos d’Oh Yun Ji, elle préféra ne pas relever. Elle n’était pas du genre à ménager la sensibilité des hommes, et elle était encore moins capable de mentir sur ce genre de choses. Il n’était pas le seul à avoir été victime de ses charmes et à s’être laissé séduire par cette femme mariée. Elle ne voyait pas l’intérêt de le réconforter, il s’en remettrait sans aucun doute très rapidement. Ce que Na Ya garda en mémoire en revanche fut le fait que Yun Ji aurait pu être aux Amandiers. Elle laissa cette phrase dans un coin de sa tête, sachant qu’elle s’en souviendrait plus tard ; lorsqu’elle en aurait besoin.

Une chose était certaine, les paroles de la pianiste faisaient écho au vécu du musicien. A tel point que sa plaisanterie sur les décolletés ne lui arracha pas le moindre sourire. Il se contenta de sortir de sa torpeur réflexive. Elle l’observa alors attentivement, à l’affût de ses réactions les plus infimes. Elle le vit ensuite caresser le clavier du bout des doigts avant de se lever. La brune se redressa également, mains dans le dos. Elle le vit réfléchir. Elle pouvait se douter de ce qui se tramait derrière ces prunelles sombres. Un questionnement sans fin, un questionnement tortueux et tortionnaire. Na Ya resta immobile, en retrait , afin de laisser l’homme choisir ce qu’il voulait faire. Il termina sa bière et la déposa sur le dessus du piano. Na Ya retint une moue agacée et s’empêcha d’aller immédiatement récupérer le verre et nettoyer le bois vernis. Il y avait plus important qu’un peu d’eau qui ne resterait pas plus d’une minute.

« Je pense que tu te trompes. J’aurais forcément été au courant. Tu dois te tromper de personne. Et crois moi je ne suis pas le seul homme à regarder dans un beau décolleté. »
« Si tu le dis, » répondit-elle innocemment alors qu’il regardait à son tour par la fenêtre.

Elle se rapprocha de lui, quittant son immobilité, et vint se placer à ses côtés, sans pour autant le regarder. Elle pensait qu’il préfèrerait ne pas se savoir observé. Elle regarda l’extérieur. Elle était désormais sûre de ne pas s’être trompée. Toutefois, elle n’allait pas le harceler jusqu’à avoir sa confirmation. Elle n’aurait pas apprécié qu’on le fasse pour elle.

« Je peux me tromper, tu sais, » souffla-t-elle. « Après tout, c’était il y a quelques temps déjà, et j’ai eu beaucoup d’autres enfants sous ma protection, dont beaucoup étaient bien plus durs que celui-là. Ma mémoire n’est pas infaillible… »

Elle passa une main dans son cou avant d’ébouriffer un peu ses cheveux. Son autre bras, le plus proche d’Oh Yun Ji patientait le long de son corps.

« Puis ça n’a pas d’importance. Le gamin a trouvé quelque chose qui lui plaisait et qui lui permettait d’oublier et ne me donne plus de nouvelles. Je sais juste qu’il n’est pas malheureux. »

Un doux sourire étira ses lèvres. Elle ne se formalisait pas de l’absence de nouvelles. Elle ne savait que trop qu’il était difficile de vivre en compagnie d’un tel passé.

« Et le père a quitté son travail et son appartement sans rien dire alors que je lui avais tendu la main. Je pourrais sans doute le retrouver mais je n’ai pas pour habitude de pourchasser les gens avec leur passé. Je crois qu’il se torture bien assez tout seul. Et tant que ses enfants s’en sortent et sont heureux, je n’ai pas à intervenir. »

En faisant cela, Na Ya offrait tout simplement au musicien de choisir lui-même ce qu’il voulait croire, tout en essayant de le déculpabiliser.
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mar 21 Jan - 19:06

Na Ya me rejoignit à la fenêtre et ajouta doucement :

« Si tu le dis. »

Je ne pensais pas qu’elle répondra de cette façon. J’étais persuadé qu’elle insisterait et chercherait à confirmer ses paroles. Mais non, finalement, ça ne devait pas être si certain que ça, ou bien elle avait simplement la délicatesse d’arrêter de parler de ce sujet.
Mais je n’arrivais pas à m’enlever ses paroles de ma tête, un demi-frère. Je ne peux pas y croire. Mais au fond de moi, j’ose espérer que j’ai finalement un lien du sang fiable sur cette terre …

« Je peux me tromper, tu sais. Après tout, c’était il y a quelques temps déjà, et j’ai eu beaucoup d’autres enfants sous ma protection, dont beaucoup étaient bien plus durs que celui-là. Ma mémoire n’est pas infaillible… »

« C’est bien ce que tu fais. Je n’aurais pas le courage de me confronter à eux. »

Et plus précisément je pense que je ne tiendrais jamais, je n’ai absolument pas le caractère pour faire ça. Surtout si je croise des cas qui me refont pensé au mien.

« Puis ça n’a pas d’importance. Le gamin a trouvé quelque chose qui lui plaisait et qui lui permettait d’oublier et ne me donne plus de nouvelles. Je sais juste qu’il n’est pas malheureux. »

Je ne répondis pas et je restais de marbre, ou plutôt, je restais ailleurs. Je n’étais plus avec une charmante jeune femme pianiste qui avait une mauvaise tendance à me draguer, mais plutôt très loin dans mes souvenirs …

FLASHBACK

Oh Yun Ji et son père étaient assis, côte à côte, dans leur minuscule salon. Cette année ils n’avaient invité personne et après tout, ils n’avaient personne.
« Tu sais Yun Ji, j’aurais été ravi de te donner un grand frère, qui serait là pour t’aider maintenant. Et sur qui je pourrais aussi me reposer. Alors écoute moi bien, n’oublie jamais que le principal c’est de trouver quelque chose qui te plait plus tard et qui arrivera à tout oublier. »
C’était le soir des cinq ans de la mort de la maman de Yun Ji. Il avait cinq ans et se souviendrait à jamais de ces paroles.

FIN FLASHBACK

Inconsciemment j’avais écouté les paroles de mon père. Et si Na Ya disait vrai, mon demi-frère aussi.
Je revenais sur terre quand elle reprit la parole :

« Et le père a quitté son travail et son appartement sans rien dire alors que je lui avais tendu la main. Je pourrais sans doute le retrouver mais je n’ai pas pour habitude de pourchasser les gens avec leur passé. Je crois qu’il se torture bien assez tout seul. Et tant que ses enfants s’en sortent et sont heureux, je n’ai pas à intervenir. »

« Merci. »

Elle ne comprendrait sûrement pas mon mot. Mais j’appréciais le fait qu’elle n’insiste pas.
Mais il fallait quand même que je sache :

« Ce fameux père incapable et son fils, ils étaient donc à Séoul ? Tu crois vraiment que mon père aurait passé tant d’années si près, mais pourtant si loin ? Il est donc définitivement incapable. » je continuais en essayant de capter son regard : « Tu es certaine que cet enfant cherchait un certain Oh Yun Ji ? »

Qu’est ce qui me prenait, pourquoi je retournais la situation comme ça, pourquoi maintenant je voulais savoir, espérer avoir un demi-frère ? Je ne veux pas cette charge, je ne veux pas entendre les saloperies que mon père aurait faites.

« Je suis désolé. Je devrais te laisser. Je dois être fatigué pour être lunatique comme ça. »


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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Mer 22 Jan - 12:15

« C’est bien ce que tu fais. Je n’aurais pas le courage de me confronter à eux. »
« J’aurais pu être comme eux, » répondit-elle en haussant les épaules.

Elle était honnête. Elle ne faisait pas ce métier par pur altruisme. Le destin est étrange, néanmoins elle se plaisait à penser que si les choses ne s’étaient pas déroulées ainsi, elle aurait choisi une autre voie. Ce qui ne l’empêchait pas d’être heureuse avec sa vie actuelle.
Lorsqu’elle eut terminé de parler, Oh Yun Ji la remercia. Elle ne cacha pas le sourire qui s’élargit sur ses lèvres. Elle n’était pas sûre de la signification de ce mot mais elle en appréciait quand même la mélodie. Peut-être la remerciait-il de lui donner des nouvelles de ceux qui partagent son sang. A moins qu’il ne la remercie de ne pas le brusquer. Dans tous les cas, Na Ya savait qu’elle avait agi comme il le fallait.

« Ce fameux père incapable et son fils, ils étaient donc à Séoul ? Tu crois vraiment que mon père aurait passé tant d’années si près, mais pourtant si loin ? Il est donc définitivement incapable. »

Il regardait alors la jeune mère. Cette dernière laissa leurs regards se fixer l’un dans l’autre. Oh Yun Ji était amer. Il en voulait à son père, ce qui était plus que normal. Na Ya était persuadée d’avoir raison mais elle refusait de brusquer le jeune homme. Aussi le laissa-t-elle aller au bout de son raisonnement sans un mot.

« Tu es certaine que cet enfant cherchait un certain Oh Yun Ji ? »
« Si je me souviens bien, ils étaient à Busan pendant un temps, puis sont revenus ici pour que le père ait une chance de trouver un travail. Ils n’étaient pas revenus depuis bien longtemps quand on m’a confié le petit. Et je ne pense pas me tromper sur le nom du premier fils. »

Elle donnait un certain degré d’incertitude à ses affirmations. Le musicien semblait curieux mais elle ne voulait pas lui en dire trop. Il avait sans doute besoin de temps pour digérer tout ça. Après tout, il n’était pas venu dans le but d’en apprendre plus sur sa famille mais pour auditionner une pianiste à la place d’un ami.

« Je suis désolé. Je devrais te laisser. Je dois être fatigué pour être lunatique comme ça. »
« C’est comme tu préfères, Oh Yun Ji ! » répondit-elle avec gentillesse.

Elle ne mettait pas cela sur le compte de la fatigue mais sur celui de l’émotion. Elle se garda bien de dire le moindre mot à ce sujet. Elle se dirigea vers le guéridon qui reposait non loin du piano et attrapa un post-it rose sur lequel elle griffonna son numéro, accompagné de ses noms et prénoms. Elle le glissa dans la poche du jean de Yun Ji sans fausse gêne.

« Mon numéro de portable, »
expliqua-t-elle sans s’éloigner de lui. « Si tu veux en savoir plus, tu n’as qu’à m’envoyer un message et je retrouverai le dossier pour toi. Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est qu’on se revoit pour un duo avec nos amants favoris. »

Elle se faisait charmeuse pour ne pas faire fuir le jeune homme. Elle avait apprécié son contact et ne voulait pas qu’une révélation puisse le faire fuir. Elle s’éloigna un peu et alla récupérer la bouteille vide de Yun Ji. Elle essuya soigneusement la trace laissée par la condensation.

« Par contre, quand tu reviendras, évite de poser quoique ce soit d’autre qu’un corps sur ce piano. Sinon, on ne va pas pouvoir être copains. »

Elle lui lança un de ces regards dont elle avait la maîtrise parfaite, un regard à la fois coquin, menaçant et un rien pervers.

« Tu veux une autre bière ? Ou quelque chose de plus fort ? »
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MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs.   Ven 24 Jan - 19:19

« Si je me souviens bien, ils étaient à Busan pendant un temps, puis sont revenus ici pour que le père ait une chance de trouver un travail. Ils n’étaient pas revenus depuis bien longtemps quand on m’a confié le petit. Et je ne pense pas me tromper sur le nom du premier fils. »

Busan donc … J’ai toujours rêvé d’habiter un peu là-bas, il paraît que ma mère aimait cet endroit.

« Je suis désolé. Je devrais te laisser. Je dois être fatigué pour être lunatique comme ça. »
« C’est comme tu préfères, Oh Yun Ji ! »

Elle était trop gentille, trop humble, trop douée, trop … elle avait surtout l’habitude d’avoir à faire avec ce genre de cas désespéré sûrement …
Elle attrapa un post-it et nota son numéro de téléphone ainsi que son nom et prénom et le glissa dans la poche de mon jean. Comme si tout était normal et que chaque fille ferait la même chose. J’aimais son assurance. Mais je me demandais bien à quoi elle jouait étant mariée avec un enfant …

« Mon numéro de portable, si tu veux en savoir plus, tu n’as qu’à m’envoyer un message et je retrouverai le dossier pour toi. Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est qu’on se revoit pour un duo avec nos amants favoris. »

« Merci. Ça sera avec plaisir. Cette idée échangiste me ravit au plus haut point. »

Enfin, me ravit au maximum après ce que je viens d’apprendre.
Elle s’éloigna et prit ma bouteille de bière que j’avais précédemment poser sur son piano, qui avait laissé une trace, qu’elle nettoya rapidement :

« Par contre, quand tu reviendras, évite de poser quoique ce soit d’autre qu’un corps sur ce piano. Sinon, on ne va pas pouvoir être copains. »

« Et bien la prochaine fois posons nos corps ça sera tout de même mieux. »

Je ne savais pas si c’était son intention de me changer les idées en me faisant quasiment les yeux doux, mais c’était réussi … C’est quoi ce regard après tout ?
Ah que j’étais faible face à une femme. On vient de m’annoncer que j’avais peut être un demi-frère, et je n’arrive pas à rester de marbre aux phrases à double sens d’une femme. Je ne changerai jamais.

« Tu veux une autre bière ? Ou quelque chose de plus fort ? »

« Ça serait avec plaisir, mais je vais décliner ton offre. Il faut vraiment que j’aille me changer les idées. Désolé. »

Je ne savais pas vraiment ce que j’allais réussir à faire pour me changer les idées. Je crois qu’après une nouvelle pareille, même la musique ne pourra rien faire pour moi. Mais bon après tout généralement quand je remue mes souvenirs noirs, ça m’aide à écrire.
Je m’avançai de la porte et fit un léger signe de main :

« Merci pour tout. Je contacterai rapidement mon ami, positivement évidemment. A bientôt j’espère ! »

J’adressais un dernier sourire, fictif.

Fin


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