Laisserez-vous le destin jouer son rôle ?
 

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 Never say never

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MessageSujet: Never say never   Lun 10 Fév - 21:09

Never say Never

Kang Ae Ri & Park Tae Jin


Il était 8:05 du matin, Tae Jin était déjà à son bureau et avait commencé à travailler, enfin il faisait les cent pas, il allait et venait le long de la pièce, tenant un téléphone à la main et de l'autre une liasse de feuilles. Un coup il jetait un regard sur ses feuilles à moitié froissées, un autre coup il fixait sa montre, il semblait pressé et c'était bien le cas. Il marmonnait quelques mots qu'on pouvait à peine déchiffrer, il ne laissa pas le temps à son interlocuteur de répondre qu'il lui avait déjà raccroché au nez. Il s'affala dans son fauteuil et posa ses deux coudes sur son bureau, il soupira un grand coup avant de passer ses mains dans ses cheveux. Le visage face à la table il semblait réfléchir. Pendant quelques minutes il ferma ses yeux et se remémora tous ces mauvais souvenirs qui continuaient à le hanter. Il fut sortit de ses pensées lorsque son téléphone sonna. C'était sa mère, ou plutôt sa deuxième mère, chaque jour elle prenait des nouvelles de son fils et lui supplier d'arrêter de traquer les assassins et de tourner la page. Vivre une vie normale lui répétait-elle à chaque fois. Mais c'était impossible, Tae Jin ne pouvait oublier ces jours-là et il était persuadé que les assassins se trouvaient à Séoul, dumoin il avait une piste, les Twao, dont il avait apprit l'existence il n'y a pas très longtemps. Oh oui les Twao ! Ne prononcez jamais ce mot devant lui et si jamais vous en étiez un ne restez pas dans les parages, cela pourrait très vite mal tourner, car oui, Tae Jin les déteste plus que tout et leur en veux au point qu'il serait prêt à n'épargner aucun d'entre eux. Toutefois un petit problème se pose, le jeune homme ne sait pas comment en reconnaître un, car ces personnes nous ressemblent, ils mangent, boivent, parlent notre langue, se comportent de la même manière que tout être humain, il est donc difficile pour lui de distinguer un Twao d'un humain. Commetre des meurtres inutiles pourraient éveiller des soupçons et son patron ne tient pas à ce que la police découvre leur gang. Il fallait donc agir intelligement et ne pas foncer la tête baissé.

Après avoir raccroché, il sortit de son placard une photo, on pouvait y aperccevoir sa fiancée qui est maintenant décédée, lui à ses côtés et une autre personne, un homme dont on ne pouvait pas apercevoir la tête, car on lui avait gribouiller cette partie là.
Cet homme était le meilleur ami de Tae Jin après qu'il soit entré dans le monde des yakuza. C'était son partenaire dont il avait entièrement confiance et qui malheureusement avait finit par le trahir un jour. Depuis, il ne l'a plus jamais revu, tout le monde pensait qu'il avait déserté, or c'était interdit, car dans le monde des yakuza, nul ne peut en sortir dès lors que vous avez fait le choix d'y entrer. Excepté si votre boss vous le permet, en cas contraire c'était punit par une peine de mort, ou bien par le seppuku. Tae Jin et ses hommes avaient pour ordre de le retrouver dans tout le Japon, mais jamais ils ne l'avaient retrouvé.

Tae Jin fut sortit à nouveau de ses pensés quand son téléphone sonna une deuxième fois. Cette fois-ci c'était sa secrétaire qui lui annonçait la venue de la nouvelle employée.

- Faîtes-là entrer.

Il se recoiffa en vitesse à l'aide de ses mains et s'assit correctement dans son fauteuil


Dernière édition par Park Tae Jin le Ven 28 Fév - 21:42, édité 1 fois
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« Kang Ae Ri » TWAO ☆ Loner
MessageSujet: Re: Never say never   Mer 12 Fév - 0:13

« Tu es sûre de vouloir faire ça, Ri ? »
- Oui Papa, j’en suis sûre.
- Tu sais que je ne suis pas d’accord ?
- Je sais, mais j’en ai besoin.
- Pourquoi ça ma puce ? Tu sais bien que nous pouvons augmenter on argent de poche si ce n’est que ça !

Je lève les yeux au ciel. Nous y revoilà. Depuis que j’ai demandé l’autorisation à mes parents de chercher un boulot étudiant, ils ne cessent de me sortir ce discours. C’est surtout Papa qui me rebat les oreilles et cherche à tout prix à m’empêcher de travailler. Il refuse de croire que ce n’est pas une question d’argent.

« Je t’ai déjà dit que c’était pour gonfler mon CV, et pour m’occuper un peu. Tu sais bien que ça me fera du bien. Tout le monde est d’accord avec moi. »
- Mais je n’aime pas savoir que ma petite fille se fatigue ainsi. Tu devrais étudier ou sculpter au lieu d’aller travailler.
- Papa ! Ce ne sont que quelques heures chaque semaine ! Laisse-moi un peu respirer ! Je ne suis plus un bébé.
- Tu seras toujours mon bébé.

Je ne réponds rien, me contentant de soupirer. Il y a bien longtemps que je ne suis plus un bébé. Il serait temps qu’ils s’en rendent compte. Papa semble bouder et je ne fais aucun effort pour qu’il cesse. Cela fait un mois que je le ménage. J’en ai assez. Si je veux bosser, c’est pour occuper mon esprit, ne plus penser à rien, et essayer de guérir mes trop nombreuses blessures toute seule. Si en plus ça me permet de gagner un argent que je pourrais dépenser sans rendre de compte à personne, c’est encore mieux.

C’est ainsi que je me retrouve à huit heures du matin un samedi, en plein quartier des affaires, habillée d’un pantalon noir avec de longues et très fines rayures rose foncé et d’une chemise cintrée blanche, mes Converses ayant été troquées contre des bottines plates noires. Maman m’a offert ces vêtements pour mon premier jour. Elle a dit qu’il fallait que je fasse bonne impression pour mon premier jour. Elle a même tenu à coiffer un peu mes cheveux et à y fixer une barrette en forme de fleur blanche. En revanche, elle ne m’a pas convaincue de me maquiller. Je me sens déjà suffisamment bizarre habillée de la sorte, inutile d’en rajouter. Avant de quitter la voiture, j’offre tout de même un baiser à Papa. Puis je m’enfonce dans le bâtiment. Je trouve mon chemin jusqu’à la secrétaire d’accueil qui me conduit au bon étage. J’y rencontre alors une autre secrétaire qui, sans prendre le temps de m’expliquer quoi que ce soir, attrape son téléphone pour m’annoncer. Et, toujours sans explications, elle me conduit à un bureau. Elle frappe à la porte pour moi, ouvre, puis m’abandonne avec toujours autant de politesse après avoir presque claqué la porte dans mon dos.

Mon cœur bat à tout rompre alors que je me retrouve seule face à un homme dont je ne connais même pas le nom. J’affiche un sourire que je veux convaincant et assuré. Je sais comment faire croire que je suis sûre de moi alors qu’en réalité je n’en mène pas large. J’ai donc l’air tout à fait calme, mais intérieurement, je suis terriblement inquiète. Et si ça se passait mal ? Et si les gens ne m’appréciaient pas ? Et si le boulot était trop dur ? Et si je n’arrivais pas à oublier tout ce que j’essaie de fuir ?

« Bonjour. »

Je m’incline doucement, profitant pour calmer un peu mon cœur. Lorsque je me redresse, mon regard céruléen part à la rencontre des prunelles sombres de l’homme assis dans son fauteuil.

« Je suis Kang Ae Ri. Je suppose que vous êtes celui qui va m’expliquer en quoi va consister mon travail. »

Je m’efforce d’avoir un ton joyeux et léger, libre de toute appréhension.

« Je ferai de mon mieux pour ne pas vous embarrasser ! »


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MessageSujet: Re: Never say never   Lun 17 Fév - 22:56

Tae Jin observa la jeune fille qui se tenait devant lui, il la salua et lui demanda de prendre place sur le fauteuil à côté d'elle. Avant de commencer les explications et de lui fournir tous les détails concernant son travail, il lui posa quelques questions afin de vérifier quelques informations. Il prit le gros classeur rouge concernant tous les recrutements qui avaient été fait ces derniers mois et en sortit un cv ainsi qu'une lettre de motivation et la grille d'évaluation de l'entretien. En effet une lettre de motivation été fort recommandée même si elle n'était pas obligatoire. Parmi les 50 entretiens qui avaient été fait il y 2 semaines, c'était mademoiselle Kang qui avait été retenue. Bien que le poste n'était pas non plus un poste de haute fonction, l'entreprise de Mr.Haruma, qui est le boss yakuza de Tae Jin, avait des normes très strictes, notamment au niveau du recrutement, quelque soit le poste, tout devait être bénéfique pour l'activité de l'entreprise, ici aucune minute, aucune seconde ne devaient être perdues et dépensées inutilement, de quoi faire stresser la majorité des employés qui beaucoup finissaient par abandonner et démissionner.

Notre jeune petit chef qui avait pour fonction de sous directeur jeta un bref coup d'œil au cv et à la note finale que la RH avait attribuée à Ae Ri, 18. Cela pouvait paraître ridicule de prendre trop au sérieux ce détail, mais c'était important et obligatoire, alors il fallait s'y exécuter.
Déposant de nouveau son regard sur la jeune fille, il lui adressa un sourire tout en lui tendant deux feuilles, la première était le contrat où elle devait y déposer sa signature après lecture, et la deuxième était une fiche récapitulative de ses tâches. Il déposa face à la jeune recrue son magnifique stylo à plume.

- Bien puisque nous y sommes, je vais vous énoncer quelques petites règles à suivre et vous expliquer le travail que nous vous confions, bien que tout y soit inscrit, je préfère être clair à ce sujet.

Tae Jin posa ses deux coudes sur la table, ses mains refermées l’une contre l’autre face à son menton, il prit une posture beaucoup plus sérieuse, son visage même s’était endurci. Sans reprendre son souffle il se lança dans un long discourt.

- Mademoiselle Kang vous serez donc chargé de faire le coursier, transmettre des documents, messages, parfois faire des photocopies, apporter le café. Vous vous chargerez également d’apporter les encas pour le midi, à l’heure et les déposerait dans les casiers de chacun. Parfois il vous arrivera de m’accompagner à des rendez-vous ou réunions si ma secrétaire doit s’absenter pour d’autres rendez-vous, mais ne vous inquiétez pas je ne vous surchargerez pas de tâches qui n’ont aucun rapport avec votre activité principale. Je vous conseille aussi de ne pas trop prendre à la légère votre travail, il semble bien plus pénible qu’on ne peut le croire.
Ha oui j’oubliais, dernier point important, n’entrer jamais dans mon bureau sans autorisation, je suis le seul qui puisse vous la donner, ma secrétaire n’en a pas le droit également. Je tiens à ce que ce dernier détail soit bien clair. Si vous n’avez pas de questions vous pouvez dès lors commencé par chercher les documents concernant les ventes de Mitsubichi au deuxième étage auprès de Monsieur Yang et me les apporter, ensuite vous vous rendrez à cette adresse pour chercher les encas. Nous disposons, de scooter ou de vélos, soyez de retour pour midi.
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MessageSujet: Re: Never say never   Sam 22 Fév - 18:42

Suivant les indications de l’homme dans son fauteuil de directeur, je m’assois pour répondre à ses questions. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir un peu stressée, ce qui n’est pas une bonne chose parce qu’habituellement, le stress me rend encore plus gaffeuse. Et puis cet homme m’intimide franchement. Il a un charisme impressionnant. La lycéenne en moi sent qu’il vaut mieux ne pas plaisanter avec ce gars là. Et en même temps, il reste sympathique. Je suppose que c’est ce qu’on est censé être quand on occupe sa position. Il me tend finalement des papiers. Je parcours le premier des yeux et en déduis qu’il s’agit de mon contrat. Je le lis plus qu’en diagonale, pour la forme, et parce que Papa m’a fait promettre de ne rien signer sans avoir lu correctement. Moi, je fais confiance à cette entreprise et à cet homme. Il force le respect. J’utilise le stylo qu’il me tend après l’avoir remercié pour apposer ma signature enfantine au bas du document. Alors que je m’apprête à parcourir la seconde feuille, intitulée sobrement « mission de l’employé », il reprend la parole.

- Bien puisque nous y sommes, je vais vous énoncer quelques petites règles à suivre et vous expliquer le travail que nous vous confions, bien que tout y soit inscrit, je préfère être clair à ce sujet.
« Vous avez toute mon attention. »

Je repose la feuille et regarde l’homme derrière le bureau avec attention. A quoi bon lire ce document alors qu’il s’apprête à m’en faire un résumé ? Je lirai ça plus tard, à tête reposée. J’écoute donc avec sérieux les paroles de l’homme. J’essaie de mémoriser l’essentiel. Coursier, messager, secrétaire, livreur, assistante… Wahou, ça en fait des missions !

-Je vous conseille aussi de ne pas trop prendre à la légère votre travail, il semble bien plus pénible qu’on ne peut le croire.

Avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit pour aller dans son sens, il reprend en m’interdisant l’accès à son bureau pour finir par me donner mes missions pour la matinée. Ca en fait des infos ! Si j’arrive à ne rien oublier, ce sera un miracle ! Du coup, je sors un petit carnet décoré de fleurs de ma poche et mon porte-mine rose pour noter : ventes Mitsubichi 2e Mr Yang et encas. Je récupère l’adresse et la coince sous le trombone bleu pétant qui patiente à la fin de mon carnet. Quand on est aussi tête en l’air que moi, on trouve des astuces pour limiter les catastrophes.

« Je crois que tout est clair, Monsieur. Juste, sachez que même si je n’en ai pas l’air, je suis plus courageuse que vous ne l’imaginez. Je ne vous décevrai pas. »

Je m’incline poliment avant de quitter la pièce pour aller accomplir mes missions. Premièrement, aller chercher les documents au deuxième étage. Mon carnet à la main, je m’oriente dans le bâtiment sans trop de difficulté. En revanche, trouver ledit Monsieur Yang et lesdits documents est une autre histoire. On me renvoie de pièces en pièces, de personne en personne, et à chaque fois, je suis obligée de me présenter comme étant la nouvelle employée, et je sens les regards perplexes des gens sur moi. Il va falloir que je fasse mes preuves, je crois. Après plus d’une heure, je finis par mettre la main sur les fameux documents. On me dit de les remettre en main propre à Mr Park. J’en déduis qu’il s’agit de l’homme qui m’a reçue toute à l’heure. Je retourne donc à son bureau mais sa secrétaire me dit qu’il est en vidéoconférence et qu’il ne veut pas être dérangé. Je patiente un peu, guettant l’heure à ma montre. Quand il est presque onze heures, j’essaie de négocier avec la secrétaire pour qu’elle aille remettre les documents immédiatement mais elle refuse. La sympathie, c’est pas son truc à elle ! Et puis je ne peux pas attendre. Je dois être de retour pour midi… Tant pis, je vais aller taper à la porte du bureau de Mr Park, et je lui servirai mon regard le plus désolé pour m’excuser. Il me dira peut-être quoi faire la prochaine fois… Je m’approche de la porte et y frappe quelques coups, trop discrets sans doute. Je patiente, l’oreille collée à la porte pour ne pas louper le moment où on me dira d’entrer. J’entends des bribes de conversation, étrange, mais aucune invitation. La pochette est trop épaisse pour passer sous la porte alors je frappe encore. Cette fois-ci, la porte s’ouvre. Je rougis instantanément, gênée de déranger Mr Park.

« Je suis désolée mais on m’a expressément demandé de vous remettre les documents que vous m’avez demandé en main propre. »

Je lui tends la pochette en lui lançant un regard désolé.

« Et je ne pouvais pas attendre parce qu’il faut encore que j’aille chercher les déjeuners… »

Je me sens comme une enfant qui aurait fait une bêtise. Je déteste ça. Et s’il me renvoyait pour cela ? Je crois que ce serait le pire échec de ma vie. Le plus honteux aussi. Tout le monde en serait déçu, à commencer par moi.

« Je vais y aller, d’ailleurs. Pardon pour le dérangement. »



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MessageSujet: Re: Never say never   Mer 26 Fév - 20:25

Lorsqu’Ae Ri sortit du bureau pour chercher les papiers concernant les ventes de Mitsubichi, Tae Jin en profita pour passer un coup de fil à son patron. Apparemment selon les nouvelles, plusieurs crimes s’étaient produits depuis quelque jours à Séoul et tous étaient du même type ; des hommes qui s’en prenaient uniquement à des anciens yakuza qui aujourd’hui vivaient une vie paisible, normale, loin de ce monde auquel ils appartenaient autrefois. Et ce n’était pas tout, apparemment ces hommes étaient tous tatoué d’un dragon vert sur l’avant bras gauche. Sans aucun doute Tae Jin pensait à des yakuza, à un gang qui venaient se venger. Toutefois Tae Jin n’avait jamais vu auparavant ce type de tatouage. Était-ce un nouveau gang qui venait de se former ? Mr.Haruma en profita pour demander au jeune homme de se renseigner un peu plus sur ces types. Il demanda également si Tae Jin avait réussit par trouver d’autres indices concernant les meurtriers de ses parents et de sa fiancée. Malheureusement depuis une semaine Tae Jin n’avait pas eu l’occasion de s’occuper de son affaire personnelle, les affaires concernant l’entreprise lui avaient demandé beaucoup de temps et avaient même occupé son weekend. Ils avaient pas mal licencié, et comptait embaucher de nouvelles personne dont un quart serait réservé aux jeunes diplômés.

- Très bien, je vais voir ça après le boulot, mais n’oubliez pas, je remplis ma part et vous la vôtre n’est ce pas ? … Par contre je passerai avant à la boutique chercher le matériel qu’il me faut pour ce soir … Bien, je raccroche.

Tae Jin raccrocha sur ces dernières paroles, il avait préféré couper court car il avait entendu du bruit. Ils venaient de la porte du bureau, quelqu’un avait frappé. Cela ne pouvait pas être sa secrétaire, il lui avait défendu, sauf si elle le prévenait avant par téléphone, ça ne pouvait pas être non plus les employés, ni les collaborateurs. Il devina alors que c’était la nouvelle qu’il avait embauché il y a maintenant un peu plus d’une demi heure, Ae Ri, il alla lui ouvrir.

« Je suis désolée mais on m’a expressément demandé de vous remettre les documents que vous m’avez demandé en main propre. »

Elle s’excusa mainte fois avant de lui remettre les documents et s’excusa de nouveau, puis repartit en prenant soin de bien refermé la porte derrière elle. Tae Jin déposa le dossier sur la table, il n’avait pas eut le temps de dire quoi que ce soit qu’elle s’était empressée de partir. Se qui l’inquiéter le plus c’était qu’apparemment Ae Ri était derrière la porte depuis un petit bon moment déjà, avait-elle tout entendu ?

- Mince … J’espère qu’elle ne soupçonne rien …

Il s’était empressé de voir sa secrétaire et de lui demander des explications. Pourquoi ne l’avait-elle pas prévenu ? Alors qu’elle connaissait très bien les règles et qu’elle savait très bien que la jeune fille passerait devant puisque c’était le seul chemin qui donnait accès à son bureau. Elle ne donna aucune explication et s’excusa juste.

- Bon je n’ai pas de temps à perdre, j’ai une réunion qui ne va pas tarder ! Je ne serais pas de retour avant au moins une heure. Si besoin je suis à l’étage 17. Ha oui j’oubliais ! Dîtes à mademoiselle Kang à son retour avant d’allé déjeuner de me rapporter les résultats de ce semestre, la comptabilité me les aura faxé dans mon bureau.

Avant de quitter les lieux il fit un dernier tour dans son bureau pour s’emparer de son dossier ainsi que les ventes de Mitsubichi et fila tout droit à l’étage 17, là où tous les chefs de secteurs, départements, ainsi que Haruma-san qui se faisait passer pour un actionnaire afin de surveiller l’affaire l’attendaient tous. Bien sûre personne ici n’était au courant que l’argent qui faisait tourner la société était en partie du blanchiment d’argent qui provenait de l’affaire principale, de la famille yakuza, Haruma. Seul Tae Jin dans cette société connaissait la vérité. En entrant les regards du vieil homme et celui de notre business man se croisèrent. Il prit place, tout le monde se leva et salua, puis lorsque Tae Jin fit signe de la main, tout le monde se rassit de nouveau, puis la réunion débuta.

- Tout d'abord je tiens à féliciter et remercier chacun d'entre vous pour le travail de qualité fournit, les ventes sont en hausses, et continuent toujours d'augmentées. En ce qui concerne les marchandises exportées d'Europe et du Japon, j'ai pu remarqué que vous avez réussi à négocier les prix au niveau du transport. Cependant ...

Il continua son discours tout en parcourant la pièce de son regard qui se posait sur chacune des personnes présentes et lorsqu'il croisa de nouveau celui de Haruma-san il comprit très vite que celui-ci était impatient d'entendre la partie qui concernait Mitsubichi.
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« Kang Ae Ri » TWAO ☆ Loner
MessageSujet: Re: Never say never   Jeu 27 Fév - 18:17

Je prie très fort pour qu’il ne m’arrête pas alors que je m’enfuis. Oui, je m’enfuis. Ou du moins, c’est l’impression que j’ai. Je déteste cette sensation d’avoir fait quelque chose de mal au moins autant que celle de déranger les gens. Il ne manquerait plus que Monsieur Park me prenne pour une espionne ou je ne sais trop quoi… Quelle galère… vraiment, ce boulot va me rendre dingue, surtout si la secrétaire ne fait rien pour m’aider. D’ailleurs, elle ferait mieux de se montrer plus sympathique sinon je vais lui apprendre la gentillesse à la façon des Kang !

Je m’enfuis donc, en direction de… en direction d’où d’ailleurs ? J’ai pris un chemin au hasard, sans vraiment réfléchir. Quelle idiote… Quand on est aussi chanceuse et douée que moi en course d’orientation, on est censé faire fonctionner sa cervelle et non pas partir du côté qui a l’air le plus beau ! Je sors le papier avec l’adresse de mon calepin. J’aurais peut-être du demander avant de partir de quel côté j’étais censé aller… Ca aurait pu m’être utile. Mais non, j’ai préféré fuir comme une idiote. Kang Ae Ri, tu es vraiment la fille la plus stupide que j’ai jamais rencontré !

Un bon quart d’heure plus tard, après m’être perdue dans les rues de Seoul au milieu de gens tous plus pressés les uns que les autres, je parviens enfin à trouver mon chemin, non sans l’aide d’un gentil homme qui me guide. Et cet homme est tellement gentil qu’il va jusqu’à me raccompagner, à pied, jusqu’à l’entreprise, une fois les commandes récupérées. Il m’aide même à les porter ! Pour le remercier, je prends son numéro de téléphone, lui promettant de l’appeler pour lui offrir un cappuccino.

Les bras chargés, je dépose les encas dans les services concernés, sans aller jusqu’à chercher qui a commandé quoi. Je veux bien être gentille, mais vue le manque de coopération de la part de la plupart des employés, je n’ai pas envie d’en faire beaucoup plus. Surtout que si j’ai bien tout compris, je ne suis pas à leur service mais à celui de Monsieur Park, et de sa secrétaire par extension. Alors flûte. Qu’ils se débrouillent seuls. Il n’y a finalement qu’à la secrétaire que j’apporte son repas ainsi que celui du patron.

« Mademoiselle, Mr Park a demandé à ce que vous lui apportiez les résultats comptables du semestre au 17e . »
« D’accord ! »


Je tends la main, attendant qu’elle me les confie. Elle me regarde, l’air dédaigneux.

« Quoi ? »
« Ils ont été faxés. Est-ce que j’ai une tête de télécopieur ? »


Je me mords la langue et me force à sourire et à ne pas répondre.

« Et où se trouve le fax ? »
« Dans le bureau de Mr Park. »
« Dans son… Mais il m’a expressément interdit d’y entrer, vous êtes sûre de ne pas vous tromper ? »
« Sachez, jeune insolente, que je ne me trompe jamais. »


Aish, elle va prendre une baffe, celle-là ! Je ferme les yeux un instant et respire profondément, serrant les poings.

« Et vous êtes sûre que Monsieur Park a dit que je devais entrer dans son bureau pour récupérer les documents ? »
« Écoutez-moi bien. J’ai autre chose à faire qu’aider un bébé à ramper. Alors faîtes ce que je vous dis ou dégagez. »


Ok, là, elle m’a cherchée, elle va me trouver. C’est pas parce que je suis jeune qu’elle a le droit de me parler comme ça !

« Je me doute bien que se limer les ongles est une activité très importante et nécessaire à la vie de l’entreprise, au même titre qu’envoyer des messages toutes les dix secondes. Mais là vous voyez, Madame, Il y en a certains qui aimeraient pouvoir bosser correctement. Donc arrêtez avec vos airs supérieurs.»

Sinon faîtes-moi confiance, vous allez le regretter. Je dois actuellement avoir le même regard que Woonie lorsqu’il menace froidement quelqu’un. Elle m’a gonflée celle-là. Je m’éloigne donc, rejoignant le bureau de Monsieur Park. Je frappe quelques coups à la porte, dans l’espoir qu’il se trouve dans son bureau. C’est totalement stupide puisqu’il est censé être au dix-septième étage. Mais je ne peux pas m’en empêcher. Il m’a très précisément défendu d’entrer sans son cœur. J’ai le cœur battant à l’idée de faire une bêtise. Pourtant, s’il a dit à sa secrétaire que je devais les récupérer, c’est lui qui m’y autorise, non ? Et si c’était un piège de l’autre débile là ? Je lui lance un regard courroucé. Non, elle n’est pas assez maline pour ça. Je prends une profonde inspiration et ouvre délicatement la porte du bureau.

J’y pénètre, laissant la porte grande ouverte, et balaie la pièce du regard, à la recherche du fameux fax. Je sais à peine à quoi ça ressemble… Je le trouve derrière le bureau mais il n’y a aucune feuille sur le support. Je suppose qu’elles doivent être tombées. Alors je passe derrière le grand bureau. Effectivement, il y a un bon paquet de feuilles éparpillées à même le sol. Je les ramasse avec précaution. Certaines ne m’ont pas l’air de correspondre à ce qu’on me demande. Je ne peux pas m’empêcher de les trier en deux tas. Je me demande bien à quoi correspondent tous les chiffres et les kanjis sur le tas que j’identifie comme n’étant pas celui que je dois récupérer. Je sais que ce sont des signes japonais mais je serai bien incapable d’en reconnaître un seul…

Une fois les deux tas prêts, je quitte le bureau, refermant précautionneusement la porte derrière moi. En rejoignant l’étage n°17, j’adresse un sourire parfaitement hypocrite à la secrétaire. Je cherche Monsieur Park et, lorsqu’on m’indique enfin l’endroit où il se trouve, je stresse encore. Une secrétaire va le chercher. Je lui souris avec autant de conviction que possible.

« Les documents que vous avez demandé. Par contre, tout était éparpillé par terre… »

Je lui lance un regard désolé, alors que je n’y suis pour rien. Où est partie mon apparente confiance en moi ? Reviens ici chipie !

« Du coup j’ai tout ramassé et je vous ai fait un petit tas avec les autres fax que vous avez reçu. Je ne savais pas si je devais tout vous amener et votre secrétaire n’a pas voulu m’aider… »

La mine boudeuse, je regarde le sol. J’ai encore l’impression de faire une bêtise. C’est dingue ça quand même !


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MessageSujet: Re: Never say never   Ven 28 Fév - 21:16

Son long discours avait captivé toute la foule, tous écoutait attentivement, il en était à présent venu aux ventes de Mitsubichi, la partie qu’attendait impatiemment Haruma-san. On pouvait entendre de gros « haaa » et de gros « hooo ». Au moment où Tae Jin s’apprêtait à conclure quelqu’un frappa à la porte et demanda Mr.Park. Ae Ri attendait ce dernier devant la salle en tenant les papiers qu’il lui avait demandé de prendre dans son bureau. Elle les lui tendit.

« Les documents que vous avez demandé. Par contre, tout était éparpillé par terre… »

Le jeune homme prit les documents en main et la remercia.

« Du coup j’ai tout ramassé et je vous ai fait un petit tas avec les autres fax que vous avez reçu. Je ne savais pas si je devais tout vous amener et votre secrétaire n’a pas voulu m’aider… »

Tout ramassé ? Que voulait-elle dire par là ? Sans plus attendre il fouilla tout son tas de feuilles et remarque quelques documents qui ne devraient normalement pas y être, des documents confidentiels que son boss lui avait faxés concernant l’affaire de ce soir. Heureusement pour Tae Jin, ces imprimés étaient rédigés en japonais. Il lâcha un petit soupir de soulagement, mais très vite son imagination commençait à lui jouer des tours qui ne lui plaisaient pas. Attends un peu ! Il se pouvait peut être que mademoiselle Kang sache parler le japonais ! Il faut dire qu’en même temps de plus en plus de coréens apprenaient le japonais, puisque la Corée et le Japon étaient deux partenaires commerciaux qui de plus n’étaient pas à des kilomètres l’un de l’autre. Il déglutit. Et si c’était le cas ? Si Ae Ri savez vraiment comprendre le japonais et avait par curiosité lu les informations confidentielles ? N’importe qui aurait très vite compris que ces informations n’auraient aucun rapport avec l’activité de l’entreprise et finirait par avoir des soupçons. Tae Jin commençait à avoir chaud, il se sentait mal à l’aise et dégrafa un bouton sur le col de sa chemise. Comment une gamine de 17 ans pouvait-elle le mettre aussi mal à l’aise ? Il observa un instant la jeune fille, Ae Ri donnait aussi l’impression de ne pas être dans son assiette, ce qui ne pouvait qu’empirait les choses. Bien joué Tae Jin ! Tu es vraiment débile ! se dit-il à lui-même. Il ne put s’empêcher de lui demander malgré qu’il eut peur d’éveillé encore plus ses soupçons.

- Mademoiselle Kang. Par simple curiosité, comprenez-vous le japonais ?

Cela faisait déjà plus de 5 minutes que Tae Jin s’était absenté ce qui avaient inquiété les autres dans la salle, surtout Haruma-san qui avait décidé de venir voir se qui retenait autant notre patron.
Ae Ri n’eut pas le temps de répondre que Haruma-san avait déjà pris la parole.

- Monsieur Park que se passe t-il ? Tout le monde s’impatiente.

Tae Jin se ressaisit vite en voyant son boss arrivé. Il y avait une chose, une règle que les yakuza avaient instaurée dans leur fonctionnement et qui ne devait pas être violée. Chaque personne qui avait décidé d’entrer et de faire partie d’une famille de yakuza devait impérativement se mettre dans la tête qu’aucun membre de sa famille, même les proches, amis, conjoint ou conjointe ne devait être mis au courant que vous vous êtes apparenté à des yakuza, en cas contraire le Chef de la maison des yakuza se devait d’ôter la vie à la personne mise au courant. D’ailleurs, c’était une règle à laquelle le père de Tae Jin avait enfreint, mais puisque par la suite le jeune homme avait décidé d’y entrer, Haruma-san avait laissé passer.

- Excusez-moi. Mademoiselle Kang je vous présente Haruma Hiroto, un de nos principaux actionnaires. Si ça ne vous dérange pas on reprendra notre discussion après votre pause déjeuné.
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MessageSujet: Re: Never say never   Mar 4 Mar - 12:43

Mon patron parcourt attentivement les documents dès que je lui parle du tas. Il semble même les regarder avec un peu trop d’attention. Je m’en rends compte en relevant brièvement les yeux du sol pour sonder son expression. Il semble douter de quelque chose. Peut-être qu’il m’en veut d’être entrée dans son bureau. Ou qu’il pense que je mens à propos de l’autre grosse dinde. Ou qu’il croit que j’ai lu les documents avant de les lui emmener. Oh, quelle guigne ! Sérieusement ! Pourquoi est-ce qu’il faut toujours que les choses se compliquent avec moi ? C’est systématique, il y a toujours un truc qui tourne mal. Là, c’est cette espèce d’abrutie qui me cause des soucis. Et qui met mon boulot en péril. Si je me fais reprendre à cause d’elle, ça va mal se passer pour elle. Je peux être la plus douce des lycéennes, comme je sais me montrer vraiment infernale. Je ne suis pas rancunière, mais il ne faut pas non plus me prendre pour une poire.

- Mademoiselle Kang. Par simple curiosité, comprenez-vous le japonais ?

Hein ? Intriguée, je relève enfin la tête et plonge mes yeux bleus dans ses prunelles brunes. Pourquoi cette question ? Ah ! Oui ! C’est vrai ! Une partie des documents était en japonais ! Il a peut-être besoin d’une traductrice. Ou alors il veut simplement vérifier que je ne comprends pas le japonais, pour s’assurer que je ne puisse rien lire de ces documents. Après tout, il a l’air plus inquiet que curieux ! J’ouvre la bouche pour répondre mais quelqu’un m’interrompt.

- Monsieur Park que se passe t-il ? Tout le monde s’impatiente.
- Excusez-moi. Mademoiselle Kang je vous présente Haruma Hiroto, un de nos principaux actionnaires. Si ça ne vous dérange pas on reprendra notre discussion après votre pause déjeuné.

Je m’incline poliment devant cette personne, n’osant pas l’observer trop longtemps. Reparler de quoi ? De mes connaissances en japonais ? S’il le veut… Après tout, c’est lui le patron. Je le laisse donc retourner dans sa salle de réunion et m’éclipse une fois la porte fermée pour cette pause déjeuner que j’ai bien méritée. Un boulot plus difficile qu’il n’y paraît… Ah ça, c’est le cas de le dire !

Je reviens une heure plus tard, après être allée grignoter un sandwich en me baladant dans le quartier. Le but de la promenade était bien évidemment de me détendre un peu, mais allez vous détendre dans le quartier des affaires vous ! Du coup, quand je reviens vers la secrétaire stupide, je suis dans le même état d’agacement que lorsque je l’ai laissée. Manque de chance pour moi, et pour elle, comme je n’avais pas faim, mon agressivité n’a pas pu être calmée par la nourriture. Elle a plutôt intérêt à ne pas m’attirer d’ennuis celle-là. Elle n’est pas là. Bizarre. Je m’éloigne de son bureau pour aller copiner avec un gars qui semble galérer un peu plus loin avec des photocopies.

« Je peux aider ? »
« Euh, oui, s’il-vous-plaît. Vous savez comment faire fonctionner ce truc ? Ma secrétaire n’est pas revenue de sa pause déjeuner. »

Il m’explique ce dont il a besoin et je me sers de mes souvenirs pour comprendre comment fonctionne cet appareil gigantesque. Papa utilise le même à son bureau et il m’a appris à en utiliser les fonctions basiques. Après deux minutes, tout est en cours d’impression et l’employé me fixe avec de grands yeux ronds. Je plonge les miens dans les siens, légèrement intimidée. Après m’avoir remerciée et m’avoir demandée qui j’étais, il repart à ses occupations et je m’en vais devant le bureau de la secrétaire, n’osant pas aller m’asseoir à son poste de travail en attendant son retour. Il ne manquerait plus que je lui donne une raison supplémentaire de ne pas m’aimer. Quand je décide d’aller m’asseoir sur une chaise qui semble traîner un peu plus loin, Je vois enfin mon patron apparaître. Je le salue avec toute la révérence qu’il faut.

« J’espère que vous avez eu le temps de prendre votre déjeuner ! Ah, il n’y a pas eu de soucis avec les documents que je vous ai apportés ? J’ai eu peur d’oublier des feuillets dans l’autre tas. »

Toute trace de ma gêne du matin semble avoir disparue. Je ne me fais pas de soucis pour son retour.

« Ah oui, pour vous répondre, je suis désolée mais non, je ne comprends pas le japonais. Enfin, je comprends quelques mots, mais je suis totalement incapable de lire ou d’écrire cette langue ! Navrée si je vous déçois… Par contre, je me débrouille en anglais, même si j’ai un accent abominable qui rend mon frère fou. »

Je souris en évoquant Woonie. Et je ne peux m’empêcher de repenser à mes bouderies lorsqu’il essaie de me faire prononcer quelque chose correctement, et à son air totalement attendri. Concentre-toi, Ri, ton patron est devant toi.

« Alors, quelles sont mes missions pour cet après-midi ; Monsieur Park ? »


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MessageSujet: Re: Never say never   Jeu 6 Mar - 22:37

Après la réunion Tae Jin se rendit dans son bureau suivit de près par Haruma-san, bien qu'il était déjà presque 13 heures, il ne put pour l'instant savourer son déjeuner que Ae Ri lui avait apporté. Mr.Haruma insistait pour discuter, et puis, en réalité c'était lui le vrai patron de la société alors il fallait s’y plier. En passant devant la secrétaire il lui dit explicitement sur un ton sévère que nul ne devait les déranger. Au passage elle salua Haruma-san. Tae Jin prit le soin de refermé doucement la porte derrière lui et rejoignait le vieil homme dans le petit salon d’à côté. Tout d’abord ils discutèrent des affaires de la société Jeju Muyeog, tout allait bien, rien d’anormal, ils ne s’éternisèrent donc pas sur le sujet et très vite Haruma-san se lança sur l’affaire dont il avait discuté avec Tae Jin un peu plus tôt.

- Je pense que deux hommes suffiront pour ce soir. De toute façon je comptais uniquement collecter des infos, je ne pense pas qu’on ait besoin d’aller aussi loin.

- Très bien c’est toi qui vois, après tout, c’est toi le responsable de cette mission. Tu as cartes blanche, comme d’habitude.

Ils discutèrent encore un peu et Haruma-san finit par tendre les quelques photos à Tae Jin qu’il avait précieusement caché sous son long manteau gris. La majorité d’entre elles représentaient les mêmes hommes de tout à l’heure aux tatouages étranges, à l’allure bizarre et sur d’autres on pouvait y apercevoir des maisons brûlées et d’anciens yakuza qui avaient été tué. Très vite l’une d’entre elles attira son attention. Sur cette photo il reconnut un visage qui lui était familier, même très.

- Je te laisse réfléchir à deux fois.

Le vieil homme s’en alla, laissant derrière lui le pauvre jeune homme ébahit par ce qu’il venait de voir. Il fut sortit de ses pensées lorsque son téléphone sonna, c’était sa secrétaire qui venait de lui apprendre qu’un de leur clients voulait le rencontrer. Il bafouilla quelques mots puis raccrocha. Il sortit en vitesse de son bureau laissant les photos éparpillées un peu partout. Il se sentait perdu, désorienté. Au final il n’avait même pas prit son déjeuner et puis pour dire, ce petit entretien lui avait coupé l’appétit. Dans les couloirs il heurta plusieurs personnes, il bouscula même une personne qui portait un gros tas de feuilles, c’était un stagiaire qu’ils avaient embauché il y une semaine déjà, Tae Jin ne s’était même pas excusé. En ce moment même il avait l’impression de vivre dans un tout autre monde, il avait chaud, sa cravate commençait à l’étouffé, ses mains tremblés et devenaient moites. Soudain, une petite voix qu’il reconnut l’apaisa tout de suite.

« J’espère que vous avez eu le temps de prendre votre déjeuner ! Ah, il n’y a pas eu de soucis avec les documents que je vous ai apportés ? J’ai eu peur d’oublier des feuillets dans l’autre tas. »

C’était bien la voix de Ae Ri. Il reprit ses esprits, son âme s’était apaisée comme par enchantement.

« Ah oui, pour vous répondre, je suis désolée mais non, je ne comprends pas le japonais. Enfin, je comprends quelques mots, mais je suis totalement incapable de lire ou d’écrire cette langue ! Navrée si je vous déçois… Par contre, je me débrouille en anglais, même si j’ai un accent abominable qui rend mon frère fou. »

Ae Ri avait enchainé tout à la suite, Tae Jin ne compris pas sur le coup, il ne voyait pas où elle voulait en venir, mais lorsqu’il entendit le mot « japonais » la mémoire lui revient de suite. Ah oui ! C’est vrai qu’ils étaient censés reprendre leur conversation de tout à l’heure ! Ouuf ! Un poids en moins ! Elle venait de lui annoncer qu’elle ne comprenait et ne parlait pas la langue, même si elle reconnut qu’elle comprenait certain mots. Dieu merci ! Elle continua tout en lui demandant ses nouvelles missions.

- Hum … je n’avais pas prévus de vous faire travailler autant dès votre premier jour, mais vous me semblez bien plus que motivé, c’est encourageant à voir.

Tae Jin prit le temps de réfléchir, il n’avait pas non plus envie de l’envoyé auprès de la secrétaire qui lui ferait sans doute faire un boulot qu’elle serait censé le faire elle-même.

- Que diriez-vous d’arrêter avec la paperasse et les colis et aller vous détendre pour une heure ou deux ? … Je veux dire par là que diriez-vous dune boisson rafraîchissante chez Caffe Lazy Cat ?

Hein ?! Mais qu’est ce que tu es en train de faire Tae Jin ?! Ça ne va pas de demander à une employée d’allé se détendre au lieu de bosser dur et qui de plus, est nouvelle et commence son premier jour ! Tu n’avais qu’à te raser le crâne, ou bien te faire tatoué de la tête au pied, mais là non ! Non ! Sa conscience lui criait qu’il venait de faire une grosse erreur et d’abandonner cette idée, mais Tae Jin, lui, était bien conscient de se qu’il venait de lui proposer. Après tout il faut bien parfois se changer les idées ! Et puis ce début de matinée a été très chargé. Était-ce quelque part une raison pour lui de s’échapper, de fuir se qu’il avait découvert ? Tae Jin se forçait à croire le contraire. Il ne laissa même pas le temps à Ae Ri de répondre qu’il la poussa déjà en direction de l’ascenseur direction le rez-de-chaussée.

- Oh mince ! J’oubliais ! Pourriez-vous avant allé me prendre ma veste qui est accroché sur mon porte manteau dans mon bureau ? Pendant ce temps je vais appeler un taxi, vous me retrouverez en bas.

Avait-il dit sur un ton enjoué accompagné d’un grand sourire aux lèvres. Mais ce que Tae Jin avait oublié c’était qu’il avait laissé paraître des indices un peu trop suspicieux sur son bureau, les photos de tout à l’heure. Voilà ce qui arrivait quand on ne voulait pas écouter sa conscience ! Bien fait !
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MessageSujet: Re: Never say never   Lun 10 Mar - 21:19

Bizarrement, il change totalement d’attitude dès que je commence à parler. Il avait l’air plutôt nerveux, ce qui est normal quand on est aussi occupé que lui, et il semble maintenant totalement calme et apaisé. J’en suis flattée. J’ai cet effet là depuis toujours sur les gens. J’ai réussi à le garder malgré tout.

- Hum … je n’avais pas prévus de vous faire travailler autant dès votre premier jour, mais vous me semblez bien plus que motivé, c’est encourageant à voir.

Pendant qu’il marque une pause, je ne peux pas m’empêcher de rougir un peu. Il ne m’en veut pas pour ce matin et son idiote de secrétaire n’a rien fait pour pourrir mon boulot entre midi et deux. Ca, c’est un super bon point.

- Que diriez-vous d’arrêter avec la paperasse et les colis et aller vous détendre pour une heure ou deux ? … Je veux dire par là que diriez-vous dune boisson rafraîchissante chez Caffe Lazy Cat ?

Je ne sais pas qui de nous deux est le plus surpris par cette proposition. Le Caffe Lazy Cat ? Le truc avec plein de chats tout mignons partout ? Il blague, non ? C’est un test peut-être… Je m’apprête à refuser, mes grands yeux bleus écarquillés par l’étonnement, qu’il me pousse vers l’ascenseur. Avant de s’arrêter et de reprendre.

- Oh mince ! J’oubliais ! Pourriez-vous avant allé me prendre ma veste qui est accroché sur mon porte manteau dans mon bureau ? Pendant ce temps je vais appeler un taxi, vous me retrouverez en bas.
« Euh… Oui ! Bien sûr ! J’arrive tout de suite ! »

Je me détourne en souriant. Mais… Qu’est-ce qu’il m’a pris d’accepter ? Je suis complètement folle ! Enfin bon, maintenant, je n’ai plus le choix… Je rendre donc dans le bureau du patron et trouve sa veste posée sur le dossier de sa chaise. Je passe derrière le bureau. Et mon regard ne peut s’empêcher de se poser sur les photos étalées sur le bureau. Mon sourire s’efface à mesure que je balaie la table du regard. C’est quoi ça ? Il y a des maisons brûlées et des gens à l’air louche exhibant des tatouages, dont certains se retrouvaient sur plusieurs d’entre eux. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Quel rapport entre les paysages désolés et ces hommes ? A moins que…

Je porte ma main à ma bouche, trop effrayée par l’idée qui vient de traverser mon esprit. Sont-ils morts ? Impossible. Quoique… Ca expliquerait pourquoi Mr Park avait l’air aussi perturbé et m’a fait cette proposition très particulière. Il a sans doute appris une mauvaise nouvelle. Peut-être qu’il connaissait ces hommes… Je me sens mal... En temps normal, je fondrai sans doute en larmes pour me recroqueviller un coin. Mais je suppose que les mésaventures de ces derniers mois sont pour beaucoup dans l’absence de crise de nerf. Je serre les dents et m’apprête à quitter la pièce. Ah non ! Il faut que je prenne la veste d’abord.

Quelques minutes plus tard, je suis dans l’ascenseur exhibant mon masque de joie le plus convaincant. S’il a demandé ma présence, c’est sans doute parce qu’il espère se changer les idées. Et c’est le moins que je puisse faire. Pas parce qu’il est mon patron, pas parce qu’il m’a donné ma chance, mais parce qu’il a tout simplement besoin des rayons de mon soleil. Je le rejoins donc et me poste devant lui, lui tendant sa veste avec un grand sourire.

« J’ai bien refermé la porte de votre bureau en sortant ! Mais vous êtes sûr de vouloir aller là-bàs ? Je veux dire… C’est quand même un endroit particulier ! »

Je prends soudain un air gêné.

« C’est que… c’est très… Nunuche, et féminin comme endroit et… »

Je ris légèrement et avec sincérité.

« Ne vous vexez pas mais je vous vois mal aller dans un endroit de ce genre ! Quoique vous me direz… Je suis persuadée que vous n’imaginez même pas que je puisse être assez adroite pour passer tout mon temps libre, ou presque, à sculpter et à peindre… »

Règle numéro 1 pour rire les gens et leur changer les idées : parler beaucoup. Règle numéro 2 : dévoiler un pan de soi. Règle numéro 3 : ne pas penser à ce qui peut leur faire de la peine pour ne pas se sentir triste.

« Enfin si vous êtes décidés, allons-y ! »

J’ai un mouvement instinctif pour prendre le bras de Mr Park avant de me raviser. Non, ça, ce serait carrément déplacé. Même s’il sort du cadre professionnel, il reste mon patron.


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