Laisserez-vous le destin jouer son rôle ?
 

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 We must talk about us.

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« Eden A. Rosebury » TWAO ☆ Avoider
MessageSujet: We must talk about us.   Ven 12 Sep - 21:29

We must talk about us.

Yun Ji & Eden
Le 30 aout 2013 à 18h09

Mes doigts passent doucement sous mes yeux, effleurant ma peau comme si elle allait se déchirer. Le violet de mes cernes ne me va pas au teint, sauf que je devrai faire avec. Cinq journées aurait dû être suffisante pour me reposer et rattraper le décalage horaire. Oui, cela aurait être suffisant. Un soupir traverse mes lèvres. Ce n'est pas réellement étonnant de voir mon corps totalement épuisé avec tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps. L'accident cinq mois plus tôt, ma rencontre puis ma discussion avec Se Jong, la journée au musée avec Hyun Hee... Tellement de problèmes qui semblent graviter autour de ma personne. Un peu comme du poison s'immiscent dans la vie des gens...

Je secoue la tête, faisant sortir toutes ces mauvaises pensées. Ce n'est pas le moment de rester comme une idiote face au miroir. J'ai rendez-vous à dix-huit heures. Un coup d'oeil à l'horloge me permet de comprendre qu'il faut que je me dépêche si je ne veux pas être en retard. Mes bottines claquent contre le sol, mes bracelets tintent doucement, mes boucles rebondissent sur mes épaules ; j'appelle Grace d'une voix claire. Une fois face à elle je tourne deux fois sur moi-même afin de lui montrer ma tenue. Je suis presque certaine qu'elle m'empruntera ce jean dès qu'elle en aura l'occasion. Je ne lui laisse ni le temps de parler, ni même de bouger. Mes lèvres se plaquent contre sa joue. Agrippant mon sac d'une main et mon gilet en laine de l'autre je quitte l'appartement. J'enfile ma veste dans les escaliers puis jette mon sac sur mon épaule juste avant de pousser la porte de l'immeuble. Le regard presque dans le vide, je travers les rues de Séoul à vive allure. Je vais avoir cinq minutes de retard au minimum.

Prise dans mes pensées, je ne remarque même pas le groupe d'adolescentes qui me dévisage. Ce n'est qu'en relavant la tête que je croise leur sourire. J'essaie de comprendre pourquoi elles sont ainsi. C'est vrai que l'on ne croise pas à longueur de temps des occidentales en Corée, mais je suis loin d'être la seule femme de ce genre ici. Passant devant la vitre d'un magasin il me faut quelques secondes avant de saisir. Le miroir de la salle de bain ne me permettait de ne voir que mon visage, et je n'ai pas pris le temps de m'arrêter devant le grand miroir de ma chambre. J'ai l'air de sortir d'un magazine de mode, le genre de femme qui présente les tenues pour la prochaine saison. Mon jean gris délavé qui tombe juste au-dessus de mes chevilles s'accorde avec mes bottines ouvertes sur ces chevilles. Mon haut fleuri à fond noir rappelle le printemps et, de façon étonnante, le rouge de mon gilet s'accorde parfaitement avec celui des fleurs sur mon tee-shirt. Dans l'ensemble j'ai l'air jolie. Mais j'ai surtout l'air d'une américaine. Une moue s'affiche sur mon visage. Jamais je ne serai capable d'être comme les filles d'ici... Je relève la tête et tourne au coin de la rue, arrivant enfin près de la Namsan Tower.

Yun Ji.

Le jeune homme est déjà présent et, pendant un court instant, je me demande depuis quand exactement il attend. Comme d'habitude j'ai du retard. Il le sait. Jamais je n'ai été à l'heure exacte à l'un de nos rendez-vous. Et si cela est arrivé j'en serais la première étonnée. Je m'avance près de lui, un sourire timide accroché aux lèvres. Notre dernier rendez-vous me revient en mémoire et je ne sais si je dois le serrer contre moi ou rester simplement polie. Premièrement, je sais que ce genre d'élan d'affection en public est mal perçu par les coréens. Deuxièmement, sans doutes le plus important, Yun Ji risque de me rejeter. Arrivée face à lui j'incline ma tête un avant sans perdre mon sourire.

« Bonsoir Yuny ! Comment vas-tu ? J'espère que tu as passé du temps avec tes amis cet été ! »

Après tout il mérite d'être entouré de personnes qui l'aimes. Plus que quiconque. Tout cela me fait penser à mes amis que je dois impérativement revoir. Mon petit rayon de soleil qu'est Ae Ri et mon petit chat de Hyun Hee. J'ai tant besoin de leur raconter ce qu'il s'est passé avec mes parents... Mais avant tout cela il faut que j'en parle à l'homme face à moi. Je me pince doucement la lèvre inférieure entre mes dents. Mes amis m'ont manqué pendant ces vacances... Mais Yun Ji est celui qui les surpasse.

« Tu m'as tellement manqué... »

C'est normal qu'il m'ait manqué. Il est mon âme soeur. Autrement dit, celui que j'ai toujours désiré dans ma vie. Son absence était comme un vide. Il manquait quelque chose à ma vie, là-bas à New York. Et ce quelque chose c'est le bonheur. Celui d'être à ses côtés. En vérité, peut-être même qu'il ne m'a pas manqué. Parce que je crois que c'est encore plus fort que ça...
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« Oh Yun Ji » TWAO ☆ Loner
MessageSujet: Re: We must talk about us.   Mar 23 Sep - 21:31

J’attendais assis sur le canapé depuis plusieurs longues minutes. Je n’étais pas prêt et si je continuais comme ça, j’allais être en retard. Je n’aime pas le retard, mais je me ressasse toujours autant les mêmes questions. Eden m’avait manqué, bien trop à mon goût … Mais est ce que c’était raisonnable de continuer comme ça ? Notre dernier rendez-vous on s’était dit de continuer à se voir malgré tout, parce que j’avais ce besoin de la voir. Je déteste avoir besoin de quelqu’un et je me sens toujours autant torturé à son sujet. Seulement, je ne pouvais pas lui poser un lapin, ça la ferait souffrir, et je suis certain de regretter. Pourquoi est-elle twao. Etait-elle seulement réellement mon âme sœur. Je ne voulais pas y croire. Dépendre de quelqu’un, jusque là j’avais réussi à faire sans.

17h30. Si je ne me prépare pas maintenant, je ne le ferais jamais. Il fallait que j’y aille. Elle avait trop de choses à me raconter. Aller, c’est parti. Maintenant qu’est ce que je mets. Elle me voit toujours avec le même genre de tenue. Mais d’un autre côté pourquoi est ce que je m’habillerais différemment. Un jean foncé quelque peu délavé, des van’s noirs, un tee-shirt blanc et un gilet noir feront l’affaire.

17h50. Un coup de peigne (qui était bien au fin fond de mon tiroir) et c’est parti. J’appelais le premier taxi et lui annonça ma destination. « Endroit romantique » avait-il dit. Ouais. Si on veut. Je n’étais pas de ce genre là. Mais bon.

18h00. J’étais pile à l’heure, je la cherchais des yeux, mais elle n’était pas encore arrivée. Manquerait plus que ce soit elle qui me pose un lapin.

18h09. Elle arrivait, et on ne pouvait pas la louper. Elle était magnifique comme toujours et je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire en la voyant. Elle m’avait réellement manqué. Elle inclina simplement la tête en ajoutant :

« Bonsoir Yuny ! Comment vas-tu ? J'espère que tu as passé du temps avec tes amis cet été ! »

« Je crois que ce n’est plus la peine que je te dise d’arrêter de m’appeler comme ça ? »

Mon sourire s’agrandissait. Et j’aimais qu’on soit plus ou moins distant, je ne savais déjà pas comment je devais la considérer, alors si elle serait arrivée en m’embrassant …

« Avec mes amis ? Oui mes amis les guitares et les pianos … »

« Tu m'as tellement manqué... »

Je baissais la tête. Ne sachant quoi répondre.

« … Allons-y. Viens, on monte, j’espère que tu n’as pas le vertige ! »

J’avançais vers le guichetier et payais les places pour monter. Les gens commençaient plutôt à descendre à cette heure-ci. De quoi être un peu seul tous les deux.

Arrivés en haut je m’appuyais sur la rambarde, la vue était magnifique.

« Alors, ta colocataire ne t’envahis pas trop ? Je ne l’ai toujours pas vue … »


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« Eden A. Rosebury » TWAO ☆ Avoider
MessageSujet: Re: We must talk about us.   Ven 3 Oct - 23:38

Un sourire étire ses lèvres lorsqu'il m'aperçoit. Mon cœur se réchauffe. Yun Ji semble heureux de me voir. C'est déjà ça. M'approchant de lui, je me contente d'hocher la tête pour le saluer. Le prendre dans mes bras serait sans doutes déplacé. J'ai l'envie folle de le serrer contre moi et me fait force pour ne pas le faire. Cela ne servirait à rien. Cela ne changerait rien. Je lui demande donc comment il va. Comment il a occupé ses journées durant ses vacances. Quelque chose qui permet de débuter une conversation. J'ai tant de choses à lui raconter que je ne saurais même pas par où commencer... Levant mon regard sur lui, j'évite ses yeux. Ce n'est pas l'endroit pour perdre mes moyens et me jeter à son cou face à ces yeux envoutant. Non, vraiment pas.

« Je crois que ce n’est plus la peine que je te dise d’arrêter de m’appeler comme ça ? Avec mes amis ? Oui mes amis les guitares et les pianos … »

Ma tête s'articule de droite à gauche, un sourire moqueur sur le visage. Il déteste ce surnom. Je le sais. Et j'en joue. J'aime bien l'embêter avec ce mot idiot. Lorsqu'il répond à ma deuxième question une moue boudeuse s'empare de mes traits. Je hais lorsqu'il dit de telles choses. Lorsqu'il affirme n'avoir personne. Je suis certaine qu'il a occupé ses vacances, qu'il a rencontré des personnes. Yun Ji ne peut pas être asocial. Tournant la tête, je me pince la lèvre inférieure avant de lui dire qu'il m'a manqué. Qu'il m'a beaucoup trop manqué. Attendant désespérément une réponse, je n'ose pas lui faire face.

« … Allons-y. Viens, on monte, j’espère que tu n’as pas le vertige ! »

Brusquement, mon visage fait à nouveau face au sien. Ma tête se penche de haut en bas, comme si je donnais mon accord. Je croise son regard quelques secondes seulement avant qu'il ne s'avance vers le guichetier. Le jeune homme paie les deux places avant de monter pour accéder au dernier étage de la tour. Je ne suis jamais venue ici. Gardant la tête baissée je ne dis rien. Et Yun Ji est tout aussi silencieux que moi. Enfin arrivés en haut, il s'appuie sur la rambarde. Je m'approche à mon tour, profitant de la vue. C'est magnifique.

« Alors, ta colocataire ne t’envahis pas trop ? Je ne l’ai toujours pas vue … »

Pendant un instant, je me demande de qui il parle. J'étais si absorbée par la vue que je n'ai pas fait attention à se question. Tournant ma tête, j'affiche un sourire mi-joyeux, mi-intrigué.

« Ah ! Grace ! Non. Elle pourrait être envahissante, mais comme on est deux américaines on se comprend. Et puis... C'est un peu comme un morceau de mon enfance. »

Oui, Grace me permet de rester moi. De rester un peu américaine. J'ai beau faire des efforts, je ne serais jamais comme une coréenne. Jamais je ne saurais me comporter exactement comme ces dernières. Replaçant une mèche derrière mon oreille, laissant glisser mon sac de mon épaule pour qu'il trouve sa place au creux de mon coude, je me décale pour me rapprocher du musicien.

« Si tu veux la voir, tu n'as qu'à passer. La porte t'es toujours ouverte. Je suis certaine qu'elle sera heureuse de te rencontrer ! »

Yun Ji est un nom qui est souvent accroché à mes lèvres. J'avais invité la jeune femme au restaurant pour lui expliquer toute mon histoire d'âme soeur. Mes possibles fiançailles. Mes problèmes rencontrés dans cette ville. Je mords l'intérieur de ma joue. Par quoi commencer ? Je n'ai pas vu le jeune homme depuis bien trop longtemps. Et il s'est passé bien trop de choses depuis. J'aimerais commencer par un sujet plutôt calme, quelque chose qui n'entraînera aucun problèmes mais plus j'y pense et moins je trouve. J'ai l'impression que ma vie n'est qu'un amas de problèmes qui s'enchaînent les uns après les autres. Avec aucune réel solutions à la fin.

Ma tête s'oriente à nouveau vers la vue. Il fait encore jour. La tour surplombe la ville, la rivière. Mon regard se perd dans l'eau. Il m'arrive de jalouser ces personnes dont la vie est simple. Tout se déroule tel qu'ils le souhaitent, sans rencontrer de réel problèmes. Un bus raté, un réveil loupé, des clés oublier. Tant de problèmes futiles que je voudrais connaître... Mes lèvres s'articulent lentement.

« Tu as vu Ae Ri ? Elle m'avait demandé ton numéro avant que je ne parte à New York. Elle devait te rendre un parapluie, il me semble. Comment va-t-elle ? »

Je ne l'ai pas vue depuis si longtemps... Ma petite Ae Ri... Mon petit rayon de soleil. Je peste intérieurement contre moi-même. Je n'ai pas eu le choix. Je devais retourner à New York. Mes parents ont exigé ma présence pour les préparatifs du mariage. Il devrait se dérouler après mes dix-neuf ans. En printemps prochain. Devrais. Je m'y suis opposée une fois là-bas, prétextant avoir trouvé quelqu'un d'autre. Quelqu'un pour partager ma vie.

Lui.

Mais cela n'a rien changé. Cela n'a rien annulé. Mes parents ne veulent plus m'adresser la parole. Et ils n'ont pas annulé ce mariage. Posant mes coudes sur la rambarde, mon sac rencontre le métal. J'enfouie ma tête entre mes mains. Je sais que ce n'est pas le lieu idéal pour en parler mais Yun Ji doit savoir ce qu'il s'est passé à New York avec ma famille. Il en a besoin. J'en ai besoin.

« J'ai refusé. Le mariage, je l'ai refusé. A New York j'ai expliqué à mes parents que je ne voulais pas me marier. Mais ils n'ont rien voulu entendre. Et finalement ils n'ont rien annulé. »

La seule solution serait d'être déjà mariée. On ne peut être marié à deux personnes à la fois. Mais je ne peux pas demander une telle chose à Yun Ji. Impossible. Alors je me contente de rester là, ma tête entre mes mains, me lamentant de façon pitoyable sur mon sort. Quel que soit mon choix, quel que soit ma décision, tout le monde finira par en souffrir. Tous ceux qui m'entourent, ceux que j'aime. Et contre ça je n'y peux rien.
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MessageSujet: Re: We must talk about us.   Sam 25 Oct - 16:38

Vue de loin, cette tour n’avait rien d’extraordinaire, ni de très esthétique dans cette grande ville. Rien n’a envié à la célèbre Tour Eiffel de Paris que j’espère bien voir un jour. Seulement, après y avoir monté, on oublie complètement ce sentiment. Seoul était une gigantesque ville qui savait allier l’industrie et les nombreux immeubles aux traditions. Sans oublier les montagnes au loin qui entouraient la ville et qui rajoutaient un sentiment de nature au milieu de la ville.
Eden prit le temps de contempler cette vue avant de répondre à ma question à propos de sa colocataire. J’étais toujours aussi curieux, ça c’était fait si vite …

« Ah ! Grace ! Non. Elle pourrait être envahissante, mais comme on est deux américaines on se comprend. Et puis... C'est un peu comme un morceau de mon enfance. »

Je ne répondis pas. « Un morceau de mon enfance ». Pour ma part je ferais tout pour éviter me rappeler de cette enfance. Et je n’avais pas encore eu le courage de faire le déplacement jusqu’au Japon. Cette partie de moi enfouie, dont Eden n’y connait rien …

« Si tu veux la voir, tu n'as qu'à passer. La porte t'es toujours ouverte. Je suis certaine qu'elle sera heureuse de te rencontrer ! »

« Alors j’y penserai à l’occasion. Pourquoi pas. Deux belles filles dans un même endroit, ça doit être intéressant. »

J’en profitais pour donner un petit coup de coude à Eden, je me doutais qu’elle n’aimerait pas nécessairement que je me permette de draguer ne serait-ce qu’un peu sa colocataire.
Un silence s’installa et nos regards se détournèrent à nouveau vers la ville. Tellement de choses à dire, comme peu de choses à avouer. Après quelques minutes, j’entendis la douce voix d’Eden changer de sujet.

« Tu as vu Ae Ri ? Elle m'avait demandé ton numéro avant que je ne parte à New York. Elle devait te rendre un parapluie, il me semble. Comment va-t-elle ? »

« Ah. Euhm oui oui. Je l’ai vu ! Elle va bien, ne t’inquiètes pas pour elle. Elle est toujours aussi ravissante et pétillante. »

J’évitais de lui parler de nos mésaventures. Aucune raison de s’inquiéter, Eden devait se douter de la maladroitesse d’Ae Ri et de mes mots à double sens.
Je regardais autour de moi, cherchant un banc pour s’asseoir. J’allais indiquer en indiquer un à Eden, quand je la vis complètement désemparée, sa tête entre ses mains. Je ne savais pas quoi faire, mon habilité pour ce genre de situation reste au niveau de zéro. Qu’est ce qu’elle avait si peur de me dire ?

« J'ai refusé. Le mariage, je l'ai refusé. A New York j'ai expliqué à mes parents que je ne voulais pas me marier. Mais ils n'ont rien voulu entendre. Et finalement ils n'ont rien annulé. »

Effectivement. Ce n’était pas forcément le sujet le plus simple et idéal à aborder. Je me contentais de me rapprocher d’elle et de poser ma main sur sa taille. Ne pas réagir de façon excessive Yun Ji, calme-toi. A vrai dire, j’avais réfléchi à cette histoire cet été, durant son absence. Seulement je n’y voyais pas de solution. Et je me demandais constamment si j’étais en pouvoir de me mêler à ça. Je n’étais pas capable de m’imposer face à ses parents. Je n’avais pas ce pouvoir, et de toute façon, ce ne serait que me donner encore plus de problèmes avec les twaos. Qu’Eden soit mon âme sœur ou pas, ça ne changerait rien.

« Il aura lieu quand ? Es-tu seulement obligée d’y aller ? Ils ne viendront jamais te chercher ici. Envoie quelqu’un à ta place. Je ne sais pas moi. Se Jong peut bien trouver quelqu’un d’autre. Et puis il en pense quoi lui d’abord ? Il ne peut pas se bouger le cul un peu. Quel garçon inutile … »

Je voyais le regard d’Eden vide de sens et je la guidais vers le banc le plus proche. Bon, je n’ai pas non plus réagit de la façon la plus seine possible, mais au moins je n’avais pas fuis cette conversation.

« … Bat-toi. Je suis certain que beaucoup de personnes peuvent t’en donner la force nécessaire. Moi y compris. Et puis … sinon on peut toujours provoquer l’assassinat de Se Jong, au moins il n’y aura pas de soucis ! »

Je tournais la tête vers elle, tout sourire. Quel idiot. Les relations humaines seront toujours un mystère pour moi. Je n’ai, ne suis, et ne serai jamais doué avec ça. Sauf pour draguer, évidemment.


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« Eden A. Rosebury » TWAO ☆ Avoider
MessageSujet: Re: We must talk about us.   Mer 5 Nov - 22:43

Entre son coup de coude et ses remarques vis-à-vis de ma colocataire, Yun Ji me fait rire. Ou du moins sourire. Je n'arrive pas à éprouver la moindre joie. Je sais ce que je dois lui dire. Je sais que je commence par une mauvaise nouvelle. Une parmie tant d'autres. Alors je change de sujet sans pour autant avoir la force de lui annoncer ce qui pèse dans mon coeur et mon esprit. Ses nouvelles quant à mon amie me rassure. Je soupire d'aise. Je ne l'avais pas vu depuis si longtemps... C'est après l'avoir remercié que je laisse ma tête glisser entre mes doigts. Je ne sais pas comment lui annoncer ce qu'il s'est passé à New York. Alors plutôt que de réfléchir une seule seconde de plus je laisse les mots jaillir de mes lèvres et se déverser sur le jeune homme.

Je ne sais pas à quelle sorte de réaction je m'attendais de sa part. Peut-être un éclair de joie dans ses yeux. Quelque chose qui me prouve que j'ai pris la bonne décision. Hyun Hee m'a donné des conseils affirmant me soutenir dans n'importe lequel de mes choix. Cet homme sait mieux que quiconque ce que je peux ressentir à ce moment précis. Ma presque obligation de m'y soumettre et ma volonté d'y échapper. Je manque de sursauter en sentant la main du jeune homme sur ma taille. Bien que je sois étonnée je suis trop préoccupée pour penser une seule seconde à ce rapprochement.

« Il aura lieu quand ? Es-tu seulement obligée d’y aller ? Ils ne viendront jamais te chercher ici. Envoie quelqu’un à ta place. Je ne sais pas moi. Se Jong peut bien trouver quelqu’un d’autre. Et puis il en pense quoi lui d’abord ? Il ne peut pas se bouger le cul un peu. Quel garçon inutile … »

Mon regard est bloqué sur l'horizon, essayant de retourner toutes ces questions dans mon esprit. Je connais ces réponses, je ne suis pas certaine qu'il veuille réellement les entendre. Nouveau soupire. Comment me sortir de toutes ces conneries dans lesquelles je me fais toujours embarquer ? Sans même m'en apercevoir, Yun Ji me guide vers un banc proche de nous. Je tente de répondre à ses questions tout en m'installant à ses côtés. Il mérite bien de savoir tout cela. Je me dois d'être honnête.

« Mes parents prévoient ce mariage pour le printemps prochain. Quelques temps après mon anniversaire. Et techniquement je ne suis pas obligée d'y aller... Mais si je ne m'y présente pas ce sera bien pire que si j'essaie de tout annuler. »

Un long soupir traverse mes lèvres. Trop long.

« Puis comme ils seront là je ne peux pas envoyer quelqu'un d'autre. Sauf si on réussi à trouver mon sosie ! Et puis Se Jong... Il en pense autant que moi, mais ne peut pas faire mieux... »

Se Jong fait son maximum de son côté. Je le sais. Il me l'a dit. Il compte même voir mes parents pour que l'on puisse en parler tous ensemble. Pour que l'on puisse réellement en parler. J'ai beau avoir toujours été proche de ma mère et admirer mon père, ils restent deux riches de Manhattan. Et il se comporte comme tel. La seule chance que j'ai eu dans mon enfance solitaire fut d'avoir une gouvernante en or qui m'a appris à penser autrement que tous ces riches... Je ne fais pas partie de leur monde. Et pourtant tout me force à y appartenir....

« … Bat-toi. Je suis certain que beaucoup de personnes peuvent t’en donner la force nécessaire. Moi y compris. Et puis … sinon on peut toujours provoquer l’assassinat de Se Jong, au moins il n’y aura pas de soucis ! »

Mon rire résonne un peu trop fort en haut de cette tour et je plaque ma main sur mes lèvres lorsqu'un couple d'âge mur se retourne pour me foudroyer du regard. J'ai parfois tendance à oublier la manière dont se comporte les coréens. Et j'ai encore beaucoup de mal à m'y habituer. Je crois que de toute manière je ne m'y habituerai jamais. Pendant un instant je m'en veux de rire de cette manière. Jamais je ne souhaiterais la mort de quelqu'un. Pas même de mon pire ennemi. Et même si j'ai longtemps haït Se Jong d'être mon fiancé, à présent je sais parfaitement qu'il n'y est pour rien dans toute cette machination.

« Je... Désolée. Je n'aurais pas du rire. Tu sais, je ne souhaite pas sa mort. Même si je l'ai longtemps haït... Il est tout aussi innocent que moi dans tout cet arrangement. Il ne faut pas lui en vouloir. »

Ce que Yun Ji ne semble pas avoir compris. Ou du moins ce qu'il ne semble peut-être pas vouloir comprendre. Il le déteste. Ce qui parfois à le don de me taper sur le système. J'aimerais vraiment qu'ils s'apprécient tous les deux. Car si le mariage finit bel et bien par avoir lieu et que ce cauchemars se réalise, cet homme sera mon bout de paradis. Je continuerai à le voir, à m'accrocher à lui. Parce qu'à présent il est toute ma vie. Tout ce que j'ai toujours désirée. Celui qui me complète. Même s'il ne semble pas partager cette vision.

« Je vais me battre. A présent il n'y aura plus un jour, une seule seconde où je ne me battrai pas. Et si cela ne marche pas, si jamais je baisse les bras... Il y aura toi ! Tu sera toujours là. Non ? »

Je ne sais pas si c'est une affirmation ou une interrogation. Peut-être un peu des deux. Je tourne ma tête afin de chercher ce couple qui semble s'être envolé. Au loin j'aperçois deux silhouettes. Un couple beaucoup plus jeune. Ils n'osent pas trop s'afficher bien que la coréenne se colle comme une glue au jeune garçon. Un sourire étire mes lèvres. Une relation aussi simple que cela. C'est ce dont j'ai toujours rêvé. Mais c'est un rêve qui est vain. Tellement vain !

« J'aurais aimé que tout sois moins compliqué. Que je ne sois pas née dans cette famille. Que je puisse vivre un amour doux et paisible. Un amour qui ne me déchire pas là. »

Sur le dernier mot je pose ma main sur mon coeur. C'est ici le centre de tous mes ressentis. Mon coeur est en perpétuel combat avec ma raison. Je ne sais pas si je dois faire ce qui est juste pour mes parents ou ce qui est juste pour moi... « Suis toujours ton coeur. Sauf lorsqu'il s'agit de ceux que tu aimes. Là, choisis ce qui est le mieux pour eux. » C'est ce que ma gouvernante me répétait tout au long de mon enfance. De cette manière je ne désobéissais pas et restait sage pour faire plaisir au monde entier. Pourtant Hyun Hee m'a affirmé devoir faire ce que bon me semblait pour moi, et que ce n'était pas égoïste que de se comporter de la sorte. Se Jong n'a fait qu'appuyer ces propos... Mon regard tente d'accrocher celui du musicien.

« Mais sans cela je ne t'aurais pas rencontré. »

Ma main se pose sur la sienne sans pour autant chercher à m'y accrocher ou à m'en accaparer. Je ne sais pas encore s'il a digéré toute cette histoire d'âme soeur. S'il accepte mes envies et ressentis. S'il m'accepte, moi.
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MessageSujet: Re: We must talk about us.   Dim 9 Nov - 20:15

Le printemps prochain. Déjà. Et après son anniversaire. Tu parles d’un cadeau. Je ne comprendrais jamais comment des parents pouvaient faire ça à leurs enfants. Leurs priver d’une vie heureuse. Quoi que si. En fait je comprends très bien, mon père me l’avait fait, d’une autre manière. Et bien évidemment il était impossible d’annuler ou de fuir, et Se Jong avait l’air d’être dans le même cas. Ma petite blague pour détendre l’atmosphère avait eu le mérite de marcher. Eden éclata de rire, à mon grand étonnement, j’étais persuadée qu’elle résonnerait ma bêtise. Je m’en foutais éperdument que les gens nous remarquait. Ça me faisait du bien de la voir rire malgré sa situation. Je ne suis peut être pas si inutile que ça …

« Je... Désolée. Je n'aurais pas du rire. Tu sais, je ne souhaite pas sa mort. Même si je l'ai longtemps haït... Il est tout aussi innocent que moi dans tout cet arrangement. Il ne faut pas lui en vouloir. »

« Tu t’excuses de rire maintenant ? Oui. Oui. Si tu le dis. Tu sais que j’ai toujours eu du mal à croire Se Jong innocent. »

« Je vais me battre. A présent il n'y aura plus un jour, une seule seconde où je ne me battrai pas. Et si cela ne marche pas, si jamais je baisse les bras... Il y aura toi ! Tu seras toujours là. Non ? »

« Tu ne baisseras pas les bras. Et moi je serais toujours là pour tuer Se Jong si besoin est. »

Je ne sais pas moi-même, si mes paroles étaient une blague ou non. Toujours est-il que je n’ai pas réellement répondu à sa -peut-être- question. Je me suis toujours dit de ne jamais promettre à qui que ce soit d’être toujours là pour cette personne. J’ai tellement vu les gens partir autour de moi, que je sais que ça serait parfaitement futile.

« J'aurais aimé que tout sois moins compliqué. Que je ne sois pas née dans cette famille. Que je puisse vivre un amour doux et paisible. Un amour qui ne me déchire pas là. Mais sans cela je ne t'aurais pas rencontré. »

Sur ces derniers mots, Eden prit ma main contre la sienne, je la laissais faire. J’aurais aimé lui répondre ce qu’elle rêverait sûrement d’entendre « en tant qu’âmes sœurs, on aurait été forcés de se rencontrer ». Mais je ne pourrai jamais lui répondre une telle chose. Jamais. Je veux bien être là pour elle, puisque même si j’ai du mal à me l’avouer j’en ai besoin aussi. Mais je n’arriverai jamais à mettre le mot sur une relation stable et magique, comme elle en rêverait, sans ces parents-là.

« Au moins, toi, tu as une famille. Tu devrais profiter de ça. »

C’était plus fort que moi. Il fallait qu’elle trouve du positif dans cette histoire. Et il fallait aussi que ces phrases sortent. Je ne comprendrais pas ses parents, et je refuserais ce qu’ils font, mais au moins ils étaient là. Cette part de moi qu’Eden ne connaissait pas, reprenait le dessus à ce moment précis. Sauf qu’il fallait que je revienne au sujet principal, comme toujours.

« Sinon, tu ne peux pas trouver quelqu’un qui adorerait être à ta place ? Et qui est d’une bonne famille aussi ? Ça doit bien se trouver … Je déteste Se Jong, mais ça m’étonnerait que les femmes le délaisse. »

Même si ça me tuait de dire ça.

« Tu as des frères, des sœurs, des cousins, cousines qui te sont proches ? »

J’avais toujours soigneusement évité le sujet de la famille, mais peut être que ça aiderait dans cette histoire. Du moment qu’elle ne me retourne pas la question.


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